Parasha 16 Beshalla’h… (Il renvoya…)
La Torah: Exode 13:17 à 17:16
La Haftarah: Juges 4:4 à 5:31
La Bessora: Marc 14:45 à 59
Luc 2:22 à 24
Jean 6:25 à 35
Jean 19:31 à 37
1 Corinthiens 10:1 à 13
2 Corinthiens 8:1 à 15
Apocalypse 15:1 à 4
La Torah: notre instruction
Dans cette Parasha pouvant aussi être intitulée « Après qu’il eut laissé partir » sont narrés le début de la marche dans le désert, le passage de la mer Rouge, le cantique de Myriam, les sept premières étapes après la sortie d’Egypte, ainsi que la défaite d’Amalek.
En rapportant des événements historiques, la Torah, ombre des choses à venir, nous donne également un enseignement sur le voyage intérieur que nous sommes amenés à parcourir.
Dans son commentaire sur le sujet, Yves Coënne rappelle que le peuple a vécu quarante étapes pour arriver en Terre Promise. Avec pertinence, il fait remarquer qu’il a fallu une première étape pour sortir d’Egypte, suivie de trente-neuf étapes supplémentaires pour que l’Egypte sorte du peuple.
Des détours en vue de parvenir à un plein salut ?
Parfois, Dieu nous fait faire des détours afin que nous ne soyons ni inquiets, ni découragés en regrettant certains aspects de la condition que nous avons quittée. Il ne veut pas que nous soyons effrayés devant certains combats qui nous feraient reculer, nous empêchant ainsi d’accueillir notre identité profonde et notre pleine destinée.
Ce voyage intérieur passe souvent par un désert qu’il s’agit de traverser sans regret, les yeux fixés sur l’Eternel. Ex. 13:17-18
La femme de Loth est un exemple d’une nostalgie qui l’a faite retourner en arrière, regrettant ce qui était laissé.
Le Seigneur, connaissant le cœur de Ses enfants, choisit pour eux une route qui n’aura aucun retour en arrière possible. Dans le chemin-impasse que le peuple emprunte sur les indications de Dieu, il se retrouve alors devant l’impossibilité de s’en sortir seul. C’est là qu’un miracle s’opère: Dieu ouvre la mer et fait périr les ennemis.
Plusieurs conclusions peuvent être tirées de cet important épisode:
– Le chemin le plus court, celui qui nous paraît le plus sensé, n’est pas forcément le meilleur. L’itinéraire dont notre âme a besoin n’est pas toujours le plus direct.
– S’il est vrai que le chemin préparé par le Créateur est sans retour, il est aussi le plus adéquat pour notre croissance. En fermant les portes du passé au fur et à mesure derrière nous, le Seigneur ouvre de nouvelles portes conduisant à un avenir plein d’espérance.
– Quand l’Eternel fait faire un détour à Ses enfants, un but caché est à découvrir. Ces voyages insolites enseignent de précieuses leçons, sont modélisants, forgent le caractère et font grandir.
Un long cheminement peut s’avérer nécessaire afin d’être libéré de manière définitive de notre ennemi. Comme l’a fait Pharaon, l’accusateur cherche à reprendre ce qu’il a perdu.
Lorsqu’Israël est sorti d’Egypte, libéré de l’esclavage, il est aussi entré en guerre avec ses ennemis.
De même, lorsque nous quittons la mentalité de ce monde, nous entrons en guerre car nous dérangeons ses valeurs en allant à contre-courant de ce qu’il pense.
En acceptant de nous laisser guider par l’Eternel, nous arriverons à bon port, avec ou sans détours, car Il est fidèle pour tenir toutes Ses promesses. En buvant l’Eau pure liée à Ses instructions, nous serons débarrassés de nos ennemis les plus récalcitrants.
Le salut de Dieu
Dans la pensée hébraïque, le salut est quelque chose de complet incluant aussi la délivrance de nos ennemis. Afin d’être au bénéfice de ce salut complet, il s’agit de vivre, non seulement le rachat, mais aussi la délivrance, cette dernière ne se faisant jamais sans combat.
Le rachat des enfants d’Israël a eu lieu à la mer Rouge: là ils ont été libérés des Egyptiens.
Par la suite néanmoins, ils ont dû faire valoir cette victoire afin de saisir leurs territoires promis.
Cette délivrance illustre notre propre délivrance dans notre marche vers le Royaume de Dieu.
A l’image des Hébreux, il s’agit de ne pas revenir en arrière, de développer une mentalité de vainqueurs pour que la conquête soit complète.
Ce plein salut, accompli par Yeshoua et vécu en union avec Lui, implique toutefois un engagement de notre part. La bataille contre l’ennemi a été gagnée par notre Messie mais il s’agit de la faire valoir dans des situations concrètes. Col. 2:15 ; Héb. 2:14-15 ; Col. 1:13
La version King James dit: « Regardez le salut de YHVH… » Ex. 14:13
En hébreu Yeshoua signifie aide, salut, délivrance.
En d’autres termes, en regardant le salut de YHVH, c’est déjà Yeshoua que nous regardons.
D’autre part, le nom ineffable de Dieu (le tétragramme : YHVY) est le révélateur de ce salut.
Yad = la main
Dans cette Parasha, la main de Moïse représente la main de l’Eternel:
– Sur un ordre de Dieu, Moïse étend son bâton… la mer Rouge s’ouvre, puis se referme. Cette délivrance est surnaturelle, montrant que nous ne pouvons pas sortir par nous-mêmes de nos esclavages.
– Lorsque Josué combat Amalek, Aaron et Hur soutiennent les mains de Moïse durant l’intercession. Ce combat est d’abord spirituel, gagné dans les lieux célestes. Il se manifeste ensuite par une victoire terrestre sur les Amalécites.
Cet épisode souligne que Dieu seul donne la victoire: soit en réponse à la prière et de façon surnaturelle, soit en fortifiant les hommes sur le terrain qui agissent dans le monde naturel.
Hé = le souffle. Cette consonne est l’image d’une fenêtre: elle a le sens d’une révélation, d’une ouverture à ce qui vient.
Vav symbolise un clou, un crochet.
« Le Nom de YHVH nous le fait connaître comme Celui qui se révèle à l’humanité pour racheter Son peuple. Le youd vient d’une main et le vav d’un clou/crochet. Nous pouvons donc voir ce que nous montre le Nom. C’est à travers la main de Dieu percée par un clou que le salut et la délivrance viennent ! Nous voyons donc que le Nom d’Adonaï nous éclaire sur l’œuvre de Yeshoua, notre Messie. » Tony Robinson
Lorsque Dieu nous a rachetés, nous avons la responsabilité de faire valoir cette victoire, d’aller au bout de ce salut plein et entier en ne laissant plus aucun droit à l’ennemi ! Concrètement, cela signifie:
– Chasser les esprits indésirables révélés par l’Esprit
– Proclamer la Seigneurie de Yeshoua
– Garder le territoire en résistant aux tentations, aux esprits qui essaient de revenir, aux vieilles habitudes charnelles.
Développer une mentalité de résistant est un combat et nécessite de la vigilance.
Le salut de Dieu lié au Shabbat ?
Quand Dieu rachète Son peuple, Il lui dit de s’asseoir, de se reposer (Shabbat), de contempler cet immense Salut. La version King James traduit ainsi Ex. 14:13-14:
« Et Moïse dit au peuple : N’ayez pas peur, ne bougez pas, et voyez le salut du Seigneur qu’Il vous montre aujourd’hui… Le Seigneur combattra pour vous, et vous, vous garderez le silence. »
D’autres traductions l’expriment ainsi:
« Vous demeurerez tranquilles. Et vous, vous n’aurez rien à faire. »
En d’autres termes: « Cessez de faire par vous-mêmes, renoncez, reposez-vous, asseyez-vous… C’est Lui qui va nous sauver ! »
Il n’y a rien que nous puissions faire pour nous sauver nous-mêmes, c’est pourquoi Yeshoua a fait le nécessaire ! Il y a donc un lien entre le fait de ne pas bouger et le Shabbat. C’est un repos qui nous fait entrer dans l’œuvre du Messie et sur cette base, nous pourrons alors collaborer aux œuvres préparées d’avance par le Père, Le laissant œuvrer au travers de nous.
Notre bouche devient alors Sa bouche qu’Il remplit.
Nos mains sont l’image de Sa main qui agit et bénit.
Dans ce parcours, l’équipement dont nous avons besoin est également à disposition: « Les enfants d’Israël montèrent en armes hors du pays d’Egypte. » Ex. 13:18
Hier comme aujourd’hui, l’équipement pour traverser le désert est nécessaire et donné. Nous serons ainsi en mesure d’affronter les ennemis sur notre route.
Faisons confiance et persévérons afin de saisir l’héritage
Il arrive que le Seigneur conduise Ses enfants dans une situation impossible. Ex. 14:2-4
Le parcours semble être sans issue, la pression monte, la souffrance et l’inquiétude sont présentes. Dans ce contexte difficile, Dieu veut manifester Sa Gloire et Sa Puissance, augmenter notre foi et notre confiance en Lui pour l’avenir.
Regarder continuellement au but devient impératif dans ce type de situation.
« Tu le conduis par ta puissance vers la demeure de ta sainteté. » Ex. 15:13
« Tu les feras venir et tu les implanteras sur la montagne de ton héritage, le siège que tu as réservé pour ta résidence. » Ex. 15:17
Après avoir traversé la mer Rouge, le peuple fait trois jours de marche pour arriver à Mara.
(Ex. 15:22-25) Trois… signe du Messie, signe de la vie à la place de la mort.
Dans ce désert où règne la mort, où les eaux sont imbuvables, voilà que ces eaux sont rendues douces par un bout de bois, dans le lieu de l’amertume (Mara).
Ce bois de l’amertume et de la souffrance rappelle-t-il le bois de la croix sur laquelle Yeshoua a donné sa vie ?
Cette eau assainie ne parlerait-elle pas de la vie plus forte que l’amertume et la mort ?
Je te guéris par mes paroles, par la Parole, par l’instruction qui sort de ma bouche, promet l’Eternel. Selon Ex. 15:26
« Stopper les murmures » est une autre manière de rester dans une attitude de victoire et de reconnaissance. Ex. 16:6-12
« Murmures: le mot hébreu veut aussi dire: pour entraîner les autres à contester. On comprend qu’il ne s’agit pas là de simples murmures de personnes qui manquent de nourriture mais le désir de fomenter quelques troubles dans le but de manipuler le peuple. De nos jours, on parlerait d’agitateurs incitant à la révolte. » Yves Coënne
En se plaignant de ne pas être « assis près des pots de viande », les Hébreux avaient-ils oublié qu’ils avaient des troupeaux ? Tout cela dénote un caractère capricieux et oublieux de tout ce que le Seigneur a déjà fait.
Cette attitude capricieuse et ingrate fait partie des comportements charnels qui peuvent être en nous. Dieu n’a qu’une solution à cela: Il nous demande de faire mourir ce genre de comportement.
Les sept premières étapes du voyage
– 1ère étape: Souccoth = cabanes, huttes, tentes.
– 2ème étape: Etham = avec eux: Dieu est avec eux au bord de la mer Rouge.
– 3ème étape: « Pi-Hahirot, mot venant de hérout qui veut dire liberté.
Ce lieu est géographiquement symbolique car il est composé d’une petite vallée descendant vers la mer Rouge et encaissée entre deux rochers. Cette vallée s’appelait Pi-Hasselaïm
(= ouverture des rochers), lieu choisi par Dieu comme porte de sortie vers la liberté.
Cette description souligne l’importance d’être exactement là où Dieu nous veut. En Exode 14:2, il est écrit: « … qu’ils se détournent et qu’ils campent… ». Le mot hébreu « se détournent » a plutôt le sens de « retourner sur ses pas » explique Rachi, ce qui laisse à penser que ce « retour sur ses pas » est un acte d’obéissance afin d’être au bon endroit, lieu de la délivrance qui sera célébrée par un cantique. » Yves Coënne
– 4ème étape: Mara = amer
Dieu éprouve Israël: Va-t-il faire preuve de patience comme Moïse qui a imploré l’Eternel ou va-t-il murmurer et se rebeller?
– 5ème étape: Elim = palmiers, arbres
Les 12 sources représentent les 12 tribus d’Israël puis les 12 apôtres.
Quant aux 70 palmiers, ils représentent les 70 anciens choisis par Moïse ainsi que les 70 disciples appelés par Yeshoua.
– 6ème étape: désert de Sin, lieu où l’Eternel envoie des cailles et de la manne, image du pain du ciel. Jean 6
– 7ème étape: Rephidim = repos, séjour, lieu de repos.
A cet endroit, Moïse frappe le rocher d’Horeb et il en sort de l’eau. Ex. 17:6
Ce lieu devient un lieu de combat. Amalek, descendant des Edomites et petit-fils d’Esaü, vient combattre Israël. Ex. 17:8-16
Cette bataille a pu être gagnée dans la plaine car, sur la montagne, Moïse a mené un combat spirituel, soutenu par Aaron et Hur.
Actualisation
A la suite de Pharaon qui veut garder un peuple pour le servir, construire son royaume et l’adorer, le système babylonien actuel a la même ambition.
Les politiciens travaillent avec acharnement afin d’établir un nouvel ordre mondial (N.O.M.), se plaçant à la tête de ce mouvement afin de diriger ce monde. Pour assurer le « bon fonctionnement » de ce système mondial, ces leaders veulent voir la population rester sous leur autorité afin de mieux contrôler le système économique et religieux, contribuant ainsi à enrichir ceux qui sont à la tête de la pyramide.
Depuis des années, Dieu adresse un message percutant à Ses enfants: « Sortez de Babylone! »
Nous sortons de ce système de manière progressive par une sanctification et une consécration profondes, ainsi qu’en endossant notre rôle de sacrificateurs appelés à régner avec Christ.
Depuis quelques années, des voix prophétiques se lèvent pour annoncer un changement de saison.
L’Eglise (et pas seulement Israël) doit revenir sur ses pas, au lieu appelé Pi-Hahiroth (= liberté) si elle veut retrouver la vraie liberté. Comme au temps du passage de la mer Rouge, il s’agit d’être précisément à l’endroit où Dieu le veut.
Pour être vraiment dans cette liberté, l’Eglise devra confronter ses faux dieux et tout ce qui a pris la place du seul Elohim.
« L’Eglise est appelée à retourner à Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer, et à faire face à Baal-Tséphon (à satan qui domine) car Dieu prépare la délivrance prochaine de Son peuple. Tout semblera amener les croyants dans une impasse: vous aurez l’impression d’être acculés face à l’ennemi mais la délivrance est proche. » Yves Coënne
Cette nouvelle saison se prépare dans une consécration renouvelée et une adoration intense. En fonction de nos appels et de nos dons, nous vivrons les choses différemment. Mais, de manière générale, nous sommes appelés à exercer notre rôle de sacrificateurs en conquérant de nouveaux territoires après avoir vécu la délivrance des ennemis qui nous tenaient en esclavage.
En endossant notre responsabilité par l’adoration et l’intercession, soumis aux directives de l’Esprit, nous rendrons gloire à notre Dieu et participerons à la venue de Son Règne.
Réflexion et prière
– Quels sont mes ennemis aujourd’hui, à détruire définitivement ?
– Quelle est la saison qui est devant moi ?
– Quelle préparation à vivre afin d’y entrer ?
La Haftarah: un regard complémentaire
Le passage de cette semaine comprend plusieurs noms de personnes et de lieux significatifs.
Dans la pensée hébraïque, le nom dévoile l’appel et la destinée de celui qui le porte. Il est frappant de constater que le Seigneur ne laisse rien au hasard, livrant Son message au travers des noms mentionnés.
Deborah (symbolisant l’éloquence, l’intelligence et le dévouement) siège sous un palmier (arbre à la fois dressé vers le ciel et nourri par une source intérieure) entre Rama (une colline) et Bethel (la maison de Dieu). Elle demande à Barak (l’éclair) de se rendre au torrent de Kison (qui se courbe) avec des soldats de Nephtali (mon combat) et de Zabulon (prince en les langues sémitiques). Dieu attirera Sisera, chef de l’armée de Jabin (celui que Dieu observe), dans un lieu particulier, comme Il l’a fait pour Pharaon. Barak et Deborah se rendent ensemble à Kedesch (lieu saint, consacré) tandis que Sisera rassemble ses troupes et neuf cents chars vers le torrent de Kison. Comme Pharaon, il a de nombreux chars qui seront mis en déroute.
Jg 4:13,15
Comme les Egyptiens ont été détruits, l’armée de Sisera tombe. Jg 4:16
Comme la victoire sur l’armée égyptienne est célébrée par un chant, de même un cantique est entonné après la victoire sur l’armée cananéenne. Dans les deux histoires, les femmes chantent et entraînent le peuple.
Ce combat, comme celui contre Amalek, est celui de l’Eternel. « Oh Eternel, quand tu sortis de Séir (Seigneur en akkadien)… la terre trembla, et les cieux se fondirent, et les nuées se fondirent en eaux; les montagnes s’ébranlèrent devant l’Eternel… » Jg 5:4-5
Le Dieu Tout-Puissant sort pour agir.
Le rabbin Raphaël a des propos extrêmement percutants dans son message intitulé « Pourquoi le Monde nous hait-il ? ».
Il affirme que tout acte antisémite est, en réalité, une attaque contre Dieu. En effet, la personne qui en est l’auteur ne supporte pas la divinité reflétée sur terre à partir du peuple juif. En attaquant Israël, elle vise Dieu Lui-même, exprimant une forme de blasphème.
Ce qui est finalement en jeu c’est le projet divin: une nation consacrée et mise à part afin d’adorer le seul vrai Dieu et de montrer le chemin du salut au monde.
Avec Israël, le conflit est toujours métaphysique. Lorsqu’une guerre éclate, qu’un exil a lieu, les ennemis contestent aux Israélites leur identité ainsi que le droit d’habiter leur terre.
De Son côté, l’Eternel appelle Ses enfants à la repentance. Par les événements douloureux qu’ils traversent, Dieu veut leur faire prendre conscience qu’en ayant trahi leur identité, ils sont parvenus à une trahison d’Alliance des plus radicales. Cela conduit les nations à dire: « Vous n’êtes plus Israël. »
Ce rabbin ajoute que l’identité la plus profonde du peuple juif c’est d’être le reflet de Dieu, celui qui, sur terre, révèle le Créateur. Quand on parle d’un peuple de prêtres, ce dernier reflète un ordre qui conteste la suprématie de l’ordre d’en bas. Raphaël Sadin ajoute alors: « Quand nous faisons comme les autres nations, elles vont nous contester notre identité juive (…) Toutes ces guerres contre Israël sont des guerres contre Dieu. Il y a toujours des gens pour nous rappeler qu’on trahit l’Alliance: ce sont nos meilleurs alliés, ils nous permettent de nous réveiller à nous-mêmes. Les antisémites participent activement à notre éternité. »
Ce rabbin conclut en soulignant l’importance et le rôle du chant suite à une victoire:
« Cette réalité doit toujours se terminer par un chant: il permet à l’homme de s’arracher au monde et d’épouser la courbe même du sens de l’histoire. On doit chanter pour les miracles qui ont eu lieu dans le passé, mais chanter aussi le Hallel comme une anticipation vers le futur.
Le chant a le pouvoir de s’arracher au temps (…) Chanter c’est s’arracher au côté aveuglant du présent. Chanter c’est être capable de réunir toutes les dimensions de l’histoire d’un homme.
C’est pourquoi le chant est une totalité (…) Le chant permet à l’homme d’être en accord avec le chant du monde (…) Le chant est le lien privilégié avec Dieu. »
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Les textes proposés dans l’Alliance renouvelée décrivent également des combats contre divers ennemis.
Dans les évangiles, un combat final nous est rapporté: celui contre le péché qui se joue à Gethsémané et à Golgotha. En acceptant pleinement la volonté du Père, en offrant sa vie sans péché, Yeshoua remporte une victoire totale sur la mort. Son sacrifice, pleinement agréé par le Père, offre la possibilité à l’être humain de devenir une nouvelle créature dans laquelle Dieu habite et règne pleinement. Cet homme nouveau fait alors partie d’une nouvelle humanité sur laquelle le pouvoir du péché n’a plus d’emprise, son esprit étant UN avec l’Esprit de Dieu.
1 Jn 3:9; 1 Jn 5:18
Devenus une nouvelle création, nous sommes appelés à manifester la victoire remportée par Yeshoua dans ce combat final. L’apôtre Paul rappelle que la Torah a été écrite pour notre instruction. 1 Cor. 10:1-4:
– « Nos pères ont tous été sous la nuée »: la marche par l’Esprit, agissant sur un seul ordre de Sa part, deviendrait-il notre style de vie ?
– « Baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer »: agir uniquement par Sa force nécessite une immersion (sens du mot baptême) en Dieu.
– « Ils ont tous mangé le même aliment spirituel »: la manne, pain venu du ciel, restée intact le jour du Shabbat est une préfiguration de Celui qui est descendu du ciel et qui donne la Vie au monde, Pain qui rassasie celui qui a faim… Jn 6:33,35
Ce combat final verra une victoire pleinement manifestée au retour de Yeshoua. Dans Apocalypse 15, nous voyons un accomplissement qui est chanté dans Exode 15:
Si Pharaon a été précipité dans la mer, Satan sera enchaîné dans l’abîme durant 1’000 ans. La mer comme l’abîme a quelque chose de sombre, profond, enfermant.
Dans Ex. 15:14-16, la Toute Puissance de Dieu se manifeste sur plusieurs peuples. Dans Apoc. 15, Sa Toute Puissance se manifestera sur la terre entière car Il est le Roi des rois !
Introduction à l’alphabet hébraïque
TÊT: neuvième consonne de l’alphabet
Sens premier: serpent
Sens dérivé: bouclier: défense passive et force qui s’élève, résistance active
Valeur numérique: 9, temps de maturation

Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Sources: Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org
Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org
Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


