Parasha 26
Shemini… (Le huitième…)
La Torah: Lévitique 9:1 à 11:47
La Haftarah: 2 Samuel 6:1 à 7:17
La Bessora: Marc 1:16 à 28
Actes 5:1 à 11; 10:1 à 35
2 Corinthiens 6:14 à 7:1
Galates 2:11 à 16
1 Pierre 1:14 à 16
La Torah: notre instruction
Dans cette Parasha, Aaron et ses fils offrent les premiers sacrifices après sept jours d’attente devant la tente de la rencontre. Lév. 9
Au chapitre 10, la mort de deux fils d’Aaron, Nadav et Avihou, est narrée. Ils sont consumés par le feu de l’Eternel après avoir offert un feu étranger.
La Parasha se termine avec une liste des animaux que l’homme peut manger et ceux qu’il n’est pas autorisé à manger. Lév. 11
Ce que signifie être un sacrificateur
Attitude à avoir
– Le sacrificateur est appelé à la consécration et à la sanctification afin de s’approcher de Dieu et de Le servir. Il s’offre alors à Lui en s’abandonnant dans une crainte respectueuse et une obéissance qui L’honore.
Aujourd’hui encore, nous sommes appelés à progresser dans la sanctification et la consécration. Cette démarche demande une humilité totale, une écoute entière et une obéissance parfaite aux commandements d’Adonaï.
La consécration se vit par étapes, de gloire en gloire, si du moins nous laissons l’Esprit agir dans nos vies et que nous acceptons les épreuves parfois nécessaires afin de porter toujours plus de fruit. Jn 15:2
– Continuer de grandir spirituellement est un autre facteur important dans la vie du sacrificateur. Durant les sept jours de la Fête des Pains sans levain, l’occasion était donnée d’apprendre à se dégager de toute fausseté, de toute hypocrisie, de toute forme de méchanceté.
Afin de grandir à la ressemblance de Yeshoua, il est également nécessaire, de nos jours, de se débarrasser régulièrement du levain, symbole de tout ce qui est faux, tordu, hypocrite et méchant. Avec l’aide du Saint-Esprit et la connaissance de la Parole, nous serons alors en mesure de discerner ce qui est saint de ce qui ne l’est pas.
Ce cheminement profond nous conduira à vivre « en nouveauté de vie » et s’inscrira dans ce huitième jour où la gloire de Dieu pourra apparaître et se manifester dans les temples que nous sommes.
Le chiffre 8 est le signe du renouveau, d’un commencement où la nouvelle création pourra se développer. Cette nouvelle saison à laquelle le Seigneur destine Ses sacrificateurs verra le jour après un temps de consécration et de purification.
Responsabilités spirituelles
Le but du ministère de sacrificateur est de réparer, corriger, purifier tous ceux qui ont péché.
Dans ce sens, Yeshoua a parfaitement accompli ce que les sacrificateurs faisaient de manière temporaire au travers des sacrifices offerts durant leur service.
En tant que sacrificateurs aujourd’hui, Dieu s’attend à ce que nous vivions également une démarche personnelle empreinte de repentance et suivie d’une intercession en faveur de ceux qui nous sont confiés.
En d’autres termes, suivons le conseil de Yeshoua: occupons-nous d’enlever d’abord la poutre qui est dans notre œil. Nous saurons alors comment ôter la paille qui est dans l’œil de notre frère. Luc 6:41-42
« Oter la paille » comprend différents aspects incluant par exemple:
– Etre un modèle montrant le chemin et aidant le peuple à s’approcher de Dieu.
– Etre un intercesseur. Veiller… après s’être d’abord offert soi-même comme un sacrifice vivant à Dieu.
– Connaître et enseigner la Torah.
Bref rappel des cinq types de sacrifices
– Hatat: sacrifice pour le péché d’expiation.
– Holocauste: sacrifice le plus élevé, revenant entièrement à l’Eternel. Le sacrificateur était UN avec LUI dans une relation intime, le Saint-Esprit fusionnant avec son esprit.
– Shlamim: sacrifice d’actions de grâces donnant la paix, sacrifice offert après avoir bénéficié du pardon des fautes.
– Minchah: offrande végétale, pain sans levain mis sur le feu.
Ces quatre sacrifices étaient accomplis le huitième jour.
– Asham: sacrifice de culpabilité.
En ôtant le péché, la culpabilité disparaissait. Par conséquent, ces deux sacrifices (hatat et asham) allaient ensemble.
– Les sacrifices d’expiation et les holocaustes étaient le symbole de la propre mort du pécheur qui s’approchait de Dieu avec un cœur repentant, sincère, humble et entier.
« Moïse dit: Vous ferez ce que l’Eternel a ordonné; et la gloire de l’Eternel vous apparaîtra. » Lév. 9:6
La montagne du Sinaï et le Mishkan: deux lieux de révélation de la Gloire de Dieu
– Entre ces deux lieux, il y a eu l’épisode du veau d’or.
– Par l’intercession de Moïse, la Gloire, la Shekhinah en hébreu, est revenue parmi le peuple et au travers de la fabrication du Mishkan. Le peuple a ainsi pu accueillir la suite des commandements reçus au Mont Sinaï, là où la Shekhinah était présente. Le Mishkan était ainsi une continuation de la révélation divine.
– Dès le chapitre 11, après avoir reçu les autres lois, le peuple était appelé à aller jusqu’à la terre promise dans le but de la conquérir et d’hériter du pays promis.
– Au premier Nissan, premier jour de la nouvelle année biblique, la Shekhinah a rempli le Miskhan.
Après la cérémonie des sept jours où Aaron et ses fils sont restés devant la tente, les Israélites ont amené leurs sacrifices. Dans cette période de transition et d’inauguration, Moïse a passé le relais de la sacrificature à Aaron et à ses fils.
Une fois les sacrifices d’inauguration accomplis, la Shekhinah est apparue aux yeux de tout le peuple. Le peuple pouvait désormais s’approcher d’Adonaï au travers des sacrifices.
– Une phrase revient très souvent: « Tout faire selon ce que YHVH avait ordonné à Moïse… »
En parlant de Nadav et d’Avihou, il est dit qu’ils ont amené un feu étranger: « Ce que YHVH ne leur avait point ordonné… »
En effet, Nadav et Avihou avaient pris un feu pour allumer des brûle-parfums. Au moment où ils ont voulu mélanger le pur et l’impur, ils sont morts.
Ainsi, tout ce qui est étranger, fait de mains d’hommes, ou initiative humaine n’est pas agréé par l’Eternel. En agissant de la sorte, Nadav et Avihou l’ont payé de leur vie.
La vraie sainteté se trouve dans l’amour exclusif pour l’Eternel et pour le prochain.
L’accomplissement en Yeshoua
Shemini était le huitième jour, celui où Aaron et ses fils offrirent les premiers sacrifices.
En offrant Sa vie comme un sacrifice vivant, Yeshoua a vécu ce huitième jour, celui du renouveau et de la restauration de toutes choses. Il a accompli l’holocauste et l’offrande végétale.
En donnant Sa vie pour les péchés du monde, Il a aussi accompli le sacrifice pour le péché et Il a obtenu la paix avec Dieu au travers du sacrifice d’actions de grâces.
En accomplissant tous ces sacrifices du Lévitique, Yeshoua a accompli la Torah et la Gloire de Dieu a pu être répandue.
Yeshoua invite à marcher à Sa suite
Quelques points pratiques peuvent nous aider:
– Entrer dans la Présence du Père par la louange, l’adoration, la méditation…
– S’abandonner toujours davantage entre Ses mains… En agissant ainsi, Il manifestera Sa souveraineté dans notre cœur, lieu sur lequel Il règne et qui est devenu Son trône.
– Proclamer que le sang de Yeshoua coule continuellement pour pardonner et purifier.
– Invoquer le Nom d’Adonaï pour que Sa Présence se manifeste et que Sa Shekhinah (Sa Gloire) descende.
– « Alimenter l’autel » afin que le feu brûle jour et nuit pour entretenir l’intimité et la communion avec le Père.
Vivre dans la Nouvelle Alliance
– Pour vivre dans la Nouvelle Alliance, il ne faut plus avoir conscience de la chute qui a eu lieu dans le jardin… ne plus avoir conscience du péché qui colle à la peau… En effet, une fois pardonnés et purifiés, Dieu nous voit comme si nous n’avions jamais péché. Par conséquent, se présenter constamment avec le souvenir de nos fautes, c’est venir avec quelque chose d’impur alors qu’on s’apprête à Lui faire des offrandes saintes et qui Lui plaisent.
– En passant par la circoncision, le cœur de pierre est « coupé » et remplacé par un cœur de chair. Il en résulte que la personne aura un cœur transformé. Elle fera désormais les choses par amour, la vraie circoncision manifestant l’amour de Dieu. Jn 14
– Yeshoua apparaît aux disciples le huitième jour, montrant à Thomas, absent le jour de la résurrection, les cicatrices de l’alliance. Ce qui permet aux disciples et à chacun d’entrer dans le huitième jour, c’est de croire qu’Il a porté les marques de l’alliance.
Qu’y a-t-il à FAIRE ? La réponse est RIEN ! Il y a à ETRE, à SE LAISSER CIRCONCIRE, à DEVENIR UN avec LUI, apprenant à vivre l’intimité dans Sa Présence.
– La juste attitude devant Dieu est une relation de cœur à cœur, en s’approchant de Lui sur la base du sacrifice de Yeshoua à la croix.
Pourtant s’approcher d’Adonaï ne se fait qu’en étant correctement protégés tant Sa sainteté est intense.
La nuée sur le Mont Sinaï protégeait d’une rencontre directe avec la Shekhinah.
La fumée de l’encens, qui était une image de l’intercession, protégeait le souverain sacrificateur d’une rencontre directe avec la Shekhinah.
En offrant du feu étranger, Nadav et Avihou s’approchèrent du Dieu Saint sans l’intercession nécessaire, donc sans la protection de la Shekhinah. C’est la raison pour laquelle ils furent consumés par Sa Sainteté.
– Le Miskhan est l’esquisse du Corps du Messie.
Israël a construit le Miskhan pour que la Shekhinah d’Adonaï y demeure.
De nos jours, il en est de même pour nos corps devenus le temple du Saint-Esprit. Nous sommes sanctifiés, mis à part pour que Sa Shekhinah demeure en nous. C’est pourquoi il est impératif de vivre une vie consacrée en devenant le sacrifice vivant dont parle Paul:
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Rom. 12:1-2
Tony Robinson explique que « Yeshoua forme ses disciples afin qu’ils puissent assumer les fonctions de leur ministère au sein du Mishkan de leurs corps. »
Dans son évangile, chapitres 13 à 17, Jean décrit comment Yeshoua a formé ses disciples et donne aussi quelques facettes de l’accomplissement de la Torah.
Jean 13
– La cuve d’airain était là pour se laver les mains et les pieds, se purifier au fur et à mesure de la marche. Une purification était nécessaire avant d’officier comme sacrificateur.
« Tu feras une cuve d’airain, avec sa base d’airain, pour les ablutions; tu la placeras entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau, avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds. » Ex. 30:18-19
Yeshoua lave les pieds de ses disciples, tout comme les prêtres étaient lavés dans la cuve d’airain avant de commencer leur service.
« Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » Jn 13.3-5
Dans Jean 13.9-10 Yeshoua précise, qu’une fois lavé, le disciple « n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur… » ce qui revient à développer un style de vie où il apporte simplement au Seigneur ce qui l’a a sali dans sa marche quotidienne.
Lorsque nos pieds sont lavés, nous sommes alors prêts à laver les pieds des autres. Paul en donne un exemple: « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » Gal. 6:1-2
Evangile de Jean chapitres 14 à 16
Un parallèle existe entre le tabernacle (le Mishkan) et nos corps: ils sont le Temple de Dieu dans lequel Il vient habiter par Son Esprit.
– L’Esprit consolateur est en nous.
« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous… » Jn 14:16-18
– Tout comme l’autel de l’encens (image du ministère d’intercession) et la menorah (image de l’Esprit de Dieu) étaient complémentaires, il y a une interaction entre l’intercession et le Saint-Esprit.
En intercédant au Nom de Jésus, selon Sa volonté, la demande sera acceptée.
« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Jn 14:13-14
Dans Eph. 6:18a, l’apôtre Paul recommande de prier en étant inspiré par l’Esprit.
« Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. »
– Demeurer
« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples… Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. » Jn 15:7-8 et 16
Autre lien entre l’autel de l’encens et la menorah
Dieu promet qu’Il enverra Son Esprit et Sa gloire, dans les temples que nous sommes.
La réalisation de cette promesse aura plusieurs conséquences bénéfiques:
– Il enseignera toutes choses.
« Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jn 14:26
– Il convaincra de péché, de justice, de jugement.
« En ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. » Jn 16:9-11
– Il conduira dans toute la vérité.
« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » Jn 16:13
Demeurer en Lui est indispensable pour que l’Esprit de Dieu puisse agir dans les temples que nous sommes afin que cela produise du fruit et donne de la joie.
« Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire… Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Jn 15:4-5, 11
La Table des Pains de Proposition est l’image du Messie
Ce pain représente Ses Paroles.
Dans Jean 6, Yeshoua dit qu’Il est le Pain de Vie. Il dit que nous devons Le manger, c’est-à-dire accepter Ses enseignements. Le pain qu’Il offre ce sont Ses Paroles.
En accueillant Ses Paroles et en les mettant en pratique, nous bâtissons notre maison sur le roc. Notre vie résistera ainsi à toutes les tempêtes de la vie.
Ces Paroles deviennent alors réalité dans notre vie et réalité dans la vie de ceux qui nous sont confiés. C’est ainsi que nous portons du fruit et glorifions le Seigneur.
Réflexion et prière
Le but des Parashiot est de se laisser transformer, de méditer ces textes en vue de recevoir toujours plus de révélations.
C’est en tournant Sa Parole en prière que l’Esprit pourra être à l’œuvre et accélérer le processus de transformation.
– Continuer de demander le désir, la volonté de s’offrir comme un sacrifice vivant à la suite de Yeshoua qui a montré l’exemple:
« Ma nourriture c’est de faire la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »
– Grandir dans cet appel de devenir des sacrificateurs sur qui le Seigneur peut compter.
Etre des intercesseurs, veiller.
Etre des modèles d’abord dans notre manière de vivre et ensuite par nos paroles, être capables d’aider les croyants à s’approcher de Dieu.
Enseigner, encourager, soutenir, corriger dans l’amour.
La Haftarah: un regard complémentaire
Dans les textes de cette semaine, des événements douloureux sont rapportés. Les conséquences dramatiques qui en résultent rappellent l’importance de tout faire selon les instructions d’Adonaï.
En effet, Nadav et Avihou sont morts d’avoir apporté du feu étranger, ce qui ne leur avait pas été ordonné. Lév. 10:1
Uzza meurt d’avoir saisi l’arche alors que le Seigneur avait demandé à ce qu’elle soit portée sur les épaules. 1 Chron. 15:2; Nb 4:15
Ces sentences peuvent paraître bien sévères mais la sainteté de l’Eternel ne peut cohabiter avec la désobéissance de l’homme. Rappelons aussi que l’arche était un objet central dans le tabernacle: le Nom de Dieu, qui résidait entre les chérubins, y était invoqué. 2 Sam. 6:2
Cette arche représentait en quelque sorte le trône de Dieu sur terre.
Le rabbin Haïm Ouizemann évoque plusieurs raisons qu’il a recueillies des sages d’Israël et pour lesquelles ces trois hommes sont morts.
Selon Rachi, les deux fils d’Aaron ont trouvé bon, dans leur enthousiasme, d’ajouter une nouvelle part d’encens dans le feu apporté à l’Eternel. Cette initiative a fait de cette offrande un feu étranger. En effet, le prêtre (cohen) ne devait en rien modifier l’injonction divine.
Lév. 16:12-13
Quant à Uzza, un rabbin fait remarquer que sa mort était déjà inscrite dans le nom de son père, Abinadab étant la contraction de Nadav et Avihou, des deux fils d’Aaron.
D’autre part, plusieurs raisons sont avancées pour expliquer la mort subite d’Uzza.
Tout d’abord, il n’a pas suivi les instructions de la Torah précisant que l’arche devait être portée sur les épaules par un Kehathite. Nb 7:9
Ensuite, l’atmosphère prévalant dans le camp de David lors de la première montée de l’arche n’était pas appropriée à la sainteté de l’arche. David et le peuple jouaient de toutes sortes d’instruments qui étaient en réalité des instruments de musique profanes. 2 Sam. 6:5
« Ainsi les fils d’Aaron rajoutent une part d’eux-mêmes avec tout le sérieux qui est le leur. Israël, par le biais d’Uzza, fait abstraction des règles entourant l’arche de l’alliance (….) La volonté divine doit transcender la volonté humaine. Le cohen, dont la racine est kaph, hé, noun signifie servir le Seigneur; par conséquent, il doit effacer toute forme d’égo. » Ouizemann
Ce rabbin rappelle les paroles de l’Eternel données à Moïse:
« Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne. Mettez-les en pratique, afin que vous viviez, et que vous entriez en possession du pays que vous donne l’Eternel, le Dieu de vos pères. Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l’Eternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. » Deut. 4:1-2
Après un séjour de trois mois chez Obed-Edom, l’arche se dirige vers sa destination finale.
Lors de cette deuxième montée, ce sont des cris de joie accompagnés du son du shofar qui retentissent, ce shofar qui a retenti au moment du don des dix Paroles exprimées par l’Eternel au Mont Sinaï. Ex. 20:18
L’attitude de David est remarquable: il loue Dieu de tout son cœur, sans aucune crainte des hommes, et bénit le peuple qui lui est confié. Cette humilité ainsi que l’amour manifesté au peuple sont et seront la source de son autorité. 2 Sam. 6:21-22
En voulant honorer le Seigneur par la construction d’un temple, le roi entendra, de la bouche du prophète Nathan, les bénédictions que Dieu a en réserve pour lui et pour tout Israël.
2 Sam. 7:8-11
Il entendra même des promesses concernant sa descendance, au-delà de ce qu’il avait imaginé: une maison à Son nom, un règne assuré, un trône affermi. 2 Sam. 7:13,16
Par son esprit humble et repentant, sa louange et son adoration, David a été un de ces hommes qui a préparé le chemin du Seigneur et le royaume messianique qui vient.
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Les textes proposés dans le Nouveau Testament soulignent également ce que la Torah enseigne: Dieu ne tolère pas le mélange. Il est Saint et demande à Son peuple d’être saint. Israël et les croyants issus des nations pourront alors manifester la gloire de Dieu au sein du peuple et dans le monde.
Dans les Actes, deux exemples très différents sont rapportés et incitent à la réflexion.
Corneille, un craignant Dieu, fait beaucoup d’aumônes et prie continuellement. Il a soif de mieux connaître le Seigneur, faisant profiter famille et amis de l’invitation lancée à Pierre et qu’il accueille avec respect. Cette attitude humble et ouverte le conduit à recevoir le Saint-Esprit avec ceux qu’il a invités chez lui.
Ainsi, dans un contexte saint ou dans une attitude de repentance, la gloire de Dieu peut se manifester.
Ananias et Saphira, par contre, meurent d’avoir trompé les hommes par leur mensonge.
Dans une atmosphère impure, les conséquences du péché finiront par se manifester si les hommes refusent de se repentir. Elles pourront d’ailleurs se traduire de diverses manières.
C’est pourquoi le Seigneur donne ce conseil à plusieurs reprises:
« Ne touchez pas à ce qui est impur et je vous accueillerai. » 2 Cor. 6:17
« Soyez saints dans toute votre conduite (…) vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pi. 1:15-16
De ce fait, ce qui est pur va « contaminer » positivement l’entourage. La vie est plus forte que la mort et elle se propage !
A la suite de Yeshoua, l’occasion nous est aussi donnée de faire une différence dans ce monde. Par notre simple présence et parce que le Saint-Esprit demeure en nous, une atmosphère peut être changée, une parole peut amener la vie, manifestant ainsi le Royaume qui vient.
Introduction à l’alphabet hébraïque
AÏN: seizième consonne de l’alphabet
Sens premier: œil
Sens dérivé: le puits, œil du désert, son regard accueillant dévoile à l’assoiffé des ressources nouvelles
Valeur numérique: 70, nous oriente vers un secret enfoui
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


