Parasha 25
Tsav… (Ordonne d’urgence…)
La Torah: Lévitique 6:1 à 8:36
La Haftarah: Jérémie 7:21 à 8:3; 9:22 à 24
La Bessora: Marc 1:9 à 15
Romains 12:1 et 2
1 Corinthiens 10:14 à 23
La Torah: notre instruction
La Parasha Tsav s’adresse aux sacrificateurs Aaron et à ses fils.
Les offrandes
Dans cette Parasha, l’ordre des offrandes est présenté différemment qu’au début du Lévitique. II est surtout basé sur l’identité de ceux qui consomment les sacrifices et sur la manière de les manger.
– L’holocauste (olah) devait brûler complètement.
– Pour les autres offrandes (minchah, chatat, asham, sh’lamim), une partie était consumée sur l’autel et l’autre consommée par Aaron et par ses fils.
– Les offrandes d’holocauste (olah), de fleur de farine (minchah), d’expiation (chatat) et de culpabilité (asham) étaient définies comme étant très saintes et pouvaient uniquement être mangées par les prêtres dans un lieu saint.
– Les offrandes d’actions de grâces (sh’lamim) pouvaient être consommées par tous les membres de la famille des prêtres, par celui qui offrait le sacrifice ainsi que par ses amis.
Quelques mots sur l’olah et la minchah
– L’olah, l’holocauste (Lév. 1) était une image de l’adorateur consacrant totalement sa vie à Adonaï et à l’obéissance à Ses commandements.
C’est ce concept que Paul avait à l’esprit lorsqu’il écrivit Rom. 12:1-2: « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
Ce sacrifice offert chaque soir et chaque matin, entièrement consumé sur le feu, était le symbole d’une prière toujours plus intime et profonde avec Dieu.
Ce sacrifice perpétuel permettait d’entretenir le feu de la foi tous les jours et de rester en communion permanente avec le Seigneur.
– La minchah, l’offrande de fleur de farine (Lév. 2) était une offrande végétale contenant la même quantité de farine que la manne, soit un omer, quantité de pain nécessaire pour la vie d’une personne. La minchah consumée pouvait donc être considérée comme une sorte d’holocauste, d’olah, image de l’offrande de sa vie.
L’animal offert était l’image du sacrifice de l’homme venant avec un cœur sincère et repentant et s’abandonnant à la volonté du Père pour être complètement uni à Lui et faire Sa volonté.
Par conséquent, la signification profonde du sacrifice est le sacrifice de soi-même, de sa propre vie.
Yeshoua a montré l’exemple en se livrant totalement, pleinement à Dieu. Il a ainsi accompli la Torah.
– Ces deux types d’offrandes étaient en lien avec l’autel de l’encens représentant le ministère de la prière.
« Que ma prière soit devant ta face comme l’encens, et l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir. » Ps. 141:2
Les sacrifices
L’agneau offert chaque soir et chaque matin était le symbole d’une prière faisant entrer dans une intimité plus profonde avec Dieu.
« Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m’as ouvert les oreilles; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis: Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur. » Ps. 40:7-9
« Offre pour sacrifice à Dieu des actions de grâces, et accomplis tes vœux envers le Très-Haut. » Ps. 50:14
Les sacrifices n’étaient que l’apparence de réalités plus profondes. En effet, Dieu désire des cœurs sincères et contrits ayant Sa Torah inscrite dans le cœur et s’engageant à faire Sa volonté.
« Si tu avais voulu des sacrifices, je t’en aurais offert; mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé: Oh Dieu ! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. » Ps. 51:18-19
Les sacrifices d’expiation et de culpabilité étaient aussi des images et l’ombre des choses à venir.
« En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices; car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. » Héb. 10:1-4
Tous ces sacrifices montrent que l’homme est en mesure d’avoir une relation avec Adonaï uniquement à travers le sang expiatoire d’un substitut innocent.
Le sang des animaux aspergé et/ou appliqué était l’image du Messie qui, un jour, verserait Son sang pour assurer notre rédemption éternelle.
A chaque Yom Kippour, le souverain sacrificateur arrivait avec du sang d’animal et il obtenait le pardon de ses péchés, de ceux de sa famille et du peuple.
Le mot « réparation » en hébreu a pour racine trois consonnes (kaph, pé, resh) signifiant « couvrir ». Dans l’Ancienne Alliance, les péchés étaient donc couverts.
Maintenant, avec la Nouvelle Alliance, c’est un sang bien meilleur que celui des boucs et des taureaux, c’est le sang de Yeshoua, qui a accompli la Torah. Son sang fait plus que couvrir les péchés, il les ôte.
Accomplissement
Yeshoua: le sacrifice de culpabilité parfait (asham)
Dans Es. 53.7, apparaît l’image de Yeshoua se sacrifiant volontairement pour nous sauver: « Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche. »
Tout comme l’adorateur posait ses mains sur l’offrande pour lui transférer son péché, de la même manière nos péchés sont déposés sur Yeshoua.
Héb. 10:4 dit que le sang des boucs ne peut pas enlever les péchés. Seul Yeshoua peut enlever, expier le péché…
Le sacrifice de culpabilité (asham) est ainsi une image de ce qu’Il a fait sur la croix.
« Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous… Il verra une postérité et prolongera ses jours; et l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités. »
Es. 53:4-6, 10b-11
Adonaï a fait preuve de patience en recouvrant et en pardonnant les péchés des hommes pieux jusqu’au sacrifice parfait de Son Fils sur la croix.
Ainsi, l’homme pieux de la Nouvelle Alliance regarde en arrière pour contempler l’œuvre du Messie à la croix, tandis que celui de l’Ancienne Alliance regarde en avant en se réjouissant d’un futur accomplissement.
Le sacrifice de Yeshoua est la base de la rémission des péchés des deux alliances.
« C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. »
Rom. 3:25-26
Yeshoua a effacé les conséquences de la chute, la honte et la culpabilité. Son sacrifice parfait a ôté le péché et la conscience du péché, faisant de nous des êtres justifiés qui reçoivent la nature de Dieu. Ainsi le Créateur nous voit justes comme si nous n’avions jamais péché.
Yeshoua est l’holocauste parfait (olah)
Il a offert Son corps comme un holocauste. Il n’avait même plus de vêtements.
« Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort. » Luc 23:34b
Et en même temps, sur la croix, il priait pour ses bourreaux.
Yeshoua a accompli les trois temps de prière quotidienne
Le judaïsme enseigne qu’il y a trois temps quotidiens de prière: à neuf heures, à midi et à quinze heures.
Le prophète Daniel, exilé à Babylone, est un exemple du Juif priant fidèlement trois fois par jour le regard tourné en direction de Jérusalem.
A neuf heures, Yeshoua était crucifié.
« C’était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. » Marc 15:25
A midi, les ténèbres sont apparues.
« La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éloï, Éloï, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » Marc 15:33-34
A quinze heures, Yeshoua expirait. C’était au moment où l’holocauste du soir était offert, le jour de l’agneau pascal.
« Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. Le soleil s’obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s’écria d’une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. » Luc 23:44-46
Yeshoua a complètement accompli la Torah.
En acceptant de donner Sa vie en sacrifice pour nous, Il a permis qu’on ne soit plus jamais séparé du Père à partir du moment où on L’a accueilli dans notre vie.
Les vêtements du souverain sacrificateur
(Tiré d’un enseignement de Jacques Colant sur Youtube)
« A notre nouvelle naissance, nous devenons le Temple du Saint-Esprit. Les vêtements du souverain sacrificateur disent quelque chose de la gloire de Dieu que nous reflétons en tant qu’enfants de Dieu.
Le but de ces vêtements est de souligner une mise à part en tant que sacrificateur, de refléter la gloire de Dieu et d’être comme une couronne posée sur nous.
Les vêtements du sacrificateur étaient liés au tabernacle, ils en étaient le copier-coller. Il y avait d’ailleurs des similitudes entre les couleurs des tentures et les habits.
Quand le prêtre mettait ses vêtements, il devait être identique au tabernacle… c’est comme s’ils se reconnaissaient mutuellement.
Le sacrificateur commençait par enfiler un caleçon de lin et une tunique de fin lin.
En hébreu le lin se dit Shesh et sa valeur numérique est 6.
HaShishi est le sixième jour, jour où Adam a été créé par Dieu, à Son image.
Le jour 6 représente aussi le jour de la ressemblance.
Adam est créé le 6ème jour, le jour du lin pur.
Par conséquent, tout sacrificateur revêtant sa tunique de lin était semblable à Adam, sans péché avant la chute ou incarnait la préfiguration du nouvel Adam qui allait venir.
Un autre élément illustrant les réalités à venir est le pectoral dont la valeur numérique est 358.
Le Messie a une valeur numérique de 358.
L’huile d’onction, l’onction a comme valeur numérique le 358.
Il y a donc un rapport et un lien évidents entre le fin lin, l’onction, la fonction messianique et le jour 6.
En Dieu tout est « UN, echad », tout est construit de manière à former un ensemble et une unité.
Ainsi le prêtre était l’image du Messie, le grand Souverain Sacrificateur. En effet, il devait y avoir une correspondance avec le tabernacle étant donné que ce dernier était l’image du temple du Saint-Esprit que nous sommes aujourd’hui. »
Après avoir été lavés et purifiés de nos péchés par le Seigneur, nous pouvons revêtir les vêtements du sacrificateur:
– La tunique de fin lin: nous avons été rendus justes, car la justice de Dieu a été rendue à la croix. Par conséquent, le Seigneur nous voit comme si nous n’avions jamais péché.
– Sur cette base de justification, il est alors possible de revêtir tous les autres habits du sacrificateur, équipement nécessaire pour servir Dieu.
– Le turban sur lequel est écrit: « Sainteté à l’Eternel » signifie la mise à part faite par l’Eternel qui nous délègue une part de Son autorité pour les œuvres qu’Il a préparées d’avance.
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » Eph. 2:10
Réflexion et prière
– Demander une révélation toujours plus profonde de ce que Yeshoua a accompli pour nous afin d’être transformés.
– A l’image de Yeshoua notre Sauveur, offrir notre vie comme un sacrifice vivant: elle ne nous appartient plus.
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » Jean 4:34
– Porter dans la prière et l’intercession tous ceux que Dieu nous confie.
– Leur transmettre ce que Dieu veut que nous leur transmettions.
La Haftarah: un regard complémentaire
Dans la Torah, Dieu donne des instructions précises quant aux divers sacrifices. Par Jérémie, Il précise qu’Il ne veut pas recevoir des sacrifices pour recevoir des sacrifices mais Il aspire à ce que Son peuple écoute Sa voix (7:23). L’offrande sera alors le reflet de ce que le donneur vit.
L’holocauste, par exemple, symbolise l’adorateur s’offrant entièrement au Seigneur afin de se mettre à Son service. Par conséquent, si une personne offre un sacrifice sans tenir compte de son sens véritable et sans être en communion avec le Créateur, elle passe à côté du but pour lequel le don est offert. C’est ce que faisait Israël du temps de Jérémie et du temps de Samuel qui a dit: « L’obéissance vaut mieux que les sacrifices. » 1 Sam. 15:22
Offrir un sacrifice à l’Eternel sans être en communion avec Lui n’est pas quelque chose qui Lui est agréable et refuser d’écouter Sa voix conduit à des dérives pouvant aller jusqu’à l’abomination. A Topheth, lieu proche de Jérusalem, des Israélites offraient leurs enfants au dieu Moloch en les brûlant vifs. Sachant que les esprits derrière ces dieux antiques sont toujours actifs, quels visages le dieu Moloch prend-il de nos jours ? Quel message Dieu adresse-t-Il à Ses enfants aujourd’hui ?
Le deuxième texte proposé fait allusion au sacrifice de culpabilité mentionné dans Lév. 5:20-26. Dans cette Haftarah, Jérémie cite quelques attributs du Seigneur, encourageant les enfants d’Israël à se glorifier de connaître l’Eternel.
Raphaël Sadin donne un enseignement très instructif en lien avec Jér. 9:22-24.
Tout d’abord, il mentionne les trois caractéristiques présentes chez l’être humain:
– L’intellectuel: celui qui étudie et aime développer le savoir
– L’émotif: celui qui met l’accent sur les rapports humains, qui est plein de force et de vaillance
– L’homme qui aime le concret, réalisant dans la matière les choses.
Ce rabbin poursuit en mentionnant trois pièges liés aux divers types de personnalités, tous trois conduisant l’homme à se glorifier de ses propres capacités plutôt que de se glorifier d’avoir de l’intelligence et de connaître le Seigneur.
Le premier piège consiste à s’enfermer dans le savoir. Cette attitude conduit à se vanter de sa propre intelligence et a pour conséquence une difficulté d’accueillir la vérité présente chez autrui. Il est vrai que pour entrer en relation, il y a un besoin de ramener l’autre à ce que nous comprenons de lui. Autrement dit, ce que nous connaissons de quelqu’un c’est ce que nous avons saisi de lui. Mais, chez notre prochain, il y a aussi quelque chose d’infiniment plus grand que ce que nous en avons capté. Par conséquent, est intelligent celui qui a la capacité de vivre la différence et de développer l’altérité.
Le second piège est lié à la gestion des émotions. Certains sont prêts à tout sacrifier pour vivre une émotion et ne se sentent exister que lorsqu’il y a une épopée à vivre. Ce qui était une qualité devient alors une motivation en soi, un système enfermant qui ne s’inscrit plus dans un service rendu à Dieu.
Quant au troisième piège il est plutôt matériel, l’avoir devenant un substitut à l’être. En cherchant à faire fortune, à amasser des biens terrestres, l’homme se définit à partir de la matière, faisant alors abstraction de sa partie spirituelle.
Dans Jér. 9:24, Dieu révèle à Son peuple quelle attitude avoir: « Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Eternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre, car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Eternel. » Autrement dit: « Tu pourras te glorifier si tu as réfléchi et que tu me connais. »
Pourquoi est-ce la seule chose qui intéresse Dieu ?, s’interroge Sadin.
Lorsque l’être humain se vante uniquement de connaître l’Eternel, que sa vie s’est transformée en mission spirituelle et que sa vaillance est dépourvue de toute gloire égocentrique, il peut alors se glorifier dans le Seigneur, comme le dit aussi Paul. 2 Cor. 10:17
Dans ce contexte, l’homme peut se glorifier car il est dépouillé de l’orgueil, son centre n’étant plus lui-même mais étant la Présence même de Dieu et de Sa Parole. Il est en symbiose avec Quelqu’un de plus grand que lui. Cette dimension étant épurée de tout ego, il peut alors faire l’éloge de la lumière de Dieu présente en lui. Il sait que les choses ne viennent pas de lui mais de cette part divine qui est en lui et qui agit.
Ces paroles font étrangement penser à celle de notre Messie : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire (…)
Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. » Jean 15:5,8
Sadin conclut en disant que nous pouvons nous glorifier en disant par exemple:
« C’est extraordinaire comme je suis capable d’étudier la Torah. Je vais le dire de manière à mettre en exergue cette partie divine qui est en moi, indépendamment de l’égo… que cette Torah que je vis, cette pensée que je pense, cette émotion que je ressens et ces actes que je fais… ces trois dimensions-là peuvent être traduites en mots.
C’est cela l’épreuve finale: quand je peux véritablement faire l’éloge de cela en disant: c’est extraordinaire, c’est une grande chose que j’ai faite mais je le dis sans orgueil parce que ce je ce n’est pas moi, c’est la lumière divine en moi. »
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Si nous nous arrêtons sur le sacrifice de l’holocauste en méditant les textes suggérés, plusieurs perles sont à relever afin de mieux saisir comment cette offrande peut s’accomplir dans le Nouveau Testament.
Le baptême de Yeshoua, sa tentation au désert ont été des étapes de préparation à son ministère: réconciliation des hommes avec le Père et manifestation du Royaume des cieux sur la terre. Avant son passage au désert, Yeshoua était rempli du Saint-Esprit (Luc 4:1) mais, après cette expérience, il était revêtu de la puissance de l’Esprit. Luc 4:14
Le message qu’Il a alors prêché était le suivant: «Le temps est accompli, et le Royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. » Marc 1:15
A la suite de Son Maître, le croyant a aussi besoin de préparation afin d’entrer dans un service qui portera du fruit. En passant par les eaux du baptême, il signifie la mort de la vieille nature ainsi que sa disponibilité à faire uniquement la volonté du Père. Le disciple n’étant pas plus grand que son Maître, il vivra aussi des périodes de désert dans lesquelles il apprendra à devenir vainqueur des tentations.
Après ce temps de préparation, il sera important de développer l’intimité avec Dieu. Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul parle de la communion au sang et au corps du Christ, ajoutant qu’il ne peut pas y avoir de mélanges en communiant à d’autres autels.
Jean précise dans son Evangile: « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle. » Jn 6:54
Manger c’est communier ! Manger c’est être UN avec le Créateur.
En prenant la Sainte-Cène, en adorant le Père, nous développons cette intimité.
Jean donne aussi des pistes pour rester UN avec Dieu: « Demeurez dans mon amour… en gardant mes commandements… » Jn 15:9-10
Il ajoute: « Que tous soient un afin que le monde croie… connaisse que tu m’as envoyé… que tu les as aimés. » Jn 17:21,23
Introduction à l’alphabet hébraïque
SAMEKH: quinzième consonne de l’alphabet
Sens premier: arbre
Sens dérivé: racines en terre et dans le ciel, deux appuis permettant à l’arbre -homme de se dresser dans la solidité et la continuité des recommencements ; il sera alors échelle pour les uns, arbre de repos pour les autres.
Valeur numérique: 60, humain accompli
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


