Parasha 19
Terumah… (Prélèvement d’offrande…)
La Torah: Exode 25:1 à 27:19
La Haftarah: 1 Rois 5:26 à 6:13 (ou selon les versions:
1 Rois 5:12 à 18 et 1 Rois 6:1 à 13)
La Bessora: Marc 15:1 à 15
Hébreux 8:1 à 6; 9:23 et 24; 10:1
La Torah: notre instruction
La Parasha de cette semaine intitulée « Terumah » fait partie d’un ensemble incluant les Parashiot 20 et 21: Tetsave et Ki Tissa.
Concernant la construction du tabernacle, les trois sont donc à considérer comme un ensemble.
Rappel de la Parasha 18 « Mishpatim »
Mishpatim veut dire ordonnance ou jugement. Ces ordonnances font référence au droit dont le rôle a plusieurs facettes: la prévention au travers de l’avertissement, l’exercice de la justice en protégeant et en réhabilitant l’innocent ainsi que l’application d’une sentence au coupable.
En hébreu, la racine du mot jugement est safat. Ce mot peut être traduit par juger, gouverner, défendre ou punir, ce qui montre bien le rôle d’un juge.
Dans Sa première venue, Yeshoua est venu réhabiliter le coupable et, en mourant sur la croix, a pris le péché sur Lui.
Lors de Sa deuxième venue, Il exercera Son jugement sur les impies qui seront punis et il défendra Son peuple en lui rendant justice.
Enfin Il instaurera la plénitude du Shalom sur la terre qu’Il gouvernera.
Ce qu’est une véritable offrande
Importance de notre attitude
Terumah, prélèvement d’offrande, est une part donnée pour le service du tabernacle de Dieu parmi nous.
Une offrande volontaire
Il était important qu’elle soit faite avec le cœur, dans le but d’honorer et de glorifier Dieu.
Si elle n’était pas faite avec un cœur sincère, elle ne plaisait pas à Adonaï et n’avait aucune valeur devant Lui. Mieux valait alors s’abstenir de faire une offrande.
La véritable offrande apportée émane donc de l’être intérieur.
Un exemple de belle attitude est celui de la veuve apportant deux petites pièces d’une valeur d’un quart de sou. Marc 12:41-44
Etant donné que tout appartient déjà au Créateur, lorsqu’une offrande Lui est faite, Il reçoit en réalité ce qui Lui appartient déjà de droit.
La langue hébraïque reflète cet état d’esprit que tout est à Dieu et que nous jouissons de ce qu’Il nous a confié.
Par exemple, on ne dit pas « j’ai une maison », mais « il y a pour moi une maison. »
Pour Dieu, l’attitude de cœur est plus importante que le cadeau lui-même. En d’autres termes, le but est de devenir une offrande et non pas de faire une offrande sans être en relation avec Celui qui la reçoit.
En hébreu, le cœur se dit « lev » et représente l’être intérieur.
Lorsque notre esprit, la partie la plus profonde de notre être, amène une offrande, on peut alors parler de véritable offrande.
Pour le dire autrement, quand le Saint-Esprit et notre esprit fusionnent pour devenir UN, nous devenons une véritable offrande.
L’adoration est une forme d’offrande et le Seigneur cherche des adorateurs qui adorent en esprit et en vérité. En adorant le Seigneur ainsi, l’esprit s’unit alors au Saint-Esprit pour ne devenir qu’UN. Cette communion intime fait penser au mariage: l’homme et la femme s’unissent pour devenir une seule chair. De cette union naîtra un enfant.
Sur le plan spirituel, l’esprit devient UN avec l’Esprit de Dieu au travers de l’adoration.
Derek Prince dit que l’adoration est la consommation du mariage spirituel; de cette union naîtra un fruit.
L’adoration peut prendre des formes différentes en fonction des personnes et des dons de chacun. Mais, au final, tout devient UN dans le Père. Yeshoua est la porte d’entrée ouvrant l’accès à Sa Présence.
En effet, Son sang, qui pardonne et purifie en permanence, autorise l’être humain à s’approcher de Dieu avec assurance. L’autel des holocaustes est l’image de cette réalité.
Quant à l’autel des parfums, le chandelier alimenté d’huile, les pains de propositions en permanence sur la table, ils sont quelques moyens sur le chemin qui conduit à l’adoration.
L’offrande voit son but atteint lorsque l’esprit fusionne avec le Saint-Esprit au travers de l’adoration.
« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, c’est-à-dire de l’Esprit. » 2 Cor. 3:18
Sur le plan communautaire, nous sommes UN avec nos frères et sœurs quand nos ministères sont unis. Dieu agrée alors cette attitude en y mettant le feu et il en sort du fruit qui demeure.
Il est intéressant de voir que la racine du mot Terumah est « rum » qui veut dire « être élevé, rapproché de Dieu. »
Les étoffes teintes: signes du Messie ?
Rien ne devait se faire à partir d’une initiative humaine.
Si Dieu demande des choses très précises, c’est qu’elles ont une signification prophétique et messianique, exprimant quelque chose de la réalité céleste.
Les étoffes teintes en bleu, pourpre, cramoisi ont un rapport direct avec le Messie.
– Bleu est la couleur obtenue à partir d’un mollusque (hilazon) et représente la couleur du Messie.
« Les franges sur le vêtement » traduit faussement par « les bords du vêtement » sont là pour rappeler l’importance de pratiquer tous les jours les commandements de l’Eternel.
Un fil de cette frange devait être de couleur bleu-tekhelet. Ainsi les enfants d’Israël pouvaient témoigner de la présence du Messie dans leur quotidien.
« Ce que l’on peut curieusement constater chez les Juifs traditionnels, c’est que, depuis la destruction du Temple de Jérusalem en 70 de l’ère chrétienne, ils ne portent plus de fil bleu dans leurs franges (tsitsiyot) car la fabrication de cette couleur avait disparu. Cette couleur commence seulement maintenant à réapparaître dans les tsitsiyot de certains Juifs traditionnels car disent-ils: « nous avons retrouvé la manière de fabriquer à nouveau cette couleur. »… Nous voyons donc symboliquement que cette couleur, symbole de Yeshoua, a disparu pendant un temps qui correspond au temps des nations. Pendant cette période, les yeux des Juifs traditionnels ont alors été voilés par l’Eternel afin que les nations puissent recevoir l’Evangile du Royaume de Dieu… Maintenant, le voile qui est sur leurs yeux se déchire et de plus en plus de Juifs commencent à voir en Yeshoua, le Messie d’Israël qui est le Christ… » Yves Coënne
– Pourpre, argaman entre le rouge foncé et le violet, est la couleur de la royauté.
Pour extraire cette couleur, il fallait casser la coquille d’un mollusque appelé murex sans abîmer la poche à pourpre.
Cette couleur a un rapport avec la dignité, la noblesse, la royauté.
– Cramoisi, tolaat shani, était une couleur obtenue à partir d’un insecte femelle appelée coccus ilicis. Le corps séché de la femelle fournissait une matière colorante qui servait à teindre les tissus. Cette couleur symbolise le sang de l’Agneau qui a coulé, qui purifie, sanctifie, protège.
« Cette couleur symbolise le sang de l’Agneau qui purifie… Le corps séché de la femelle fournissait une matière colorante qui servait à teindre les tissus en écarlate ou en cramoisi… Pourquoi cette teinture et pas une autre ? En fait, tout est inscrit dans la nature. Voilà comment cela se passait exactement: quand l’insecte femelle de cette espèce était prête à pondre, elle s’attachait à un tronc d’arbre avec une telle fermeté qu’elle ne pourra plus s’en séparer. Les œufs déposés sous son corps étaient protégés jusqu’à ce que les larves soient capables d’arriver à maturité pour entrer dans le cycle de la vie. L’insecte femelle mourait et une substance cramoisie imprégnait son corps et le bois environnant sur lequel elle s’était fixée. C’est de là qu’était extraite la teinture cramoisie ou écarlate de l’antiquité. On retrouve là l’image de l’Agneau qui meurt sur le bois de la croix. Son sang précieux nous protège, nous purifie et nous sanctifie pour nous conduire dans la gloire de notre Père céleste. Dans le Psaume 22:7, de la même manière Yeshoua se compare à un ver qui meurt pour donner la vie: « Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. » Yves Coënne
Les Ecritures, ayant plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation, sont une source inépuisable de révélations pour ceux qui les étudient et l’Esprit Saint dévoile qu’il est partout question de Yeshoua dans le Tanakh (l’Ancien Testament).
Selon le modèle: cette expression est citée plusieurs fois dans cette Parasha.
« Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer. » Ex. 25:9
En effet, la représentation du tabernacle terrestre était une image du Tabernacle céleste. Il était là pour représenter une réalité du ciel.
Dans Ex. 25:1-9, Dieu décrit le modèle céleste.
La racine du mot « modèle » est bana qui veut dire « le fils qui assure la suite ».
Par exemple, Salomon est le bana de David.
Yeshoua a été le bana du Père: « Celui qui m’a vu a vu le Père. » Jn 14:9
Ayant montré le chemin, Il s’attend à ce que ses disciples deviennent ses successeurs, poursuivant l’œuvre qu’Il a commencée sur terre.
C’est pourquoi le sanctuaire, représentant les réalités célestes, devait être construit sur le modèle donné.
Il donne aussi des pistes pour que les temples du Saint-Esprit que nous sommes aujourd’hui reflètent qui Il est. Il veut pleinement habiter en nous et se révéler au monde.
La révélation est progressive
Afin que l’être humain puisse saisir le salut qui lui est offert, Dieu révèle Son plan de rédemption en plusieurs étapes.
Dans la Genèse, les pères construisaient des autels et ils invoquaient le nom de Dieu afin de Le faire connaître au monde. Ces autels étaient comme un point de contact entre le ciel et la terre.
Dans l’Exode, des instructions pour la construction du tabernacle sont données. Un pas de plus est franchi dans cette révélation: le Mishkan devient alors le lieu où le Seigneur se révèle et établit Sa demeure.
Vient ensuite le Mikdash, le premier temple construit par Salomon, le deuxième sera érigé au retour de la captivité à Babylone.
Après la mort et la résurrection de Yeshoua, nos corps deviennent alors le temple du Saint-Esprit.
La Parasha précédente parlait du salut qui se vit en plusieurs étapes: la sortie d’Egypte, les Paroles données au Mont Sinaï, l’Alliance de Dieu avec Son peuple, les offrandes (sujet de cette Parasha), la victoire sur les ennemis, la conquête de l’héritage, tout ceci afin d’accomplir pleinement notre destinée.
Vivre toutes les facettes de ce salut, faire valoir la victoire acquise par Yeshoua nécessite un positionnement ferme de notre part. La terre a été donnée, mais elle doit être conquise. L’héritage est à disposition, mais il s’agit de le saisir. Par conséquent, il faut se lever et prendre par la foi ce que Dieu donne, sinon il ne se passera rien.
« Mon ange marchera devant toi, et te conduira chez les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Cananéens, les Héviens et les Jébusiens, et je les exterminerai. Tu ne te prosterneras point devant leurs dieux, et tu ne les serviras point; tu n’imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais tu les détruiras, et tu briseras leurs statues. » Ex. 23:23
« Je ne les chasserai pas en une seule année loin de ta face, de peur que le pays ne devienne un désert et que les bêtes des champs ne se multiplient contre toi. Je les chasserai peu à peu loin de ta face, jusqu’à ce que tu augmentes en nombre et que tu puisses prendre possession du pays. » Ex. 23:29-30
La conquête se fait de manière progressive, selon le territoire qu’il est possible d’entretenir. En conquérant des terres nouvelles, quelque chose de nouveau apparaît avec de nouvelles habitudes de penser, de réagir. Ce renouveau évite de retomber dans de vieux mécanismes et permet que les territoires conquis ne soient pas volés.
La Torah étant l’ombre des choses à venir, plusieurs points sont à approfondir:
Racine du mot Torah, son rôle et son but
« Lara » veut dire enseigner, élever quelqu’un vers Dieu, instruire, éduquer au sens affectif. Le sens est très éloigné du devoir à accomplir ou des lois morales à respecter.
Le but essentiel de la Torah est de voir Dieu habiter au milieu de Son peuple. Dans une obéissance parfaite au Père, Yeshoua a ouvert le chemin. Il est le deuxième Adam, le modèle à suivre, la Torah vivante à imiter, afin que Dieu habite pleinement en Ses enfants par Son Esprit. En vivant les différentes étapes du salut qui aboutissent à des offrandes de reconnaissance et d’adoration, notre Père manifestera Sa Présence.
La Torah comparée à une ascension jusqu’au sommet
Dieu veut vivre une relation main dans la main avec nous.
Pour cela, Il a donné un chemin à suivre. La beauté du parcours nous émerveillera. Il ne faut cependant pas s’arrêter en route afin de parvenir au but qui est la relation intime avec l’Eternel.
Le panorama peut être très beau, mais il s’agit de ne pas se laisser détourner du but. Lors de cette ascension, différents temps forts seront au rendez-vous: le baptême du Saint-Esprit, la révélation d’un passage des Ecritures…
Parvenus au sommet, il sera précieux de se rappeler avec reconnaissance du chemin parcouru, donnant gloire au Créateur qui nous aura conduits jusque-là.
La religion et l’humanisme ont voulu entraver ce but. Souvent les moyens sont devenus des buts à mettre en pratique, en dehors d’une relation aimante avec le Père. Mais le but du Seigneur est toujours de se révéler afin de vivre une profonde relation avec Ses enfants.
Yeshoua est en train de bâtir un temple pour Dieu
Ce temple se construit à l’aide des pierres vivantes que nous sommes.
Dans cette Parasha, les éléments à confectionner sont décrits en partant de l’intérieur vers l’extérieur: de l’arche de l’Alliance dans le lieu très saint à l’autel d’airain dans le parvis.
On retrouve ce même mouvement de l’intérieur vers l’extérieur lorsqu’Esdras, puis Néhémie, reviennent de captivité et que Dieu leur demande de reconstruire le temple. Esdras et le peuple commencent par reconstruire l’autel, posent ensuite les fondations du temple et en achèvent la construction. Lorsque Néhémie revient à Jérusalem, il ordonne la reconstruction des murailles de la ville. Néh. 2:17
Là aussi un mouvement part de l’intérieur, l’autel d’airain, pour aller vers l’extérieur, les murailles de la ville.
L’arche
A cette époque, l’arche était le trône de l’Eternel sur terre.
De nos jours, notre cœur peut devenir Son trône.
Cette arche était recouverte d’un propitiatoire sur lequel avaient été façonnés deux chérubins.
Dieu demandera à Moïse d’y placer les tables de la Torah, un récipient contenant de la manne et le bâton d’Aaron qui avait fleuri.
Moïse avait régulièrement accès à l’arche de l’Alliance. C’est là qu’il rencontrait Dieu et recevait Ses instructions.
Nous sommes encouragés à écouter le Seigneur et à mettre en pratique la révélation qu’Il nous donne.
Ex. 25:17-22
Les chérubins sont les gardiens du lieu très saint, du lieu de la Présence de Dieu.
Seul le sang de Yeshoua permet d’entrer dans ce lieu.
La table des pains de proposition
Cette table était du côté nord, en face de la menorah.
A chaque Shabbat, les sacrificateurs devaient placer douze pains représentant les douze tribus d’Israël sur la table, face à l’Eternel.
Les pains de la semaine écoulée, restés frais, étaient donnés aux sacrificateurs pour être mangés; c’était une chose très sainte, un privilège octroyé par l’Eternel.
Cette table couverte des pains était l’ombre des choses à venir. Les pains représentent Yeshoua, le pain de Vie pour les douze tribus et pour le monde.
Ils sont aussi une préfiguration de la Sainte Cène et devaient être sans levain, c’est-à-dire sans malice ni méchanceté.
« Tu mettras sur la table les pains de proposition continuellement devant ma face. » Ex. 25:30
Aujourd’hui, nous sommes invités à nous nourrir continuellement du Pain de Vie, à entretenir notre communion avec le Seigneur, à pratiquer Sa Présence, à lire Sa Parole, afin de rester UN en Lui.
La menorah
Ce chandelier devait briller continuellement, les sacrificateurs étant chargés de veiller à ce que les lampes à huile ne s’éteignent jamais.
Il était fait d’or battu, modelé et façonné d’un seul tenant.
Le chandelier est l’image de Yeshoua qui brille face à la table des pains de proposition.
Ce chandelier est l’image du croyant qui est comme de l’or pur. Dieu le bat, le façonne au travers d’épreuves et d’enseignements afin qu’il devienne une lumière dans ce monde.
La menorah à sept branches fait référence aux sept lampes dans Apoc. 4:5 et 5:6.
Elle est aussi une allusion aux sept esprits de Dieu, image de l’Esprit de Dieu.
Nous la retrouvons dans les sept églises de l’Apocalypse appelées à briller de la lumière de Yeshoua dans le monde.
L’huile, représentant le Saint-Esprit, doit constamment être en suffisance afin que la menorah brille continuellement.
La Torah précise qu’Aaron alimentait le chandelier deux fois par jour
Il est important de nous réapprovisionner d’huile, c’est-à-dire du Saint-Esprit, au moins deux fois par jour pour continuer de briller correctement dans ce monde.
Les couvertures
Quatre couches étaient prévues pour protéger l’intérieur du tabernacle:
– Les peaux de mammifères marins représentant une couverture extérieure face à l’épreuve des intempéries et des circonstances.
Aujourd’hui, la protection toute suffisante de Dieu nous est offerte face au monde extérieur.
– Les peaux de bélier teintes en rouge.
Ce rouge préfigurait déjà le sang de l’Agneau recouvrant tout le tabernacle. C’est notre protection spirituelle aujourd’hui.
– Les poils de chèvre robustes marquaient l’humilité.
– La couverture de fin lin retors était une bonne résistance à l’épreuve. Dans l’Apocalypse, il est précisé que le fin lin représente les œuvres préparées d’avance.
Les planches et les bases
Les planches recouvertes d’or sont le symbole des croyants justifiés par l’Agneau. Ce précieux métal souligne le grand prix que ces croyants ont aux yeux de Dieu.
L’or a également un rapport avec la foi.
« C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » 1 Pie. 1:6-7
Les planches étaient aussi recouvertes d’or pour durer dans le temps.
Les croyants, par leur foi bien plus précieuse que l’or périssable, peuvent perdurer et rester debout pour l’éternité.
Les deux voiles
Un voile séparait le lieu très saint du lieu saint.
Le deuxième séparait le lieu saint du parvis extérieur.
Ces voiles étaient comme des portes d’accès à l’arche représentant le trône de Dieu.
Sur ces deux voiles, nous retrouvons les couleurs qui symbolisent Yeshoua et Son œuvre. Il est la porte des brebis.
C’est au travers de Sa chair, c’est-à-dire de Son sacrifice que nous avons un accès direct auprès du Père.
« Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. » Héb. 10:19-22
La dimension messianique était présente dans le tabernacle.
Tous pouvaient la voir mais tous ne comprenaient pas. Il fallait avoir les yeux de la foi et recevoir une révélation divine.
L’autel d’airain
Cet autel était en bois d’acacia recouvert d’airain. Ainsi fait, il était incombustible. C’était le lieu où un animal était sacrifié. Dieu manifestait ainsi Sa grâce envers celui qui avait péché.
La question du sacrifice est la partie la plus importante de la Torah car il permet au pécheur d’approcher Adonaï.
Nous ne pouvons pas nous approcher de notre Créateur, ni recevoir Ses révélations en dehors du sacrifice de Yeshoua.
Le parvis et la porte du parvis
Toutes les portes du sanctuaire, porte d’entrée, porte du lieu saint et porte du lieu très saint rappelaient toutes les couleurs de Yeshoua le Messie (bleu, pourpre, cramoisi).
Par ces descriptions, nous savons que c’est vraiment par Lui que nous pouvons entrer dans la Présence du Père.
Alors Il nous transforme afin que nous soyons à Sa ressemblance et
Yeshoua se sert des pierres vivantes que nous sommes pour construire Sa maison. 1 Pie. 2:5; Eph. 2:19-22; Ac. 15:13-17; Apoc. 21:1-3
L’édifice étant achevé, il s’ensuit la mission d’invoquer le nom de l’Eternel: faire connaître Dieu au monde, dévoilant Son existence à toute l’humanité.
C’est la vocation d’Israël appelé à être une nation modèle incitant les autres peuples à venir adorer le Seul Vrai Elohim.
Dieu n’a pas changé Ses plans. De nos jours encore, Il nous appelle à ne faire qu’UN avec notre frère aîné, à offrir nos vies comme une véritable offrande et à avoir continuellement de l’huile en nous-mêmes. Ceci permettra aux hommes de voir le Créateur au travers de nos vies et d’apprendre à Le connaître.
Réflexion et prière
– Dans quel état d’esprit est-ce que j’amène une offrande au Seigneur ?
– Suis-je devenu moi-même une offrande ?
– Quel pourrait être le prochain pas dans ce domaine ?
La Haftarah: un regard complémentaire
Alors que la Torah et la Haftarah parlent des matériaux nécessaires à la construction du lieu dans lequel l’Eternel manifestera Sa Présence, l’attitude des personnes concernées est très différente.
Rony Akrich fait remarquer que, dans l’Exode, Moïse fait appel à une participation entière de l’homme: chacun prend de ce qui lui appartient, comme son cœur l’entend, afin de le donner volontairement pour le tabernacle. « Terumah » a d’ailleurs le sens d’une offrande qui implique le don de soi. Cette construction faisant suite à la sortie d’Egypte et au don de la Torah crée un sens qui accompagne le peuple dans la traversée du désert.
A l’époque de Salomon, par contre, le peuple est « à la maison », sur la terre promise à Abraham. Le roi fait construire un édifice splendide et exige, non pas l’investissement de l’homme dans le don du cœur, mais des ouvriers dont le travail ressemble plutôt à un service national obligatoire. Ce fait engendre un fossé socio-économique et religieux énorme au sein d’Israël… En effet, Salomon fait appel à Hiram, un roi païen, organise un planning de travail des artisans, nomme un chef de corvées et choisit des chefs pour surveiller les ouvriers. Tout ceci nécessite une organisation très différente de celle que les Israélites ont vécue dans le désert du Sinaï…
Néanmoins, des consignes claires sont données: les pierres servant à ériger le temple doivent toutes être taillées et aucun instrument de fer ne doit être entendu. 1 Rois 6:7
En d’autres termes, il ne faut pas utiliser une matière servant à la guerre ou rappeler la manière de construire les temples idolâtres. En touchant les pierres avec le fer, elles auraient été rendues profanes. « Rien ne devait se construire dans le tumulte, mais tout devait se faire dans la paix, le calme et le silence », ajoute Bernard Meurant qui souligne son propos en citant Esaïe 60:17-22.
Rony Akrich poursuit en rappelant que la Maison d’Adonaï est un moyen qui permet un témoignage et non un but en soi. C’est comme si le Seigneur développait Sa pensée en disant:
« Mon but n’est pas de faire de l’Homme le temple de son histoire, mais cette maison que tu veux me construire sera le moyen, le témoin de l’Alliance qui nous unit (…) Si tu veux être le témoin à la face de l’humanité, il faut que la justice, le droit soient omniprésents chez toi pour que ceux qui te regardent puissent dire: Voici le peuple de l’Eternel; sur sa terre il est rentré, il a édifié Son Temple, et cela a été édifiant pour nous. »
Il conclut en disant que ce moyen préalable permet à Dieu de venir résider au milieu des Siens: « Si tu marches… si tu observes… j’accomplirai à ton égard la promesse que j’ai faite à David, ton père, j’habiterai au milieu des enfants d’Israël, et je n’abandonnerai point mon peuple d’Israël. » 1 Rois 6:12-13
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Dans le quinzième chapitre de Marc, la sentence de mort est confirmée. Un criminel est relâché, un innocent est condamné.
« Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jn 2:18-19
« Nous l’avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. » Marc 14:58
Dans la première situation, les Juifs demandent un miracle qui justifierait la manière d’agir de Yeshoua. Dans la seconde, il s’agit de trouver une raison valable de Le mettre à mort.
Effectivement, Yeshoua est mort et a été mis au tombeau. Il a enterré le premier Adam et sa nature déchue. En ressuscitant le troisième jour, il est les prémices de ceux qui sont morts, le premier d’une nouvelle lignée, d’un nouvel Adam. 1 Cor. 15:20-21 – Rom. 5:12-21
Paul ajoute qu’en revenant au Seigneur et en accueillant Sa Vie, nous sommes le temple du Saint-Esprit. 1 Cor. 6:19
Ce nouveau temple dans lequel Dieu demeure devient, à son tour, une lumière qui éclaire les nations. Ainsi s’accomplit une portion des Ecritures jusqu’au jour où Yeshoua sera tout en tous. Rom. 11:36
L’épître aux Hébreux souligne à plusieurs reprises la réalité fondamentale suivante:
Ce que nous vivons sur terre est une image des réalités célestes. Par exemple, le tabernacle terrestre est une image de ce qui est au ciel, le culte terrestre est appelé à être une image et une ombre des choses célestes. Héb. 8:2,5
En se présentant au Père avec Son propre sang, Yeshoua nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb. 9:12) et a aboli le péché par Son sacrifice (Héb. 9:26). Son sang purifie notre conscience (Héb. 9:14) ainsi que toutes choses dans le ciel et sur la terre. Héb. 9:23
Dans Son Amour, le Père purifie totalement le temple que nous sommes, afin que nous soyons en Lui et que notre vie soit un témoignage lumineux et porteur d’espérance dans ce monde.
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


