Parasha 22

Vayeqhel…  (Il convoqua… il fit assembler…)

 

La Torah: Exode 35:1 à 38:20

La Haftarah: 1 Rois 7:13 à 26

La Bessora: Marc 15:42 à 16:6

          2 Corinthiens 9:1 à 15

          Hébreux 9:1 à 14

          Apocalypse 11:1 à 13

 

La Torah: notre instruction

Le titre de cette Parasha est Vayeqhel, mot qui peut être traduit par « Il convoqua, il réunit, il fit assembler. »

« La racine de ce mot vient de la racine Kaal qui est le parallèle en grec d’Ecclesia, des personnes appelées à sortir du monde, rassemblées en une seule communauté afin que le Corps du Messie soit construit.» Lucas Micciche

En étudiant la Torah, on remarque qu’elle est organisée de manière bien précise, qu’il y a un ordre dans l’enchaînement des situations, que rien n’est décrit au hasard. 

 

Le Shabbat

Un contexte très intéressant

Après le pardon des péchés, suite à l’épisode du veau d’or, il y a eu le renouvellement de l’alliance.

Au début de cette Parasha, Moïse convoque toute l’assemblée, afin de rappeler les instructions divines, soulignant en premier lieu l’importance de respecter le Shabbat.

« Moïse convoqua toute l’assemblée des enfants d’Israël, et leur dit: Voici les choses que l’Eternel ordonne de faire. On travaillera six jours; mais le septième jour sera pour vous une chose sainte; c’est le Shabbat, le jour du repos, consacré à l’Eternel. Celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera puni de mort. Vous n’allumerez point de feu, dans aucune de vos demeures, le jour du Shabbat. » Ex. 35:1-3

Ensuite seulement, il leur donne des directives pour construire le Mishkan, le tabernacle.

 

Il est intéressant de noter que la Torah évoque l’épisode du veau d’or (Ex. 32) entre le rappel de l’importance du Shabbat (Ex. 31:12-17) et la mise en garde de bien observer le Shabbat (Ex. 35:1-3).

Ce qu’est le Shabbat

Il est important de réaliser que le Shabbat a été donné avant que la Torah ne soit confiée à Moïse. Il est un jour  de mise à part pour se reposer, se ressourcer, passer du temps en famille.

C’est aussi un temps d’écoute de Dieu, de réflexion, de réajustement quant à la semaine écoulée, avant de vivre une nouvelle semaine.

Ce jour spécial souligne que Dieu s’est arrêté après avoir créé le monde; Il s’est reposé en jouissant de Son œuvre.

C’est d’ailleurs ce que Yeshoua encourage à vivre: « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » Matt. 11:28-30

L’homme, à la suite de Son Créateur, est donc invité à s’arrêter pour savourer et se réjouir du travail réalisé. 

Cette Parasha souligne aussi qu’il est indispensable de travailler à partir du repos, raison pour laquelle le Shabbat est abordé avant de décrire la tente de la rencontre.

La construction du tabernacle, aussi importante soit-elle, ne prévaut pas sur le temps de repos institué depuis la création, car ce dernier est un signe entre l’Eternel et Son peuple. Ceux qui le pratiquent témoignent donc publiquement qu’ils croient en l’Eternel, le Dieu de la création. Ainsi, lorsque ce jour est mis à part, les choses se font dans Son repos.

« Le sens hébraïque laisse entendre que si nous sommes dans cette attente du Shabbat à venir, alors la promesse de D.ieu se réalise et le travail se fait aisément entre nos mains dans les six jours qui précèdent le Shabbat… » Yves Coënne

Le Shabbat est une préfiguration du règne messianique

A l’office du samedi soir, dans les synagogues, les Juifs pratiquants annoncent dans la prière le royaume messianique à venir.

 

Mais comment discerner la préfiguration du règne messianique ?

C’est le Shalom qui doit descendre dans les vies de façon toute particulière. Pendant ce jour, l’Eternel fait déjà goûter la paix qui viendra lorsque le règne messianique de Yeshoua sera établi sur la terre.

Le Shabbat est ainsi un renouveau vécu avec Yeshoua, car il est le rappel de Sa mort et de Sa résurrection. Ce jour devient alors le symbole d’une chose qui meurt pour renaître à la vie au travers de Yeshoua, le premier-né d’entre les morts.

Il est d’ailleurs mort la veille du Shabbat et Il est ressuscité au matin du premier jour, soit le lendemain du Shabbat.

Autrement dit, ce que nous avons pu dire, faire, vivre durant la semaine écoulée est réconcilié par la foi en Yeshoua au moment du Shabbat. En effet, Il a pris dans Sa mort tout ce qui n’était pas aligné à Sa volonté. En recevant Son pardon, nous accueillons Sa réconciliation et Sa vie, prêts à entrer dans une nouvelle semaine.

Par conséquent, en obéissant au quatrième commandement, nous Le faisons Seigneur.  Il peut alors faire Son œuvre en nous, ôtant toute forme de mort et nous remplissant de Sa Vie.

En mettant le septième jour à part, en le respectant pour vivre avec Lui un temps particulier, l’homme entre dans une bénédiction toute spéciale et il est transformé d’étape en étape, c’est-à-dire de gloire en gloire.

 

Yves Coënne parle de trois phases du Shabbat messianique:

« La première phase: Yeshoua meurt la veille du Shabbat. 

La deuxième phase est le jour même du Shabbat: c’est le jour où l’Eternel donne Sa paix et Sa réconciliation. 

La troisième phase: c’est la résurrection à une nouveauté de vie… avec Yeshoua. » 

– Première phase: amener ce qui est charnel ou terrestre à la croix.

« Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le Shabbat, – car c’était la préparation, et ce jour de Shabbat était un grand jour, – les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. » Jn 19:31

– Deuxième phase: entrer chaque semaine dans une dimension supplémentaire de la paix de notre Dieu, dans la réconciliation parfaite qu’Il a en réserve pour Son peuple.

« Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. » Rom. 5:10 

– Troisième phase: devenir témoins de Sa mort et de Sa résurrection et pouvoir entraîner d’autres personnes en les encourageant à vivre cette mort à soi-même pour recevoir Sa vie.

« Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu ! » 2 Cor. 5:20

L’attente de ce rendez-vous avec Dieu permet de vivre la semaine dans un état d’esprit bienfaisant. Elle change l’atmosphère de la semaine car elle est porteuse d’espérance: chaque Shabbat est une occasion de mort et de résurrection, afin d’être porteurs de vie.

En demeurant dans le repos et l’intimité du Père, les œuvres qu’Il a préparées d’avance se font alors aisément et porteront du fruit.

 

Importance d’une bonne attitude pour donner et construire

Suite au pardon des péchés après l’épisode du veau d’or, une nouvelle saison s’ouvre par la construction du tabernacle.

Cette tente ayant pour but d’accueillir la Présence d’Adonaï, l’attitude du peuple est donc essentielle dans la réalisation de ce projet.

A ce titre, deux catégories de personnes sont mentionnées:

– Celles qui ont le cœur bien disposé pour apporter des offrandes.

– Celles qui sont habiles (ou sages) de cœur et qui ont l’intelligence du cœur pour construire.

Le passage d’Exode 35:4-29 parle des offrandes et des travaux réalisés avec un cœur bien disposé. La référence à l’attitude de cœur est soulignée cinq fois dans les versets suivants:

« Prenez sur ce qui vous appartient une offrande pour l’Eternel. Tout homme dont le cœur est bien disposé apportera en offrande à l’Eternel: de l’or, de l’argent et de l’airain. » Ex. 35:5 

« Tous ceux qui furent entraînés par le cœur et animés de bonne volonté vinrent et apportèrent une offrande à l’Eternel pour l’œuvre de la tente d’assignation, pour tout son service, et pour les vêtements sacrés. » Ex. 35:21

« Les hommes vinrent aussi bien que les femmes; tous ceux dont le cœur était bien disposé apportèrent des boucles, des anneaux, des bagues, des bracelets, toutes sortes d’objets d’or; chacun présenta l’offrande d’or qu’il avait consacrée à l’Eternel. » Ex. 35:22 

« Toutes les femmes dont le cœur était bien disposé, et qui avaient de l’habileté, filèrent du poil de chèvre. » Ex. 35:26

« Tous les enfants d’Israël, hommes et femmes, dont le cœur était disposé à contribuer pour l’œuvre que l’Eternel avait ordonnée par Moïse, apportèrent des offrandes volontaires à l’Eternel. » Ex. 35:29

 

C’est dire combien l’attitude de cœur devant Dieu est essentielle avant d’entamer l’œuvre qu’Il demande d’accomplir. Il cherche des hommes zélés qui réalisent parfaitement ce qu’Il souhaite, hommes sages de cœur avec un cœur bien disposé. Le bon zèle est ainsi rempli de la Sagesse de Dieu, rempli de Sa Parole.

« Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. » Rom. 12:11

« De même que vous excellez en toutes choses, en foi, en parole, en connaissance, en zèle à tous égards, et dans votre amour pour nous, faites en sorte d’exceller aussi dans cette œuvre de bienfaisance. » 2 Cor. 8:7

Le mauvais zèle est centré sur le propre cœur ou sur la tradition des hommes, ce qui conduit toujours à s’écarter de la voie du salut.

« Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité… Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. » Jc. 3:14 et 16

« J’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères. » Gal. 1:14

 

Ainsi, être sage de cœur, c’est d’abord écouter les Ecritures.

« Dès ton enfance, tu connais les saintes écritures; elles peuvent te donner la sagesse qui conduit au salut par la foi en Jésus Christ. » 2 Tim. 3:15

Dieu met Sa Sagesse dans le cœur de celui qui a déjà acquis de la sagesse en écoutant et en mettant en pratique la Parole de Dieu. Celui qui est sage de cœur est donc reconnaissable par son comportement, ses paroles, ses œuvres.

« Que celui qui est sage prenne garde à ces choses! Que celui qui est intelligent les comprenne! Car les voies de l’Eternel sont droites; les justes y marcheront, mais les rebelles y tomberont. » Osée 14:9

 

Dimension prophétique au sein de la construction du tabernacle

Quelques éléments prophétiques dans cette Parasha

– La première fois que Moïse est descendu de la montagne, il a retrouvé le peuple festoyant autour du veau d’or. 

A la première venue de Yeshoua, les responsables n’ont pas reconnu le Messie. 

Quand Moïse redescend de la montagne la deuxième fois, le peuple l’attend de manière très différente. 

Cela souligne une préfiguration de la deuxième venue du Messie qui sera différente; à ce moment-là, le peuple, le frère aîné, reconnaîtra en Yeshoua le Messie.  

– Betsaleel signifie à l’ombre de Dieu, dans l’ombre de Dieu. 

Ex. 31:2-5 dit combien Dieu a qualifié Betsaleel pour exécuter toutes sortes d’ouvrages.

Entre Exode 36:14 et 38:9, il est répété plusieurs fois « On fit… » alors que dans Exode 37:1 il est écrit: « Betsaleel fit…» 

Cet homme, appelé et oint par l’Esprit, consciencieux dans sa tâche, est en réalité une préfiguration de Yeshoua qui construira le Temple de Dieu avec des pierres vivantes.

 

Dieu vient lorsque les patriarches Lui construisent un autel. Il demeure ensuite dans le tabernacle.

Avec Salomon, Il demeure dans le temple.

Dans la Nouvelle Alliance, Il demeure dans Ses enfants par le Saint-Esprit.

Et, à la fin des temps, Il viendra habiter pleinement et de manière accomplie au milieu de Son peuple pour l’éternité. 

« J’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. » Apoc. 21:3

 

Le parallèle entre le service dans le Mishkan et nos vies

– Le chandelier allumé symbolisait la lumière de la Torah. 

Lors du Shabbat, tous les feux devaient être éteints pour que seule la lumière de Dieu soit visible.

 « Vous n’allumerez point de feu, dans aucune de vos demeures, le jour du Shabbat. » Ex. 35:3

Aujourd’hui, c’est important que chacun entretienne la lumière des Ecritures dans sa vie et la laisse luire en lui afin que tous puissent voir la lumière de Yeshoua Lui-même.

– Les douze pains de proposition étaient éclairés par le chandelier et ils restaient frais toute la semaine. Cela montre que dans la Présence de Dieu et à la lumière de la Torah, la corruption n’a aucune emprise sur les prêtres ou sur les personnes qui entrent dans le lieu saint. Cette image des pains qui restent frais à la lumière des Ecritures révèle que, lorsque les croyants sont éclairés eux-mêmes par la Torah, les prophètes et les Psaumes et qu’ils restent dans la Présence de l’Eternel au travers de Yeshoua, la corruption ne peut pas avoir d’effet sur eux. 

– L’encens brûlé sur l’autel des parfums étant le symbole de l’intercession, chacun est encouragé à offrir au Seigneur le doux parfum de ses prières.

 – Le sacrifice du soir, olah, est le symbole du renoncement à soi-même et de la soumission aux commandements de l’Eternel, car il était complètement brûlé sur l’autel. Nos corps sont les olah, les holocaustes, que nous offrons en obéissant aux commandements de l’Eternel.

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Rom. 12:1-2

– Ce que nous donnons aux autres est un parfum de bonne odeur, un sacrifice acceptable, agréable à Dieu.

« J’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance; j’ai été comblé de biens, en recevant par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. » Phil. 4:18

– Nos louanges sont les sacrifices des temples que nous sommes.

« Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. » Héb. 13:15

Le tabernacle parole de la restauration et du maintien de la relation avec le Seigneur. Il est aussi une image du trône de Dieu dans les cieux.

Au service du Mishkan, des hommes s’offraient dans une obéissance parfaite, une soumission totale à l’Eternel, ceci permettant à Adonaï de révéler à l’homme Sa nature, Ses buts, Ses plans.

« Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. » Ex. 25:8

« C’est là que je me rencontrerai avec toi; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël. » Ex. 25:22

 

Ecouter la Parole et la mettre en pratique permettra ainsi d’être des sacrificateurs disponibles, des temples sanctifiés.  

Le nazoréen

Dans ses commentaires, Yves Coënne donne à plusieurs reprises une information importante. Il fait remarquer que l’expression « Jésus de Nazareth » apparaît une quinzaine de fois, dans les Evangiles et les Actes. Cette expression n’est pas une traduction exacte; il faudrait  plutôt dire « Jésus le nazoréen », Jésus de Nazareth étant l’homme qui vient du village de Nazareth. 

Par contre, le nazoréen est celui qui est consacré afin de consacrer à son tour…

Cela signifie que le nazoréen fait un chemin, reçoit une révélation, qu’il ne la garde pas pour lui-même mais la communique.

Par exemple, Yeshoua a dit: « Je suis la lumière du monde » et Il a ajouté: « Vous êtes la lumière du monde. »

Il est la Tête. Alors qu’Il est dans les cieux actuellement, Il nous demande de Le représenter sur la terre, d’être Son Corps qui agit et parle en Son Nom.

 

Réflexion et prière 

Qu’est-ce que Dieu me montre concernant:

– Le Shabbat aujourd’hui ?

– Une attitude de cœur qu’Il voudrait transformer ou approfondir en moi ?

– Un aspect du service qu’Il m’invite à développer ? Par exemple, le service à la table des douze pains, à l’autel des parfums… ?                     

 

La Haftarah: un regard complémentaire

Dans 1 Rois 7 et 8, Salomon achève tout l’ouvrage de la maison de Dieu… tout comme Moïse avait terminé la construction du tabernacle.

Plusieurs connexions thématiques entre les sanctuaires sont à signaler. Dans les deux cas, la construction est faite selon les directives du Seigneur, les hommes sont choisis par Dieu et fidèles dans leur tâche, ils bénissent le peuple, la nuée remplit les lieux… ce qui empêche même les prêtres d’entrer dans le sanctuaire.

Betsaleel et Hiram ont également des points communs. Tous deux ont reçu la responsabilité de confectionner des éléments de la maison de Dieu. Tous deux sont remplis de sagesse, d’intelligence et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages. Ex. 31:3 et 1 Rois 7:14

Betsaleel, « dans l’ombre de Dieu », reçoit ses instructions de Moïse. Quant à Hiram, « mon frère est exalté », il les reçoit du roi Salomon.

Les objets mentionnés dans cette Haftarah sont les deux colonnes du temple nommées Jakin (il établit) et Boaz (la force en lui), ainsi que la mer de fonte. La description de ces colonnes est précise, les grenades et les lys étant à l’honneur dans leur décoration. Afin de mieux saisir le message caché de ces sculptures, il est intéressant de relever quelques symboles bibliques concernant ce fruit rouge et cette fleur blanche.

En hébreu, la grenade (rimon), évoque l’élévation (ram), mais aussi le prélèvement (térouma). C’est un symbole de fécondité et d’unité du peuple, car les grains sont serrés entre eux.  

Dans le prolongement de cette symbolique de la fertilité, il est important de préciser que ce fruit est aussi l’image de la résurrection et de la vie éternelle.

Les rabbins attribuent un nombre de graines à la grenade (613) qui correspond exactement aux injonctions que Dieu a transmises à Moïse. Quant au lys, il symbolise l’abandon à la volonté divine, l’amour pur et la noblesse des sentiments.

 

Concernant l’esthétique de cette magnifique construction, Rony Akrich relève quelques points intéressants et interpellants. Après le déluge, il est dit que Japhet résidera dans la tente de Sem (Gen. 9:27). Japhet est l’ancêtre de l’Occident, continent incluant l’art de la Renaissance en particulier avec tout le côté esthétique. Sem, quant à lui, est l’ancêtre du peuple d’Israël et signifie « le nom », ce dernier étant l’essence de l’être. Il faudra donc, enchaîne Akrich, que la beauté réside dans la tente de celui qui est l’essence de l’être. C’est ainsi qu’elle sera liée à l’éthique, le côté moral mis en pratique. 

Ce philosophe rappelle aussi que le nom est une définition essentielle. En effet, il y a un sens au nom de chacun, qui est porteur d’une identité et d’un appel. 

Dans ce passage des Ecritures, conclut Akrich, l’esthétique vient servir une cause élevée, qui relève de l’éthique et de la morale d’Israël.

La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement

L’auteur de l’épître aux Hébreux décrit le tabernacle puis donne un aperçu de l’accomplissement de l’Alliance faite avec le peuple d’Israël. En effet, Yeshoua, le Souverain Sacrificateur, entre dans le Tabernacle céleste afin d’y apporter Son propre sang, obtenant par là une rédemption éternelle. Cela signifie que le péché n’est plus couvert une année seulement, mais qu’il est totalement effacé et pour toujours. « Si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache (… ) sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ…. purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!» Héb. 9:13-14

Le sang de Yeshoua ne purifie pas seulement la chair mais également les consciences. Le temple du Saint-Esprit que nous sommes devenus peut alors glorifier le Créateur et manifester Sa Présence sur la terre, auprès des hommes.                                                                                 

Dans l’Apocalypse, il est question de mesurer le temple de Dieu, l’autel et ceux qui y adorent mais pas le parvis. Ce temple dans les cieux représente la Présence même de Dieu, Sa gloire et Sa puissance. Les cohéritiers du Christ en sont des piliers. L’autel d’or se trouve devant le trône et ce dernier se situe dans le sanctuaire céleste. Apoc. 8:3         

 « Le temple de Jérusalem symbolisait la théocratie, la présence officielle et le pouvoir de Dieu. Tout comme le temple de Jérusalem symbolisait la théocratie en Israël, le temple céleste symbolise la théocratie sur toute la terre. Dieu va prendre officiellement le pouvoir, au travers de Jésus et de ses cohéritiers, pour régner des cieux sur toute la terre (… ) 

Le fait de mesurer ce Temple céleste indique que Dieu s’apprête à agir selon son calendrier précis. Mesurer l’autel d’or indique que les hommes vont bénéficier de la rédemption éternelle obtenue par Yeshoua. Le fait de mesurer les adorateurs de Dieu indique que les humains vont être jugés afin de rassembler les futurs sujets du Royaume messianique.»       Ps. 96:13 ; 1 Sam. 2:10 –  apocalypse-enfin-clair.com

 

Introduction à l’alphabet hébraïque

LAMED: douzième consonne de l’alphabet

Sens premier: aiguillon

Sens dérivé: elle nous crie « apprends » dans un balancement de droite à gauche pour s’élever verticalement, plus haut parce que plus profond

Valeur numérique: 30, un dépassement   qui nourrit et restaure

Chris

Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.