Parasha 11 Vayigash… (Il s’approcha ou il s’avança…)

La Torah: Genèse 44:18 à 47:27

La Haftarah: Ezéchiel 37:15 à 28

La Bessora: Marc 13:18 à 31

          Actes 7:9 à 16

 

La Torah: notre instruction

La métamorphose de Juda

Juda est un des fils de Léa. Avec ses cinq frères issus de la même mère, ils sont très méprisants à l’égard des fils de Zilpa et Bihla. Ayant été élevé auprès d’eux, Joseph subit certainement ce mépris. Gen. 37:2 

Au verset 4, il est écrit que les fils de Jacob ont de la haine à l’égard du premier fils de Rachel.

Vingt-deux ans plus tard, lorsque Juda prend la parole devant le vice-roi d’Egypte, il a un tout autre état d’esprit. Il intercède en faveur de son frère Benjamin avec respect et courage. Il est également soucieux de préserver la vie de son père. A l’époque, Juda avait incité ses frères à vendre Joseph. Maintenant, son attachement à Benjamin et à son père n’est plus à démontrer. Non seulement il prend la défense de son petit frère, mais il s’offre lui-même à sa place afin de le sauver. Sa préoccupation se porte aussi sur son vieux père qui pourrait mourir à l’idée de perdre Benjamin. A plusieurs reprises, il déclare que l’absence de Benjamin causerait la mort de leur père. Gen. 44:22,29,31

La métamorphose de Juda est d’autant plus remarquable que Benjamin est le frère ayant remplacé Joseph dans le cœur de Jacob. On peut le constater en observant quelques connexions thématiques entre Joseph / Jacob et Benjamin / Jacob:

– Joseph reste à la maison, ses frères vont aux champs. Gen. 37:12-14

  Benjamin reste avec Jacob, ses frères vont en Egypte. Gen. 42:3-4

– Jacob aime Joseph plus que ses autres fils. Gen. 37:3

 Juda exprime à quel point l’âme de Jacob est attachée à celle de Benjamin. Gen. 44:30

– Joseph et Benjamin sont tous deux fils de la vieillesse de Jacob. Gen. 37:3 et Gen. 44:20

– En entendant le récit de ses fils concernant la disparition de Joseph, Jacob refuse d’être consolé. Gen. 37:34-35

Si Benjamin ne retourne pas vers son père, Juda déclare à plusieurs reprises que Jacob va mourir. Gen. 44:22,29,31 – Sources Tony Robinson

 

La dimension prophétique de cette histoire

La Torah nous donne de précieux enseignements pour comprendre et interpréter les Ecritures dans ce qu’elles ont à nous dire aujourd’hui.

Comme nous l’avons vu dans les Parashiot Vayeshev et Miqets, les chapitres 37 à 43 révèlent des aspects de la première venue de Yeshoua. 

Tony Robinson résume ainsi la première venue de Yeshoua prophétisée dans la vie de Joseph:

 

« Il s’agit de l’époque où 1) Joseph fait l’expérience d’une descente de statut 2) ses frères le rejettent 3) symboliquement il meurt et ressuscite, puis 4) il est élevé à la droite du Pharaon.  

Nous avons affaire ici aux images suivantes: 1) à la descente de Yeshoua sur la terre dans sa condition d’homme 2) à un rejet par Israël 3) à sa mort et à sa résurrection, et 4) à son élévation à la droite du Père. 

Nous savons déjà que lorsque le Messie reviendra, tout Israël l’acceptera. Par conséquent, il n’est donc pas difficile de comprendre que Genèse 44-50 soit en rapport avec la seconde venue du Messie ! En effet, les événements de cette semaine sont une image prophétique

d’événements futurs qui se produiront lors du retour de Yeshoua, lorsqu’il sera réconcilié avec ses frères, Israël. » 

 

Il ajoute encore:

« Nous avons aussi vu que la séparation entre Joseph et ses frères nous enseigne sur la séparation du Messie d’avec Ses frères. Pendant le temps de cette séparation – et après son ascension (…) – les païens allaient le reconnaître comme leur sauveur. C’est le thème de cette Parasha. » 

Le récit biblique commence par un plaidoyer bouleversant de Juda qui, ayant passé par une profonde repentance, entre en supplication pour Benjamin, le fils de la droite de son père. Il prend un risque énorme, car il est en train de s’opposer à celui qui a l’autorité. C’est néanmoins en souvenir de Joseph qu’il est amené à entrer dans cette position.

Pour mieux comprendre l’aspect prophétique de cet épisode, il s’agit de voir Joseph et Benjamin comme représentant une seule personne: en Joseph, nous voyons celui qui donne du pain aux habitants du pays comme à ceux qui viennent de l’étranger pour en acheter.

Il en est de même avec Yeshoua, le Pain de Vie. Il continue de prendre soin de Ses frères qui L’ont trahi et ne Le reconnaissent pas encore… tout comme Il prend soin de ceux des nations qui Le connaissent.

Le Seigneur parle d’une faim et d’une soif spirituelles aux temps de la fin: « Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l’Eternel, où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Eternel. » Amos 8:11

En Benjamin, fils de la droite, n’entrevoyons-nous pas « le Fils assis à la droite du Père, Celui qui revient pour restaurer la royauté d’Israël ? Pour l’instant, le Messie se contient car il faut que toutes les nations entendent parler du salut et y entrent. Quand tous auront reçu le Pain de Vie, que Juda aura poussé une supplication pour le fils de la droite, Yeshoua se révélera à Ses frères. Ce cri adviendra quand Il ne pourra plus se contenir. » Lucas Micciche

Juda a vécu une vraie repentance face à Joseph. Pour preuve, il était prêt à donner sa vie en restant en Egypte à la place de Benjamin.

Juda-Israël vivra une repentance profonde à la fin des temps. Il entrera en supplication pour le Fils de la droite, ce qui déclenchera des événements importants.

Un événement important allant dans ce sens a eu lieu dans le monde juif il y a quelques années: une journée mise à part dans le but d’appeler ensemble la venue du Messie. 

Zach. 12:10  Matt. 23:37-39

Quand tous auront reçu le Pain de Vie, que Juda aura poussé une supplication, Yeshoua ne pourra plus se contenir et se révélera à Ses frères.

« Il (Joseph) éleva la voix en pleurant. »  Gen. 45:2

 

Le mot hébreu est « kol » et il est riche de sens. Il peut être traduit par: 

– grand bruit, coup de tonnerre

– grand rugissement, grande clameur

– pleurs

« Kol » ne retentit pas lors de la première venue du Messie, comme Joseph qui ne s’est pas fait connaître la première fois.

« Kol » s’entend à Sa deuxième venue, lorsqu’Il revient, tel un lion rugissant, pour régner sur la terre comme le Roi des rois.

Cet événement aura lieu à la dernière trompette. Apoc. 11:15

Le dévoilement de l’identité de Joseph crée le trouble chez ses frères (Gen. 45:3). Quant aux Egyptiens, certains d’entre eux doivent découvrir que c’est un Hébreu qui les gouverne. On peut donc dire qu’il y a une part de surprise pour tout le monde !

Beaucoup de Juifs passeront aussi par ce trouble en réalisant que le Messie tant attendu n’est autre que Yeshoua…

Quant à certains chrétiens, ne seront-ils pas étonnés de découvrir que Jésus est Juif, rabbin enseignant la Torah, venu non pour l’abolir mais pour l’accomplir ? Marc 11:21, Jn 1:38 et Matt. 5:17 

Adonaï transmet aussi des messages par les chiffres

Lors de la réconciliation entre Joseph et ses frères, le chiffre 5 revient à plusieurs reprises révélant d’importants messages.

– Benjamin reçoit 5 fois plus de mets que les autres. Gen. 43:34

– Quand Joseph se révèle, il reste 5 années de famine. Gen. 45:6,11

– Benjamin reçoit 5 vêtements de rechange. Gen. 45:22

– Joseph prend 5 frères et les présente à Pharaon. Gen. 47:2

– Pharaon fait lever un 5ème des récoltes. Gen. 41:34; 47:24,26

Sources: Tony Robinson

 

Dans la Parasha précédente, nous avons vu que Joseph a fait preuve de bienveillance envers ses frères. Il leur a fourni du blé en faisant remettre l’argent dans leurs sacs. Gen. 42:25-28,35

Loin de lui l’idée de se venger… Joseph voulait s’assurer que ses frères avaient changé. En leur offrant du blé qu’ils n’avaient pas mérité, Joseph a fait preuve de grâce. 

Dans ces textes, le chiffre 5 est associé à des actes de bienveillance, ceci nous dévoilant qu’Adonaï utilise le chiffre 5 pour nous enseigner sur la grâce, tel un bienfait accordé à quelqu’un qui ne le mérite pas.

Nous avons déjà évoqué Joseph qui, donnant du pain au monde, était une image de Yeshoua assouvissant notre faim.

Lorsque Yeshoua a nourri une foule après avoir multiplié les pains et les poissons, était-ce un hasard qu’il y ait eu cinq pains ? Environ cinq mille hommes ? Mis en rangées de cinquante ? Luc 9:12-17

Le Messie a agi en manifestant Sa grâce envers ceux qui avaient faim.

En se donnant comme Pain de Vie, Il est aussi une image du salut. Si nous mangeons de ce Pain vivant descendu du ciel, la deuxième mort n’aura pas d’emprise sur nous. Nous sommes sauvés par grâce, au moyen de la foi.

Genèse 47:13-27: une image du Royaume millénaire ?

Dans ces versets, Pharaon peut être vu comme étant une image du Père, non dans sa personne, mais plutôt dans la fonction qu’il représente. Tony Robinson donne trois informations importantes révélant la possibilité de voir un niveau prophétique dans ces versets:

– Tout appartient à Pharaon. Gen. 47:20

En parlant de Yeshoua, il est écrit: « Dieu, en effet, a tout soumis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. » 1 Cor. 15:27

– Joseph donne tout à Pharaon. Gen. 47:20

Yeshoua rendra tout à Son Père: « Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. » 1 Cor. 15:24

– Le peuple est au service de Pharaon. Gen. 47:19,23-25

Le peuple est reconnaissant d’avoir été racheté par Pharaon et d’avoir la vie sauve.

Après que Yeshoua aura remis le Royaume à Son Père, toutes les nations serviront le Seigneur. Apoc. 21:24-27

 

La Haftarah: un regard complémentaire

Ce passage d’Ezéchiel 37 apporte un regard prophétique sur la réconciliation des deux Maisons d’Israël à la fin des temps. En réalité, le prophète annonce que Juda et Ephraïm se retrouveront à nouveau sur la terre promise à Abraham, qu’ils formeront à nouveau une seule nation, sous la direction d’un seul roi. v.22-24

Scindés en deux royaumes après le règne de Salomon, la nation restera divisée sans jamais être reconstituée. Les dix tribus exilées par Sanchérib sont assimilées au fil du temps.

Néanmoins, peu de temps après le schisme, des milliers d’Israélites du Nord traversent la frontière pour aller s’établir dans le Sud. Les dix tribus restent donc représentées dans le royaume de Roboam, même si celles de Juda et Benjamin sont majoritaires. 

Dans son commentaire « Instruction de la Torah aux deux Maisons d’Israël » mis à disposition sur internet, Tony Robinson donne un éclairage percutant sur l’évolution historique de ces deux Maisons. Il fait remarquer combien la Torah annonce, en filigrane au travers de ses récits, la séparation puis la réconciliation de la Maison de Juda et de la Maison d’Israël. Pour le dire autrement, la Torah est un microcosme de l’Histoire: ce qui est rapporté de la vie des pères se reproduit dans la vie de leurs descendants. Ainsi, comme le fait remarquer Tony Robinson:

« La Torah utilise les vies de Juda et de Joseph comme des images pour nous révéler la manière dont le peuple d’Israël sera divisé en deux royaumes (…) Le Royaume du Sud regroupera deux tribus: Juda et Benjamin. C’est la Maison de Juda. Le Royaume du Nord, quant à lui, sera formé des dix autres tribus. Il s’agit de la Maison d’Ephraïm (…)

Les histoires de Juda et de Joseph n’annoncent pas seulement la division du peuple d’Israël mais sont aussi des images prophétiques de la restauration de ces deux royaumes à la fin des temps. Leurs vies préfigurent des événements qui se produiront dans la vie de leurs descendants, plus précisément la réconciliation de la Maison de Juda et de celle d’Ephraïm. » 

 

Juda et Joseph-Ephraïm: deux bois appelés à ne former plus qu’UN à la fin des temps. 

Le rabbin Haïm Dynovisz a un message interpellant sur ce sujet. Il explique que la délivrance finale dépend de l’union de ces deux bois. Afin que cette reconstruction soit possible, il s’agit d’unir deux qualités essentielles de l’âme humaine qu’il nomme « haïa » et la « yerida ».

La « haïa » dévoile la vraie nature morale de l’homme. En exploitant toute sa nature morale et spirituelle, Joseph en est un exemple. Parfait dans sa constance, il n’arrive néanmoins pas à se surpasser. Afin de faire prendre conscience à ses frères de leurs actes passés, il est obligé de faire souffrir. Mais lorsqu’il atteint sa limite sentimentale face à eux, il n’arrive pas à retenir ses larmes. Il est parfait, oui, mais jusqu’au bout de ses limites et dans son quotidien.

Quant à la « yerida », elle dévoile la super nature de l’être humain, faisant de lui un héros. Juda incarne cette capacité de se surpasser, allant au-delà de ses limites… jusqu’à dire à son père Jacob: « Si je ne le (Benjamin) ramène pas auprès de toi, et si je ne le remets pas devant ta face, je serai pour toujours coupable envers toi. » Et Dynovisz de préciser: « Il est au-delà de toutes limites tellement il est collé à Dieu… »

Le problème est donc de réunir Joseph et Juda, la « bonne nature » et la « super nature » fait observer le rabbin en ajoutant: « Tu n’es vivant que si tu as les deux (…) La haïa et la yerida, tant qu’elles sont ensemble, elles sont les forces de la délivrance. Mais lorsqu’elles sont séparées, elles vont devenir les forces de l’exil. »

Il termine en disant que le serviteur David, qui n’est autre que le Messie, incarne la yerida:

« Il est d’abord le roi dans le sens qu’il s’impose à Israël et au monde… il est aussi le berger qui indique une direction… et le « nassi » qui s’élève et qui élève sans arrêt, il ne s’arrête pas de monter et de faire monter… il n’y a pas de limites. »

La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement

« Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être, que celui qui lit fasse attention ! » Marc 13:14

Cette abomination est évoquée dans Daniel 9:27 et voit un premier accomplissement en 167 av. J.-C: Antiochus Épiphane établit un autel dédié à Zeus sur l’autel des holocaustes à Jérusalem, et y  sacrifie un porc. Cet événement est connu comme l’abominable dévastation. 

Quand Jésus parle de l’abominable dévastation, deux cents ans se sont écoulés depuis cet événement. Il prophétise donc certainement l’avènement d’une nouvelle abominable dévastation dans le Temple. La plupart des exégètes pensent qu’il fait référence à l’Antéchrist, qui fera des choses très semblables à ce qu’a fait Antiochus Épiphane. Cette supposition est confirmée par le fait que la prophétie de Daniel ne s’est pas entièrement accomplie en 167 av. J.-C. En effet, Antiochus n’a pas fait alliance avec Israël pour une durée de sept ans. C’est l’Antéchrist qui, à la fin des temps, établira une alliance de sept ans avec Israël puis la violera par un acte semblable à l’abominable dévastation opérée par Antiochus Epiphane. 

Apoc. 13:14 précise qu’il fera une sorte d’image que tous devront adorer. Transformer le Temple du Dieu vivant en lieu de culte de l’Antéchrist sera véritablement abominable. » Sources: vieespoiretverite.org

Yeshoua a averti de ces événements futurs, nous appelant à veiller. 

Des temps difficiles précèderont des temps de gloire. Mais toutes les nations du monde devront prendre conscience que la terre entière appartient à l’Eternel et que tout dépend du Très-Haut (…).

Marc 13:26-31 parle de la venue de Yeshoua dans Sa gloire et de Son peuple rassemblé des quatre coins de la terre. Sources: Yves Coënne

« Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance est proche. » Luc 21:28

C’est notre espérance ! 

Le mot prophétique

« Toi, fils d’homme, prends une pièce de bois et écris dessus: A Juda et aux fils d’Israël qui lui sont associés. Prends une autre pièce de bois, et écris dessus: A Joseph, bois d’Ephraïm, et à toute la maison d’Israël qui lui est associée. Rapproche-les l’une de l’autre, et que tu n’aies qu’une seule pièce de bois, en sorte qu’elles soient unies dans ta main. (…) Tu diras aux gens de ton peuple: Ainsi parle l’Eternel: Me voici, je prends les Israélites d’entre les nations où ils sont allés; je les rassemblerai de toutes parts et je les ferai revenir sur leur territoire. Je ferai d’eux une seule nation dans le pays; ils auront tous un même roi (…). »  Ezéchiel 37: 16-22

Depuis Babylone Ezéchiel annonce qu’Israël sera rétabli en tant que nation et retournera sur son territoire, même si cela semble impossible aux Juifs exilés dont il partage le sort.

La restauration s’annonce tant physique que spirituelle, l’Eternel promettant une purification, une vie nouvelle ainsi qu’une alliance de paix qui soit éternelle. « Alors les nations reconnaîtront que je suis l’Eternel qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera pour toujours au milieu d’eux. » (v.28)   but ultime vers lequel tend l’ensemble du plan divin !

Les deux bois dans la main du prophète… acte prophétique aujourd’hui encore: le Royaume d’Israël sur lequel régnèrent Saül, David et Salomon se scinde en deux dès le règne du fils de Salomon pour devenir « les Royaumes du Sud et du Nord » … « Royaumes de Juda et d’Israël » … « Maisons de Juda et d’Israël » … « Maisons de Juda et d’Ephraïm » … ces appellations multiples désignant toujours les mêmes entités: Juda et Benjamin pour le Sud … les dix autres tribus formant le Nord. L’idolâtrie de celles-ci leur vaudra d’être conquises par l’Assyrie, c’est alors la destruction du Royaume du Nord… et la dispersion de ces tribus qu’aujourd’hui l’on nomme « les dix tribus perdues d’Israël ».  

Le Royaume de Juda subsistera encore 150 ans, avant de connaître à son tour la colère de l’Eternel et de partir en déportation à Babylone… pour en revenir 70 ans plus tard et reconstruire le Temple. La trace est là, Juda connaît l’exil, mais son histoire demeure. Ephraïm par contre a disparu. Vu sous cet angle historique, la prophétie d’Ezéchiel devient curieuse, intrigante. Comment envisager un retour, une restauration, une réunification entre deux parties si l’une est manquante, inconnue, perdue ou… assimilée ?!

Les textes juifs de la Michna et du Talmud rapportent trois opinions sur la question de savoir si les dix tribus perdues d’Israël reviendront un jour, et seront à nouveau réunies avec les autres Juifs: 

Rabbi Akiva cite Deut. 29:27 : « Et l’Eternel les a arrachés de leur terre avec colère, animosité et une grande fureur, et Il les a jetés sur une autre terre, comme c’est le cas aujourd’hui ». Et dit : « Les dix tribus ne reviendront pas. Tout comme un jour passe et il ne reviendra jamais, de même, ils seront exilés pour ne jamais revenir. »

Rabbi Eliézer dit: « De même qu’un jour est suivi d’obscurité, et que la lumière revient plus tard, de même, bien qu’il devienne « sombre » pour les dix tribus, D.ieu les sortira finalement de leur obscurité. »

Rabbi Shimon ben Yehouda de la ville d’Acco dit quant à lui: « Si leurs actes sont comme ceux d’aujourd’hui, elles ne reviendront pas; sinon, elles reviendront. »  Leur retour dépendrait donc de leur repentir.

Ces trois points de vue… qui ne sont pas les seuls… mettent en évidence la perplexité ambiante face à une question qui pourtant demeure: au travers de Juda et d’Ephraïm, c’est la question de la réconciliation, de la réunification de tout le peuple de Dieu qui se joue. Dans cette Parasha, Juda, fils de Léa, représente ses frères et manifeste une repentance. Face à Joseph, fils de Rachel, qui pardonne et relève les siens. C’est Juda et Ephraïm, un mystère, un voile, une terre sainte où seul l’Esprit peut guider… et révéler le plan du Père.

Quelques perles révélées à partir de l’hébreu

Juda ou Yehoudah s’écrit : יְהוּדָ

Ye est le diminutif de YHVH, le nom de l’Eternel.

Hou signifie « Lui ».

Il faut encore ajouter le dalet (la porte) pour donner la Vie. Yeshoua s’est présenté comme la porte en affirmant : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. » Jean 10 :9

« Juda (Yehouda) est la porte qui s’ouvre sur l’essence de Dieu. » Haïm Dynovisz

Introduction à l’alphabet hébraïque

DALET: quatrième consonne de l’alphabet

Sens premier: la porte,  lettre issue de Beth

Sens dérivé: 

– passage, ouverture, possibilité d’être porté au-delà

– rétrécissement pour pouvoir avancer, grandir

Valeur numérique: 4, une totalité dans les limites de la création

 

 

Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer

Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty

Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer

Sources:  Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org

Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org

Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org

 

Chris

Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.