Parasha 12
Vayehi… (Il vécut…)
La Torah: Genèse 47:28 à 50:26
La Haftarah: 1 Rois 2:1 à 12
La Bessora: Marc 13:18 à 31
Actes 7:9 à 16
Hébreux 11:21-22
1 Pierre 1:3 à 9
1 Pierre 2:11 à 17
La Torah: notre instruction
La dernière Parasha de Bereshit (Genèse) décrit essentiellement la bénédiction que Jacob accorde à ses fils avant de rejoindre ses pères.
La bénédiction d’Ephraïm et de Manassé
Dans le chapitre 48, Joseph est informé que son père est malade. Il se rend alors à son chevet avec ses deux fils: Ephraïm et Manassé. Ce moment auprès de Jacob est fondamental car il dévoile le plan de Dieu non seulement pour le peuple d’Israël mais aussi pour les nations.
Jacob annonce que les deux fils de Joseph nés en Egypte seront à lui au même titre que Ruben et Siméon. Gen. 48:5
Il bénit ensuite Ephraïm et Manassé: « Qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils multiplient en abondance au milieu du pays. » Gen. 48:16
Ephraïm le cadet reçoit la bénédiction de l’aîné. Joseph mécontent du choix de son père entend Jacob lui dire: « Je le sais, mon fils, je le sais; lui aussi (Manassé) deviendra un peuple, lui aussi sera grand; mais son frère cadet (Ephraïm) sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations. » Gen. 48:19
Au travers du mariage de Joseph avec une femme égyptienne, Jacob voit l’image des nations se profiler.
« Ephraïm deviendra une multitude de peuples. C’est la bénédiction prophétique de l’Eternel faite à Jacob qui s’accomplit. Ainsi, Israël (nouveau nom de Jacob) devient le père de la nation d’Israël et le père d’une multitude de nations qui sont greffées sur la racine d’Israël ainsi que Paul le dit dans Rom. 11:17-25 (…) Ainsi une multitude de peuples ont été greffés sur la racine d’Israël. Apoc. 5:9
Ainsi, il n’y a qu’une seule promesse pour les descendants des Juifs et les descendants des nations au travers de l’Agneau de Dieu.
Les croyants en Yeshoua qui viennent des nations sont tous greffés sur la racine d’Israël au travers d’Ephraïm.
Tous les croyants ayant des racines juives lointaines ou non sont vraisemblablement regreffés sur la racine d’Israël au travers de leur propre héritage. C’est pourquoi, inspiré par l’Eternel, Jacob pose sa main droite sur Ephraïm mais Joseph ne comprend pas tout de suite (Gen. 48:17-19). Ainsi, la promesse faite à Abraham d’être le père d’une multitude de nations a été transmise à Isaac puis à Jacob. Jacob l’a transmise sur la tête d’Ephraïm. Ephraïm veut dire: celui qui porte beaucoup de fruits. Ainsi, Ephraïm reçoit le don particulier et exceptionnel d’intégrer une multitude de nations au sein de sa tribu (Gal. 3:29) (…)
Par conséquent, selon les Ecritures, on peut donc dire que tous ceux qui, parmi les nations, ont la foi en Yeshoua le Messie sont greffés sur la racine d’Israël au travers d’Ephraïm. (…) Jacob savait très bien ce qu’il faisait car au travers d’Ephraïm, l’Eternel voulait bénir les nations. » Yves Coënne
La bénédiction de tous les fils de Jacob
Cette bénédiction, thème central de cette Parasha, a plusieurs facettes: certains reçoivent des reproches mais tous sont bénis, chacun pour leur part. Ces bénédictions ont également une portée prophétique, dévoilant ce qui arrivera dans la fin des temps. Gen. 49:1
Ruben, premier-né, perd sa position et son héritage d’aîné car il a souillé la couche de son père. Gen. 49:3-4
A cette époque, le premier-né avait généralement les privilèges suivants:
– Il recevait une double portion de l’héritage.
– Il avait le rôle de prêtre auprès de la famille.
– Il héritait du rôle de responsable, guidant les siens.
Dans la suite du récit, nous constatons que ce rôle sera partagé.
Siméon et Lévi se sont unis dans la colère et ont incité leurs frères à faire mourir Joseph. C’est pourquoi Jacob maudit leur colère et leur fureur. Yves Coënne donne un éclairage intéressant sur cette colère:
« Les deux frères seront séparés en Israël pour éviter qu’ils s’entraînent dans des dérapages (…) L’Eternel, lorsqu’Il disposa les tribus autour de la tente d’assignation dans le désert, sépara ces deux tribus pour qu’elles ne soient pas l’une à côté de l’autre. Même chose dans leur marche dans le désert, les deux frères étant séparés. »
Tony Robinson précise qu’ayant tué les habitants de Sichem, Siméon et Lévi n’obtiendront pas la propriété des terres héritées. Les Lévites auront droit à certaines villes dispersées dans tout Israël. Quant à Siméon il héritera d’un certain nombre de villes dispersées au sein de Juda.
Jos. 19:1
Juda s’est repenti, a intercédé en faveur de Benjamin et a appris à donner sa vie pour les autres. C’est pourquoi il héritera du rôle de responsable attribué normalement au premier-né. Nous découvrons une connexion entre cette bénédiction accordée à Juda et son rôle dans la réconciliation de la famille: il est celui qui s’est proposé de prendre la place de Benjamin.
C’est de cette tribu que sortira Yeshoua, le lion de Juda, qui régnera sur la terre lors de sa seconde Venue. C’est pourquoi il est appelé le Shilo, c’est-à-dire Celui à qui appartient le sceptre. Dan. 7:14
Dans cette bénédiction (Gen. 49:8-12), Yves Coënne fait aussi remarquer qu’il est question d’un âne, de vêtement lavé dans le vin, de manteau lavé dans le sang et de dents blanches lavées par le lait. Tous ces symboles parlent en fait de Yeshoua.
« Genèse 49:13 parle de Zabulon qui était notamment spécialisé dans le commerce. C’est pourquoi Zabulon est près de la côte pour avoir des ports et recevoir des marchandises. Zabulon s’occupait d’approvisionner en marchandises et pourvoyait la tribu d’Issacar qui était plus chargée notamment d’étudier la parole de Dieu. Deut. 33:18
(…) Issacar est comparé à un âne robuste… symbole particulier. C’est celui qui est très utile et porte de lourdes charges… Issacar a trouvé dans la Torah comment bien agir pour être heureux… Issacar sera chargé par la suite de servir également les autres tribus d’Israël. C’est lui qui prendra certaines décisions que tous suivront. En effet, Issacar avait reçu le don de connaître les temps et les circonstances. »
1 Chron. 12:33 Yves Coënne
Dan est spécialisé dans l’application de la justice. Gen. 49:16-18
De Gad sortira d’excellents guerriers. Gen. 49:19
« C’est ici l’image du croyant qui est un soldat du Messie pour combattre les puissances du mal. » Ps. 18:35; Apoc. 12:11 Y.Coënne
Aser produit une nourriture excellente. Gen. 49:20
Nephtali profère de belles paroles que nous pouvons comprendre comme des paroles de vie et d’encouragement. Déborah et Barak, issus de cette tribu, seront des modèles prêts à encourager, fortifier, consoler…
Genèse 49:22-26 parle de Joseph, imprégné de grâce et de sagesse. Il est beau physiquement mais il est aussi beau de cœur.
Dieu fait de Joseph le berger d’Israël car il a été fidèle malgré toutes les occasions de chute. Il est aussi une préfiguration de Yeshoua qui deviendra le Berger d’Israël par excellence.
Héb. 3:2-6
Si Juda a reçu une partie de la bénédiction du premier-né dans le rôle du responsable de la famille, Joseph reçoit une autre partie de cette bénédiction liée à l’aîné: être fructueux.
A cette époque, la bénédiction paternelle était donnée à l’aîné car il était responsable de veiller sur la famille. Afin de remplir au mieux cette tâche, il recevait à la fois une bénédiction matérielle et une autre spirituelle. Gen. 27:27-29
Néanmoins, lorsque Jacob bénit ses fils, il partage la bénédiction réservée à l’aîné entre Joseph et Juda.
« Dans Genèse 49:27, Benjamin est comparé à un loup qui déchire. Jacob prophétise ici sur le comportement qu’auront les descendants de Benjamin. Ils se comporteront effectivement comme des loups. Juges 19 à 21 (…) La tradition juive rapporte que cela a continué avec Saül, également issu de la tribu de Benjamin. 1 Sam. 14:47 (…) Mais plus tard (ou le soir), Benjamin partagera le butin. Ainsi, dans ce verset, la tradition juive précise qu’il s’agit là de Mardochée et d’Esther qui sont de la tribu de Benjamin et qui partagèrent le butin d’Haman. »
Yves Coënne
Les 12 tribus d’Israël dépeintes dans un vitrail
Importance de la terre d’Israël (Erets Israël)
Lorsque Jacob approche du moment de sa mort, il fait jurer à Joseph de l’enterrer dans le sépulcre familial. Gen. 47:29-31
Après avoir béni tous ses fils, il réitère sa demande. Gen. 49:29-32
A la fin de sa vie, Joseph fait également jurer les fils d’Israël de faire remonter ses os hors d’Egypte, pour les amener dans le pays promis à ses pères, dans le caveau de famille.
Gen. 50:24-25 et Jos. 24:32
Ce serment demandé aux enfants d’Israël doit attirer notre attention. En effet, la Torah veut nous communiquer quelque chose d’important.
Dans le « Houmach » (terme employé dans le judaïsme pour désigner le Pentateuque accompagné de commentaires), nous trouvons un point de vue intéressant à ce sujet: « Jacob ne souhaite pas que les Egyptiens transforment sa sépulture en objet de culte idolâtre. En outre, Jacob tient à inculquer à sa postérité que, quels que soient la prospérité et le confort dont elle jouira dans d’autres pays, seul Erets Israël reste son héritage. Il éprouve le besoin impérieux de rappeler cette vérité à ses descendants, car il voit sa famille s’installer confortablement en Egypte.
Joseph a finalement été enterré à Sichem, soit parce que Jacob lui avait donné cette ville en cadeau (Gen. 48:22), soit parce que les frères souhaitaient réparer le mauvais traitement qu’ils lui avaient infligé dans ce lieu puisque c’est à Sichem qu’ils l’avaient vendu. » Gen. 37:12
Joseph, un bon berger
Yves Coënne nous fait remarquer que l’Egypte a connu une période de paix de 80 ans. En effet, Joseph avait 30 ans lorsqu’il a commencé à gouverner, 39 ans à l’arrivée de son père Jacob, 56 ans à la mort de ce dernier et 110 ans lorsque lui-même est allé rejoindre ses ancêtres.
Durant tout ce temps, il a fourni du blé aux habitants du pays et a pris soin de sa propre famille. Par cette attitude exemplaire, il a montré que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob était un Dieu de paix et d’amour. Il a aussi préfiguré le Messie, Pain Vivant descendu du ciel.
La Haftarah: un regard complémentaire
Le texte de 1 Rois 2 décrit le roi David donnant ses instructions à Salomon alors qu’il approche du moment de sa mort.
Comme son ancêtre Jacob, David a le souci de transmettre son testament spirituel à sa descendance. C’est pourquoi il encourage le futur roi à se fortifier et à être un homme. Il souligne également l’importance d’observer les commandements de l’Eternel afin de réussir et d’avoir toujours un successeur sur le trône. Enfin, le père engage son fils à rendre la justice en traitant avec bienveillance les fils de Barzillaï mais en s’occupant aussi de Joab et de Shimeï qui n’ont pas agi avec droiture et fidélité. Face à Joab, David lui dit: « Tu agiras avec sagesse… » Quant à l’attitude à adopter avec Shimeï, il ajoute: « Tu ne le laisseras pas impuni; car tu es un homme sage, et tu sais comment tu dois le traiter. »
Par ses paroles, David souligne la gravité des actes de Joab et Shimeï tout en laissant le soin à Salomon de prendre les bonnes décisions, faisant ainsi appel à sa sagesse. Il l’encadre, lui laissant la responsabilité qui va être la sienne.
Deux questions peuvent se poser: pourquoi les fils de Barzillaï mangeront-ils régulièrement à la table du roi et pourquoi Shimeï devra-t-il être jugé ?
Le rabbin Menahem Edery apporte un éclairage intéressant en réponse à la première question. Il parle d’une catégorie de personnes considérées comme nobles car elles rendent service et disent également merci à ceux qu’elles bénissent. Les fils de Barzillaï en sont un exemple, ajoute ce rabbin. Ils se sont approchés du roi lorsqu’il fuyait Absalom. En s’approchant dans ce contexte conflictuel, ils ont confirmé David dans sa position de roi, tout en lui donnant aussi le message que c’était lui qui leur rendait service. 2 Sam. 19:31-33
Ces personnes-là, conclut le rabbin, ne s’oublient pas…
Quant à la deuxième question, David Benitah, également rabbin, donne trois raisons pour lesquelles David ne tue pas tout de suite Shimeï, fils de Guéra, de la tribu de Benjamin.
Premièrement, un roi a une implication politique à long terme, ce qui nécessite le report de certaines décisions à une date ultérieure.
Deuxièmement, Salomon a été enseigné par Shimeï. Par conséquent, il est inapproprié pour David de mettre à mort celui qui a enseigné son fils. Il laisse donc le soin à Salomon de prendre la décision en temps opportun, lorsqu’il sera roi.
Troisièmement, il faut que Shimeï ait un fils avant d’être jugé. En effet, seul un descendant de Rachel peut tuer les descendants d’Amalek. Plus précisément, seul un descendant de Benjamin, Ephraïm ou Manassé peut le faire. N’ayant pas obéi à l’ordre du Seigneur d’éradiquer la descendance d’Amalek, le roi Saül, descendant de la tribu de Benjamin, est disqualifié et perd la royauté. Il faut donc un descendant de Shimeï pour réparer cette erreur. Même si Shimeï a maudit le roi, David ne le tue pas tout de suite afin qu’il ait une descendance. Le terrain est ainsi préparé afin que Mardochée et Esther, Benjaminites, tuent Amalek au moment opportun (Haman l’Agaguite était un descendant du roi amalécite Agag).
En conclusion, insulter un dirigeant légitimement nommé est une faute grave. C’est porter atteinte à celui qui est oint pour représenter tout un peuple.
Pour rappel, David a régné 40 ans: 7 à Hébron, 33 à Jérusalem. En considérant la durée de son règne, sachons reconnaître les signes du Messie. Le nombre 7 évoque une notion d’accomplissement alors que 33 rappelle le chiffre 3: la vie à la place de la mort, ce qui évoque la résurrection. David n’annonce-t-il pas un Règne plus grand au travers du Messie qui vient ? Un Règne de plénitude, de Vie après des temps troublés ? Alors s’éclaire la promesse de l’Eternel faite au deuxième roi d’Israël: « Si tes fils prennent garde à leur voie, en marchant avec fidélité devant moi, de tout leur cœur et de toute leur âme, tu ne manqueras jamais d’un successeur sur le trône d’Israël. » 1 Rois 2:4
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Parmi les textes issus de l’Alliance renouvelée (Nouveau Testament), plusieurs nous encouragent, dans ces temps troublés, à nous préparer au retour de notre Seigneur.
Marc met l’accent sur des temps difficiles, de détresse même, nous enjoignant à discerner les faux christs et les faux prophètes. La terre même sera ébranlée peu avant le retour de Yeshoua, mais Il règnera après que les anges auront rassemblés les élus « de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel ». Marc 13:27
Hébreux 11:21-22 souligne la foi qu’ont eue Jacob et Joseph. Le premier a annoncé des événements concernant la fin des jours, le second a fait mention de la sortie d’Egypte.
Gen. 49:1 et Gen. 50:24
Pour sa part, Pierre donne un sens aux épreuves, affirmant que l’épreuve de notre foi aura « pour résultat la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra ». Un héritage nous est réservé dans les cieux, et le salut, quant à lui, est prêt à être révélé dans les derniers temps. 1 Pie. 1:4-7
Dans la pensée biblique, le salut c’est la délivrance du mal et de l’oppression de tous nos ennemis. Grâce au « Tout accompli » de la croix, nous sommes sauvés de la mort et pouvons être vainqueurs de tous nos ennemis, nous positionnant dans cette victoire déjà acquise par notre Sauveur. Pierre précise aussi que nous sommes « étrangers et voyageurs sur la terre ». Par conséquent, le choix de nous positionner est essentiel afin de rester dans cette victoire, alignés aux valeurs célestes et dans une intimité profonde avec le Père. Alors nos vies dégageront toujours davantage l’atmosphère du Royaume, produisant un impact sur notre entourage. 1 Pie. 2:12,15
Le mot prophétique
« Joseph leur dit: Soyez sans crainte; en effet, suis-je à la place de Dieu ? … Vous aviez formé le projet de me faire du mal, Dieu l’a transformé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui et pour sauver la vie d’un peuple nombreux. … Mais soyez donc sans crainte ; je vais pourvoir à tous vos besoins et à ceux de vos enfants… Il les consola en parlant à leur cœur. » Gen. 50.19-21 « Joseph mourut, âgé de 110 ans. On l’embauma et on le mit dans un sarcophage en Egypte. » Gen. 50.26
Ainsi finit le commencement (Bereshit), se conclut la Genèse. Sur la mort de Jacob, et celle de Joseph, qui tous deux s’assureront que leurs os remontent dans le pays promis et reposent en Canaan, eux seuls dont le corps aura été embaumé par les médecins d’Egypte !
Deux patriarches dont il aura été pris soin du corps d’une façon inhabituelle. En particulier pour Jacob, embaumé pendant 40 jours, mais aussi pleuré durant 70 jours par les Egyptiens, alors que Joseph « fit en l’honneur de son père un deuil de 7 jours ». Pour être ensuite transporté en Canaan sous la forme d’un cortège historique, constitué de toute la cour d’Egypte, allant de tous les serviteurs du Pharaon à tous les anciens du pays, avec chars et cavaliers… Pour lui faire des funérailles grandes et imposantes en un lieu qui prendra le nom d’Abel-Mitzraïm, autrement dit le lieu « du deuil de l’Egypte » … (Gen. 50.7-11) C’est toute l’Egypte qui s’incline devant Canaan, devant Jacob qui a béni le Pharaon, lui, le père de Joseph leur libérateur. Mais c’est aussi l’Egypte qui, de fait, s’incline devant Israël.
Jacob c’est Israël. Joseph c’est Ephraïm (devenu premier) et Manassé. Au milieu des tribus d’Israël, Joseph reçoit une double part, sorte de double droit d’aînesse au travers de ses deux fils, adoptés par Jacob comme les siens propres. En ajoutant Juda, de qui « le bâton de commandement ne s’écartera pas », autrement dit, celui à qui est donné l’autorité du commandement sur l’ensemble des tribus, la royauté qui ira jusqu’au Messie… le décor est en place en cette fin de Bereshit, avec ceux que l’Eternel désigne pour être les acteurs principaux du plan qu’Il porte dans son cœur de toute éternité pour l’humanité qu’Il s’est créée.
« La Torah dit explicitement qu’Abraham et Isaac sont morts; pas Jacob. Même si notre parasha relate que Jacob a été pleuré, embaumé et inhumé, il n’est pas mort car ses enfants sont vivants. Pour la Torah, Jacob n’est pas mort car Jacob est le peuple d’Israël. Ceci a une signification particulière, comme la Torah est Une, Israël est Un. Il ne s’agit pas d’une juxtaposition d’individus ou d’une synthèse de destins ou d’une caractéristique commune. (…) Jacob comme Israël sont un seul homme et un seul destin quel que soit l’itinéraire personnel de chaque juif.
Le peuple d’Israël est le peuple de Dieu. Son nom confirme cette qualité. Dieu a choisi Israël et Israël a choisi Dieu. Le peuple juif n’a aucune existence propre ni une réalité quelconque sans le Saint béni soit-il (Dieu). Il a renoncé à toute autre identité pour appartenir à Dieu. C’est pourquoi Dieu lui a donné la Torah.
Il existe une alliance éternelle entre Dieu et Israël. Le choix d’Israël n’est pas motivé par le nombre de personnes appartenant à ce peuple. C’est son petit nombre représentant toute l’humanité, qui est à l’origine du choix de Dieu. » Sources : Article VAYE’HI: au-delà de nos morts
L’envergure des funérailles de Jacob atteste d’une destinée particulière, son nom en étant le signe tangible: une fois nommé Israël, c’est la concrétisation des promesses faites à Abraham et à Isaac qui prend forme. Puis vient Joseph, de retour des funérailles, qui rassure ses frères, affirme le plan divin derrière leur passé commun douloureux: « pour sauver la vie d’un peuple nombreux (Gen. 50.20) », et le voilà qui s’engage à pourvoir à tous leurs besoins. L’image même du Berger d’Israël… du Sauveur… du Messie annoncé. La Torah, préfiguration des événements à venir ? annonciatrice de ce qui n’est pas encore ? Un peuple est né, en filigrane, dévoilant un avenir d’espérance…
Introduction à l’alphabet hébraïque
HE: cinquième consonne de l’alphabet
Sens premier: le souffle
Sens dérivé:
– ancrage sur terre et aspiration à plus
– approfondissement dans « l’expir » pour recevoir le souffle de « l’inspir » et vivre
Valeur numérique: 5, c’est l’humain qui retrouve son sens, sa quintessence

Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Sources: Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org
Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org
Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org
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Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


