Parasha 10 Miqets… (Au bout de…)
La Torah: Genèse 41:1 à 44:17
La Haftarah: 1 Rois 3:15 à 4:1
La Bessora: Marc 13:5 à 13
Marc 13:14 à 17
Actes 7:9 à 16
La Torah: notre instruction
Introduction
Cette Parasha nous décrit le relèvement de Joseph, les retrouvailles avec ses frères et manifeste un fort aspect prophétique.
Avant d’aller plus loin dans cette question, relevons quelques expressions qui nous mettront sur la voie.
En Genèse 42:3, il est écrit: « dix frères de Joseph descendirent en Egypte » et non pas « les dix fils de Jacob ». Rachi explique qu’à ce moment-là, ils avaient déjà décidé de racheter leur frère aux Ismaélites dès qu’ils l’auraient trouvé. C’est pourquoi, vu leur disposition de cœur, la Torah les appelle ici « les dix frères de Joseph » et non « les dix fils de Jacob ».
Lorsque les dix frères sont devant Joseph, ce dernier les accuse d’être des espions. Voici l’une des interprétations que l’on trouve de ce texte:
« Joseph les accuse d’être des espions et d’avoir recherché les points faibles de la ville pour mieux attaquer. Rachi explique que Joseph avait vu qu’ils étaient entrés par les différentes portes de la ville (…) La raison pour laquelle ils sont entrés par différentes portes était essentiellement pour essayer de retrouver leur frère perdu (…) Joseph, dans le doute, les a jetés en prison (…) pour vérifier leurs dires (…) Joseph prend souci de Jacob et de toute sa famille (…) Il libère finalement ses frères et leur demande de ramener Benjamin pour justifier leurs paroles tout en gardant malgré tout Siméon qu’il fait enchaîner devant les autres. Pourquoi Siméon ? Parce que c’est lui, Siméon, qui fut l’un des instigateurs principaux lorsque Joseph avait été jeté dans la citerne. »
Yves Coënne
Relation entre Joseph et ses frères
La Torah mentionne un attachement profond entre Benjamin et Joseph qui ont grandi ensemble avant leur séparation.
Non seulement ils sont issus de la même mère, mais ils sont aussi les deux derniers fils donnés à Jacob dans sa vieillesse. L’appel sur leur vie est particulier.
Avant de révéler son identité à ses frères, Joseph a besoin de les éprouver afin de savoir si leur cœur a réellement changé.
Ont-ils appris de leurs erreurs ? Ont-ils mûri ?
Sont-ils unis, prêts à prendre la défense de leur petit frère ?
Sont-ils capables d’aimer en s’offrant eux-mêmes ?
Autrement dit, se comportent-ils en dignes fils d’Israël ? Car, en effet, cette future nation ne pourra être lumière qu’en étant remplie de droiture, d’amour et de justice…
Les frères de Joseph vont être forcés de faire un choix…
Par conséquent, à la suite de Joseph, c’est à leur tour d’être testés, afin d’être purifiés et d’apprendre à aimer. En réalité, ils sont amenés à vivre ce que Joseph a vécu une vingtaine d’années auparavant.
– Ils sont jetés dans une fosse (prison) exactement comme Joseph.
– Ils sont accusés d’être des espions, comme Joseph a été accusé.
– Ils craignent d’être vendus comme esclaves. Gen. 43:18
– Siméon est incarcéré, comme Joseph l’a été injustement.
« Joseph n’est pas en train de se venger. C’est Adonaï qui contrôle la situation, cherchant à corriger le comportement des membres de la famille de Jacob, afin qu’ils puissent commencer à bâtir une nation fondée sur la droiture et la justice. » Tony Robinson
Une prise de conscience, un cœur changé, une humilité grandissante et un amour qui se développe… voilà quelques buts du Père pour Ses enfants, buts atteints au travers de notre abandon à l’Esprit.
« Il cherche à nous apprendre, au travers de différentes épreuves, à aimer d’un amour qui transcende les événements. » Yves Coënne
Joseph: image du Messie
« Afin de repérer les perles messianiques cachées dans les textes, rappelons que la Torah est l’ombre des choses à venir. Les signes du Messie, dont les principaux sont la vie à la place de la mort ainsi que le chiffre 3, permettent de découvrir toutes les images messianiques cachées dans la Torah. » Tony Robinson
Accusé faussement par la femme de Potiphar, Joseph est jeté en prison.
Quelques années plus tard, Pharaon le fait sortir de ce lieu pour l’établir comme vice-roi. Il lui délègue une autorité conséquente. Gen. 41:41-44
De la même manière, Yeshoua est mis dans un tombeau suite à sa crucifixion. Il en ressort par l’action souveraine de Son Père et reçoit l’autorité de régner. Phil. 2:5-11
Les versets 22,24 et 27-30 de Genèse 37 sont une allusion à la mise au tombeau et à la résurrection de Yeshoua. Ce texte est thématiquement lié à Gen. 42:17-18.
« Un passage a une portée messianique lorsqu’une figure messianique importante descend ou remonte d’une fosse. La fosse est l’image utilisée par la Torah pour représenter la tombe. »
Tony Robinson
Joseph reçoit un nouveau nom à sa sortie de prison: Tsaphnath-Paeneach (Gen. 41:45). Ce nom a plusieurs sens selon les traducteurs: révélateur de secrets d’après l’hébreu tsâphan signifiant tenir secret; sauveur du monde d’après quelques coptes, celui qui donne la nourriture de la vie, qui nourrit le pays selon certains égyptologues.
Parallèlement, Yeshoua est présenté comme le pain de vie par l’apôtre Jean. Jean 6 :35
Il est aussi le Sauveur du monde.
Les Egyptiens crient « Avrech » au passage de Joseph debout sur le char. D’après Rachi, le mot « Avrech » signifie « père du roi ou conseiller du roi ».
Cela ne fait-il pas penser à Esaïe 9:6 faisant référence au Messie en tant que Père ou Conseiller ? Une autre interprétation de ce terme est « A genoux ! ».
Joseph a trente ans lorsqu’il est présenté à Pharaon. David a trente ans lorsqu’il commence à régner. Yeshoua débute son ministère à trente ans.
Joseph est une image du Messie. Il est accusé injustement, traité comme un coupable et rejeté par ses frères.
Yehoua est condamné injustement après avoir été traité de blasphémateur, Il est rejeté par ses frères. Matt. 26:65-66 et Matt. 27:20, 22
Ajoutons que le dernier fils de Jacob est aussi image du Messie au travers de son nom: appelé Ben-Oni (fils de ma douleur) par sa mère agonisante, il est renommé Benjamin (fils de ma droite) par son père. Gen. 35:18
De même Yeshoua a d’abord été le Fils souffrant sur la croix lors de sa première venue. Il est maintenant le Fils de Sa droite, étant assis à la droite du Père.
Dans son élévation, Joseph a l’apparence d’un Egyptien alors qu’il est Juif.
II épouse une femme païenne qui va lui donner Ephraïm et Manassé qui, par conséquent, ont un double héritage: juif et païen. Ils seront néanmoins intégrés à Israël comme deux branches d’un olivier sauvage greffées à l’olivier franc.
Yeshoua, rejeté par ses frères pour un temps, s’est tourné vers les nations qui, malgré son identité juive, lui ont donné une apparence greco-romaine.
Lorsqu’il est demandé à Jacob de laisser Benjamin partir en Egypte avec ses frères, sa souffrance à l’idée de perdre « le fils de sa droite » est insupportable. Il doit y voir un événement plus large, qui parle du futur… Sources Lucas Micciche
En quittant l’Egypte pour la deuxième fois, les serviteurs découvrent la coupe de Joseph dans le sac de celui qui est « le fils de sa droite ». Y reconnaissons-nous la coupe du salut ?
Durant le temps des vaches grasses, l’identité de Joseph reste voilée pour ses frères. De même, durant les 2’000 ans écoulés où le peuple d’Israël n’a pas conscience de l’identité de Yeshoua, le Messie se révèle aux nations et règne dans le cœur de ceux qui L’ont reconnu.
Pour les frères, le voile se lèvera durant leur deuxième voyage.
Les frères de Joseph sont éprouvés avant d’être amenés vers le sauveur, celui qui va leur donner du pain. Dieu devra encore travailler leurs cœurs avant que toute la famille soit réunie.
Nous pouvons y voir une image prophétique: toutes les familles de la terre, croyantes et dispersées, vont être un jour rassemblées auprès de Yeshoua. Jn 11:52
« Les puissants thèmes de la Vie et de la Mort proviennent de la résurrection de Yeshoua. A travers toute la Torah, c’est la Résurrection qui est le signe même du Messie ! Si nous voulons voir le Messie dans la Torah, alors nous devons chercher les thèmes qui sont en relation avec la Vie à la place de la Mort, c’est-à-dire la Résurrection ! Souvenez-vous que Yeshoua est venu pour accomplir la Torah. Par conséquent, la Torah doit confirmer tout ce qu’Il a enseigné. »
Tony Robinson
Joseph et Daniel
Joseph et Daniel ont des points communs.
En lisant Daniel 2, des connexions thématiques sont à souligner:
Les deux hommes reçoivent des rêves de la part de Dieu.
Tous deux sont des esclaves hébreux, au service du roi du pays.
Dans les deux cas, l’esclave hébreu est élevé à une position d’honneur.
Daniel est aussi une figure messianique.
Alors qu’il aurait dû mourir avec tous les sages de Babylone, la peine de mort qui pesait sur lui est supprimée. Il reçoit la vie à la place de la mort. Il demande à ses trois amis d’intercéder pour lui.
« Le signe du Messie: la Vie à la place de la Mort et le chiffre 3. » Tony Robinson
Le récit relaté dans Gen. 41 a une dimension messianique. Il est également relié à Daniel 2.
« Joseph était la main droite de son père et il est devenu le bras droit d’un chef de prison (…) Il y a une dimension de la mort et de la résurrection du Messie lorsque Joseph interprète les rêves de l’échanson et du panetier (…) Après sa résurrection, le Messie est monté vers le Père pour s’asseoir à Sa droite. Dans Genèse 41, Joseph sort de sa condition d’esclave pour devenir la main droite de pharaon. » Tony Robinson
Daniel et le Messie
Le chapitre 6 de Daniel recèle plusieurs signes messianiques:
« Daniel était l’un des trois conseillers. Pendant trente jours, il était interdit d’adresser des prières à d’autres dieux, en dehors du roi Darius. Daniel priait trois fois par jour.
Daniel aurait dû mourir lorsqu’il fut jeté (descendit) dans la fosse aux lions. Mais il en sortit (remonta) vivant ! Ces signes sont ceux du Messie. Cette histoire nous éclaire donc sur le Messie. » Tony Robinson
Plusieurs connexions thématiques sont à relever dans ce chapitre 6:
– Les pairs de Daniel, jaloux de lui, cherchent à le mettre en faute afin qu’il soit condamnable.
v.4-8
Le sanhédrin et les sacrificateurs cherchaient de faux témoignages afin d’accuser Yeshoua.
Matt. 26:59-61
– Daniel et Yeshoua sont accusés de choses qu’ils ont faites. Cependant leurs actions n’étaient pas dignes de mort. v.11-13 et Matt. 26:64-65
– Darius essaie d’empêcher la mort de Daniel. v.14
Pilate ne veut pas exécuter Yeshoua. Luc 23:14-16,20,22
– Darius n’arrive pas à dormir. v.18
L’épouse de Pilate souffre en rêve à cause de Yeshoua. Matt. 27:19
– Les accusateurs de Daniel rétorquent au roi de ne pas enfreindre la loi. v.15
Les Juifs rappellent à Pilate qu’ils ont une loi selon laquelle Yeshoua doit mourir. Jn 19:7
– Une pierre est mise sur l’ouverture de la fosse aux lions. v.17
Lorsque Yeshoua est mis au tombeau, une pierre est roulée devant l’entrée. Matt. 27:60
Sources Tony Robinson
« Daniel, qui sort de la fosse aux lions, est une image de la résurrection. Il aurait dû mourir, mais il en sort vivant.
Yeshoua aurait dû être retrouvé mort, mais il est revenu à la vie pour vivre éternellement.
L’histoire de Daniel dans la fosse aux lions est une véritable illustration de la vie de Yeshoua (Son procès, Sa mort, Son ensevelissement et Sa résurrection) ! » Tony Robinson
Conclusion
Le signe du Messie nous aide à découvrir toutes les images messianiques de la Torah.
« Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. » Luc 24:26-27
Réflexion et prière
Dans la croissance à laquelle chacun de nous est appelé, y a-t-il en nous des zones d’ombre que Dieu veut éclairer en y ramenant la vie ?
La Haftarah: un regard complémentaire
Le message de la semaine souligne un message divin réconfortant: « Le Seigneur ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs, les prophètes. » Amos 3:7
Dans les textes proposés, Dieu s’adresse à deux rois, Pharaon et Salomon, au travers de rêves qu’Il leur envoie. Le premier est averti des intentions de Dieu concernant un proche avenir. Quant au second, il reçoit la sagesse demandée afin de régner selon le cœur du Roi des rois.
Cette sagesse, précise le rabbin Benloulou, se manifeste par un cœur sachant écouter et comprendre son prochain, un cœur qui ne cherche pas son propre intérêt mais celui d’autrui en exerçant la justice de manière impartiale. En effet, le rôle d’un monarque n’est-il pas d’élever le peuple qui lui est confié ainsi que son pays à un niveau spirituel plus élevé ?
Ce rabbin ajoute que, suite à son rêve, l’intelligence manifestée par Salomon est mise au service du peuple et de la justice et que sa sagesse s’exprime de manière étonnante.
Par exemple, relève Benloulou, ce jeune roi comprend le langage des animaux, des oiseaux et des astres. Il a une capacité extraordinaire à entendre et à écouter tout ce qui se passe autour de lui.
De plus, suite à son rêve, le fils de David prend le temps d’étudier la Torah afin d’exercer au mieux son rôle de souverain, aligné aux valeurs divines.
Dans les commentaires issus du judaïsme, il est aussi rapporté que Salomon est très jeune lorsqu’il devient roi. Alors que ses frères aînés convoitent ce poste, David se doit d’officialiser son choix rapidement. Salomon a donc douze ans lorsqu’il reçoit l’onction royale. Il est ainsi équipé pour exercer une saine autorité, empreinte de justice et d’amour.
Peu après son intronisation, le jeune roi est confronté à juger une situation difficile et délicate: entre les deux prostituées venues se présenter devant lui, la question est de discerner à qui appartient la maternité de l’enfant vivant…
Des rabbins s’accordent pour dire que, par le Saint-Esprit, Salomon sait qui est la vraie mère. Néanmoins, il ne peut pas l’affirmer sans preuve. Par conséquent, il s’agit de trouver une solution afin que le peuple comprenne sa décision. Après avoir entendu le récit des deux femmes, le roi fait allusion à la Torah lorsqu’il ordonne: « Coupez en deux l’enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l’une et la moitié à l’autre. » En effet, la Torah précise que lorsqu’on ne sait pas à qui appartient un bien, ce dernier est coupé en deux et chaque partie en reçoit une moitié. « Tout Israël apprit le jugement que le roi avait prononcé. Et l’on craignit le roi, car on vit que la sagesse de Dieu était en lui pour le diriger dans ses jugements. » 1 Rois 3:28
Le rabbin Mordehaï Chalencon souligne que le peuple était dans l’admiration et que plus personne n’osait ni mentir ni voler. Ainsi, la justice de la Torah appliquée a permis un temps de paix de plus de quarante ans.
Tout comme Joseph, Salomon crée une situation qui manifeste le cœur profond des personnes impliquées. Tout comme les frères de Joseph, les deux mères sont devant un choix: celui de l’amour. Vont-elles prendre une décision de vie ou de mort ? Dans une spontanéité pleine d’émotion, le cœur de la vraie mère parle: « Ah! mon seigneur, donnez-lui l’enfant qui vit, et ne le faites point mourir. » 1 Rois 3:26
En conclusion, cette Haftarah révèle que l’exercice de la justice construit une société équilibrée, basée sur le respect du prochain et de la propriété privée.
En outre, le récit des deux femmes prostituées met en lumière l’amour inconditionnel d’une mère pour son enfant. En effet, seule une vraie maman peut démontrer un attachement tel qu’elle préfère donner son fils vivant plutôt que de le voir mourir. Cet amour entier et unique est en réalité le reflet de l’amour de Dieu… 1 Jean 4:16
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Le premier texte de la Bessora met en évidence des situations difficiles, des manques d’amour évidents. Les croyants seront livrés aux tribunaux. Ces situations manifesteront ce qui est dans les cœurs. Les disciples de Yeshoua, dépendants de l’Esprit Saint, recevront ce qui sera à dire à ce moment-là. Ils expérimenteront la fidélité de Dieu, confiants que ce Père aimant pourvoira à tous leurs besoins.
Yeshoua recommande aux croyants d’être vigilants. Les tentations d’être séduits seront subtiles (Marc 13:6) et il sera préférable de fuir certaines situations plutôt que de rester dans un milieu corrompu où des faux dieux sont adorés à côté du Dieu vivant.
Marc 13:14 parle de « l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être… »
Si cette abomination est établie là où elle ne doit pas être, on peut supposer qu’elle sera visible là où on s’attend à voir une adoration consacrée uniquement au seul vrai Elohim.
En ces temps qui sont les derniers, le syncrétisme religieux se fait toujours plus présent, la vérité se mélangeant au mensonge.
Il nous est également rapporté que l’amour du plus grand nombre se refroidira. Matt. 24:12
C’est pourquoi le récit que la Torah fait de Joseph et de sa famille est non seulement réel, mais aussi prophétique. Il est une image de la réconciliation finale. Yeshoua est Celui qui vient chercher et rassembler ses brebis dispersées (Jn 10:16), son but étant que nous formions un seul Corps (Jean 11:52), que tout soit réconcilié en Lui (Col. 1:20) et que tous soient réunis en Lui (Eph. 1:10).
« Comme les frères de Joseph sont placés devant leur tribunal représenté par Joseph pour qu’ils témoignent de l’amour véritable du Père qui est en eux, il en sera de même pour les croyants des temps de la fin. Ils devront témoigner de l’amour véritable du Dieu Vivant au travers de Yeshoua. » Yves Coënne
Le mot prophétique
« …vous comparaîtrez devant les gouverneurs et devant les rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage. » Marc 13.9b
Le témoignage ? la déposition, l’attestation, la preuve de quelque chose… la déclaration de ce que le témoin a vu, entendu, de ce qu’il sait, pour servir à l’établissement de la vérité… le témoin étant celui qui certifie ou peut certifier de quelque chose qu’on lui demande de valider. (Larousse)
L’Arche de l’Alliance était aussi l’Arche du Témoignage.
Dès la sortie de l’esclavage, l’Eternel fait connaître aux Hébreux Son désir d’habiter au milieu d’eux… ce peuple racheté. Peu après Il donne Ses instructions à Moïse sur la montagne du Sinaï, lui permettant de voir le sanctuaire céleste (Héb. 8.5)… afin d’en faire la réplique sur la terre, tel un lieu saint, mis à part afin qu’Il y demeure au milieu de ceux qu’Il s’est choisis, de ce peuple avec lequel Il ne cessera de marcher malgré les aléas d’un pèlerinage improbable.
Un lieu saint, séparé de la souillure d’hommes imparfaits, une habitation pour Dieu qui porte Ses caractéristiques, mise à part afin de rendre possible Sa présence au sein de ceux qu’Il a arraché avec force à l’Egypte et souhaite conduire… et bénir.
Le principe est là, l’Eternel désire une demeure sur la terre. Les sanctuaires se succèderont donc tout au long de l’Histoire des hommes, témoins de la présence du Dieu vivant avec Son peuple, celui qu’Il s’est choisi, « le moindre de tous les peuples ». La cohabitation sera chaotique, faite de hauts et de bas, d’éloignements répétitifs, de trahisons de l’Alliance condamnées par les prophètes, et suivie de retours à Celui qui ne cesse de manifester Sa patience… et d’aimer… d’aimer à n’en plus finir un peuple difficile, aux rechutes chroniques … un peuple miroir de l’humanité.
L’Arche de l’Alliance est le premier élément donné à Moïse pour être exécuté. C’est l’Arche du Témoignage, le coffre dans lequel seront déposés les Dix Paroles, le bâton fleuri d’Aaron, et la manne: trois éléments attestant de l’Alliance entre Dieu et Son peuple, témoignant de Sa souveraineté et de Sa bienveillance, de Son autorité et de Sa bonté.
L’Arche garde précieusement ce qui est commun à Dieu et à Son peuple, tel le témoignage d’une Alliance extraordinaire, sur laquelle veillent les chérubins, la couvrant de leurs ailes. L’Arche sur laquelle le sang sera déposé une fois l’an… premier ustensile nommé car image de Christ, Lui le cœur d’une Alliance meilleure qui verra la Loi gravée dans les cœurs, l’homme devenant alors la pierre vivante d’un nouveau sanctuaire… 1 Pi. 2.5
Le témoignage est au cœur de l’Alliance, non comme une œuvre, qui voudrait que l’on dise du bien de Dieu, mais comme base du pacte de l’Alliance, comme un fondement appartenant aux deux parties: « Celui qui témoignera de moi sur la terre, je témoignerai de lui devant mon Père qui est dans les cieux.» (Matt. 10.32) Impossible de rendre témoignage de soi-même, on serait un faux témoin.
Le principe de l’Alliance veut que Jésus rende sans cesse témoignage de nous dans les cieux, et que nous ne cessions de rendre témoignage de Lui devant les hommes. A moins de cela, l’Alliance n’est pas !
Alors quand Yeshua dit que nous aurons à comparaître devant les chefs de ce monde, afin de leur servir de témoignage, cela sous-entend l’existence d’une Arche au cœur du lieu saint de nos vies, où soient précieusement conservés les hauts lieux de notre pèlerinage intime avec le Dieu de nos pères. C’est de ce trésor que l’Esprit tirera les mots à nous souffler… et de l’onction qui est sur nous par notre appartenance au Corps de Christ, coulant sur le Corps à partir de la Tête ointe qu’est Yeshua. En comprenant que nous sommes au bénéfice d’une onction à la fois sacerdotale, royale et prophétique, alors nous saurons… et pourrons « ne pas nous inquiéter ». Matt. 6.25,34
Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Sources: Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org
Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org
Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


