La Torah: notre instruction

La Parasha de cette semaine s’appelle Emor ce qui signifie « Dis… Dis au peuple… »

L’intention est de donner des informations pour éclairer le croyant, pourvu qu’il écoute avec son cœur. 

Ces règles de vie sont à respecter pour rester saint et font suite à la Parasha Kedoshim.

 

Le sacrificateur devait apprendre à être un vase à part, propre et toujours prêt à l’emploi, prêt à recevoir l’onction du Saint-Esprit afin de déverser ensuite la bénédiction sur le peuple.

Le chapitre 23 du Lévitique parle des Fêtes de l’Eternel.

En hébreu, le mot « moed » (moedim au pluriel) signifie un temps fixé, un moment précis, un temps marqué. 

La racine de « moed » veut dire se réunir, se rencontrer.

En hébreu, ce mot se retrouve dans l’expression « La Tente du lieu de la rencontre ».

Ces mêmes lettres sont également présentes dans le mot rendez-vous.

 

« Moed » est aussi traduit en français par saison.

Dans Gen. 1:14, il est  dit que le soleil et la lune allaient servir de signes pour déterminer les saisons. 

Une meilleure traduction serait: « Qu’ils soient des signes et des rendez-vous pour marquer les époques, les jours et les années… »

 

Ces Fêtes sont donc des rendez-vous particuliers et sacrés. Elles appartiennent à l’Eternel qui les partage avec tous ceux qui se réclament de Son Nom.

Tout comme la Tente de la rencontre était l’endroit où une personne pouvait s’approcher d’Adonaï, il en est de même pour ces saints rendez-vous: une occasion de s’approcher du Créateur.

 

A plusieurs reprises, il est dit que ce sont de saintes convocations, des Fêtes perpétuelles. 

Lév. 23:14, 21, 31, 41

L’Eternel tient donc à bénir Son peuple, particulièrement ces jours-là. 

Ces sept convocations étaient également le moyen de rassembler tous les croyants, Juifs et non-Juifs devant l’Eternel.

 

Petit résumé des  premières Parahiot du Lévitique

– Les chapitres 1 à 17 parlent essentiellement de la sainteté du Tabernacle, le Mishkan.

– A partir du chapitre 18, la Torah met l’accent sur la sainteté au sein du peuple, être saint signifiant être mis à part.

– Lévitique 23 montre comment sanctifier le temps et le mettre à part. 

Les Moedim enseignent qu’il y a certains moments mis à part, remplis d’une sainteté particulière, le but de ces temps étant de développer une relation continue avec Dieu.

Dans les Moedim apparaît le plan de la rédemption, accompagné d’une purification totale dans la réalisation et l’accomplissement de ces sept Fêtes.

Au travers de ces rendez-vous et au travers des deux venues de Yeshoua, sept étapes sont révélées pour un rétablissement de l’être humain.

 

Le Shabbat est une délivrance hebdomadaire.

Chaque semaine, l’homme peut jouir de l’état originel perdu à la chute.

« Venez à moi vous tous qui êtes fatigués… »  Matt. 11:28

 

C’est la première Fête de l’Eternel à observer en vue de restaurer la relation avec le Père. 

Le Shabbat devient alors une position naturelle où l’homme apprend à vivre à partir du repos. Ainsi, au travers du Shabbat, Dieu restaure la position initiale de l’être humain, position qu’il avait perdue à la chute. 

Le fait qu’Adam ait été créé peu avant le Shabbat est révélateur: Dieu voulait d’abord que l’homme soit en relation avec Lui, dans le repos de Sa présence avant toute activité.

En vivant pleinement le Shabbat, l’être humain exprime sa confiance en Dieu qui pourvoit à tous les besoins tant spirituels que matériels.

Ce temps de communion et de repos permet d’entrer ensuite dans les œuvres préparées d’avance, en comptant sur les forces du Seigneur.

 

Les Fêtes de printemps

 

Fête de Pessah, la Pâque: début de l’année biblique

Délivrance annuelle

Cette Fête commémore la sortie d’Egypte et la libération de l’esclavage du peuple d’Israël (Exode 12). D’abord célébrée en famille, la Pâque est devenue ensuite l’occasion d’un grand rassemblement à Jérusalem. Après la destruction du Temple, elle a repris son caractère familial. 

Le mot Pâque, de l’hébreu Pessah, signifie le « passage » ou le « saut ». Cette Fête, réinterprétée au cours de l’histoire d’Israël, a toujours signifié le renouveau, le passage, la libération. 

 

Ainsi Pessah parle de la libération de tous nos esclavages, à commencer par celui du péché. 

Image du Messie mort pour nous

Jean-Baptiste compare Yeshoua à un agneau: « Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Jn 1:29

Tout comme les premiers-nés hébreux furent sauvés de la mort par le sang d’un agneau sur le linteau des portes, de la même manière nous sommes sauvés de la seconde mort à travers le Sang de l’Agneau.

 

Fête des pains sans levain

Le lendemain de la célébration de Pessah avait lieu la Fête des pains sans levain.

Le sang a délivré le peuple de la mort, il est sorti d’Egypte et de l’esclavage. Aujourd’hui nous sommes délivrés de l’esclavage du péché. 

Le sang chasse le levain du péché et de la religion (faire par soi-même pour mériter l’approbation de Dieu, pour Lui plaire).

Yeshoua rappelle qu’un peu de levain fait lever toute la pâte… d’où la nécessité de se débarrasser de toute forme de levain révélé par le Saint-Esprit.

En parlant des Pharisiens, Yeshoua a eu des paroles sévères: il leur a reproché de fermer la porte des cieux à ceux qui voulaient y accéder car ils mettaient un joug lourd sur le peuple: en effet, l’accent était mis sur le « faire » et non sur une relation avec Dieu.

 

Quand Jean-Baptiste proclame: « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », il annonce en réalité que Yeshoua va accomplir la Fête des pains sans levain car Il est venu ôter ce levain.

Il est Celui qui est Pessah, le pain sans levain venu du ciel et qui fera sortir le levain de nos vies.

 

Fête de l’Omer ou Fête des Prémices

Pendant la Fête des pains sans levain, une gerbe d’orge était agitée le lendemain du Shabbat, prémices des récoltes futures.

Par Sa résurrection d’entre les morts, Yeshoua est les prémices de tous ceux qui, à leur tour, ressusciteront.

« Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. » 1 Cor. 15:20

 

Dans le balancement de la gerbe, on peut voir prophétiquement l’ombre de la résurrection de Yeshoua. En effet, l’orge est une image du Messie et agiter la gerbe une image de la résurrection.

 

Entre la Fête des Prémices et la Fête de Shavouot (Pentecôte), il y a sept semaines, donc sept Shabbatot. Cette période correspond à un temps de préparation, afin de recevoir une nouvelle révélation de la Parole ainsi que la puissance que Dieu veut déverser sur Son peuple.

Yves Coënne fait remarquer qu’il a fallu un jour, le 14 Nissan (soir de la célébration de Pessah) pour sortir d’Egypte. Par contre, il a fallu quarante-neuf jours, donc quarante-neuf étapes, pour que l’Egypte sorte du cœur des Israélites… Ce qui amène à Shavouot, rappel du don de la Torah.

Un rabbin non messianique, Mendel Nisenbaum, ajoute que le peuple était plongé dans quarante-neuf portes d’impureté suite à sa sortie d’Egypte. Il va donc compter quarante-neuf jours pour prendre conscience de la grandeur de Dieu et arriver prêt au pied du Mont Sinaï.

En effet, compter nos jours est une élévation et un travail, chaque jour représentant un niveau supplémentaire de croissance et de maturité. Un jour compté signifie que quelque chose a été accompli.

C’est pourquoi, en comptant quarante-neuf jours, nous entrons dans les quarante-neuf portes de la sainteté qui viennent remplacer les quarante-neuf portes de l’impureté.

Dans la pensée hébraïque, compter a le sens de « clarté ».

Par conséquent, un jour compté est un jour supplémentaire qui brille, un jour dans lequel nous avons progressé. Cette expérience de vie est appelée le compte de l’Omer.

 

Nous aussi, par la grâce de Dieu, nous sommes sortis de l’esclavage et nous pouvons nous préparer à Shavouot en comptant ces quarante-neuf jours, conscients que chacune de ces journées nous permet d’avancer. 

 

La Fête de Shavouot, Pentecôte

Pour les Juifs, cette Fête commémore le don de la Torah.

Pour les chrétiens, elle rappelle le baptême du Saint-Esprit descendu sur les apôtres. Dans l’Alliance renouvelée, la Torah éclairée par le Saint-Esprit permet une révélation plus intense du message ainsi qu’une transformation profonde de nos cœurs.

Lors de la création, Adam est devenu vivant quand Dieu a soufflé dans ses narines.

De même, quand le Saint-Esprit souffle sur les disciples, Dieu les fait naître d’En-Haut. Ils deviennent alors pleinement vivants, ayant la Parole de Dieu inscrite dans leurs cœurs. 

  

A Pentecôte, Dieu allie la Torah à l’Esprit. Il souligne que la Parole écrite doit être lue avec la révélation du Saint-Esprit: c’est Lui qui révèle, vivifie et rend la Parole écrite vivante.

Shavouot est aussi une Fête associée à la récolte du blé. 

Le blé est une image représentant les croyants. Ainsi Shavouot est en rapport avec une récolte d’âmes: trois mille âmes furent sauvées lors de la première Pentecôte.

« Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse. Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. » Ac. 2:40-41

 

Lors de cette première Pentecôte, la vie a remplacé la mort spirituelle chez ceux qui se sont tournés vers l’Eternel. Ainsi, l’offrande de blé lors de Shavouot était déjà une image prophétique des trois mille âmes qui allaient être sauvées suite à la prédication de Pierre.

Lorsque la vie remplace la mort, c’est un signe du Messie, affirme Tony Robinson.

 

Les Fêtes d’automne

 

Fête des trompettes ou Yom Teroua

Ce rendez-vous a lieu le premier jour du septième mois, sept symbolisant le Shabbat. Le septième mois est donc une saison mise à part pour l’Eternel.

Le premier jour de cette Fête automnale est aussi appelé « Rosh HaShanah », et ouvre une nouvelle année civile. 

Le but de ce rendez-vous solennel est d’interpeller et d’appeler le peuple à la repentance. Une sainte convocation a lieu dans le but de se préparer à rencontrer Dieu.

Ce jour-là, le son du Shofar annonce le début des « dix jours terribles » ainsi nommés par les Juifs. Chaque année, les enfants d’Israël ont dix jours pour se repentir et obtenir le pardon de Dieu. Durant cette période, ils cherchent à réparer leurs fautes et à obtenir le pardon de ceux qu’ils ont heurtés. Ils partagent aussi avec Dieu les projets à venir.

Le but de ces dix jours est de se préparer à recevoir le pardon à Yom Kippour.

 

Yom Kippour: Jour d’expiation ou du Grand Pardon

Cette journée – la plus sainte du calendrier juif – est l’aboutissement de la période dite des 

« dix jours de repentance » commencée à Rosh HaShanah. 

Avant la destruction du Temple de Jérusalem, elle était la seule occasion de l’année où le grand prêtre entrait dans le Saint des Saints avec le sang d’un animal afin d’obtenir le pardon des péchés, prononçant ensuite le Nom ineffable de Dieu. 

Aujourd’hui, la Fête de Yom Kippour est consacrée pour l’essentiel à la prière et à la pénitence. Les fidèles, réconciliés les uns avec les autres, demandent aussi le pardon de Dieu. Ce jour-là, il leur est interdit de manger, de procéder à des ablutions non rituelles ou encore d’avoir des relations conjugales. 

Les Juifs, n’étant pas dans la culpabilité, vivent cette journée comme un acte d’amour avant de la vivre comme un acte de repentance. Ils connaissent Dieu et Son amour et savent que le ciel est ouvert et qu’ils sont partenaires avec Dieu.

Par sa repentance l’homme déclenche la possibilité pour Dieu de déverser à nouveau Ses bienfaits. La finalité de cette démarche est donc de retrouver la relation avec Adonaï et d’accueillir Son amour. 

 

Par ce pardon accordé, le Juif est réhabilité, restauré et prêt pour la Fête suivante, celle des Tabernacles. L’Eternel s’étant engagé à donner un nouveau départ, le peuple va pouvoir se réjouir d’être à nouveau dans la présence de Dieu, ses péchés ayant été couverts.

 Aujourd‘hui, le sang de Jésus a coulé une fois pour toutes. Il est le sacrifice qui fait plus que de couvrir le péché durant une année. Il est l’Agneau de Dieu qui ÔTE le péché du monde.

Lorsqu’Il est rentré dans le lieu Très Saint avec son propre sang, Yeshoua a accompli Yom Kippour dans les cieux.

L’accomplissement final aura lieu à Sa deuxième venue.

Yom Kippour sera accompli dans son entièreté quand nous serons délivrés de nos corps charnels, ayant revêtu nos corps ressuscités. Cette résurrection des corps aura lieu lorsque sonnera la trompette finale, au retour de Yeshoua. 1 Cor. 15:51-52

 

Fête des tentes ou Soukkot

Cette convocation porte aussi le nom de Fête des Huttes, des Cabanes ou des Tabernacles. Elle fait référence au séjour du peuple d’Israël dans le désert. 

Durant cette Fête, les croyants habitent sept jours dans une hutte de branchages, en souvenir  de leurs ancêtres qui habitaient sous des tentes durant les quarante ans au désert.

Cette pratique rappelle la fragilité de l’existence humaine ainsi que la protection de Dieu qui conduit Son peuple vers la terre promise.

Prophétiquement, cette Fête est aussi une Fête annonçant la récolte finale des croyants et la venue du règne messianique.

Cette semaine se termine par la Fête de Simhat Torah, joie de la Torah, lors de laquelle les rouleaux sont portés en une procession chantante et dansante dans la synagogue. 

 

Le lendemain de cette joyeuse Fête, le peuple, ayant terminé le livre du Deutéronome, reprend un nouveau cycle de lecture avec le livre de la Genèse, Bereshit (Dans un commencement). 

Ainsi, année après année, la Torah est lue sans discontinuer, ceci permettant de recevoir des révélations toujours plus profondes.

Fête de Soukkot

Dieu parmi les hommes

Grande Fête finale de Soukkot

Dieu ayant choisi d’habiter au milieu de Son peuple, cette Fête est donc partiellement accomplie:

« Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Jn 1:14

Néanmoins, la Fête de Soukkot sera totalement accomplie au retour de Yeshoua, lorsqu’Il régnera sur la terre entière.

« Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles… Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant qui es, et qui étais, de ce queu tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. » Apoc. 11:15, 17

 

Ces sept Fêtes sont donc les sept étapes de restauration de la brisure du monde qui se fait en deux temps.

Lors de la première venue de Yeshoua, la question du péché a été traitée. Lors de Sa deuxième venue, nos corps seront transformés.

Apprendre à voir l’accomplissement de la Torah

 

– La Torah a été écrite pour nous donner des indications sur le Messie.

« Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi… Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. » Jn 5:39, 46

 « Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait… Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures. Et il leur dit: Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. » Luc 24:27, 44-47

 

Par conséquent, dans toute la Torah, nous devrions voir des enseignements concernant le Messie, Son œuvre et Sa mission.

– Les Moedim sont l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la personne et de l’œuvre du Messie.

«  Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats: c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » Col. 2:16-17

– Adonaï a transmis la Torah en premier lieu pour nous donner des indications sur la personne et sur l’œuvre du Messie, afin que nous Le reconnaissions lorsqu’Il se révélera. 

 

– Les Fêtes du printemps ont été accomplies lors de la première venue de Yeshoua.

On peut supposer qu’Il accomplira les Fêtes d’automne lors de Sa deuxième venue.

– Adonaï viendra comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre. En d’autres termes, Il va venir nous visiter au printemps et en automne, saisons durant lesquelles il pleut.

« Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel; sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre. » Osée 6:3 

Osée utilise le thème de la résurrection et de la vie, ce qui signifie clairement que ce passage a une portée messianique.

 

Réflexion et prière

– Quelles portes de sainteté passer afin d’être prêts à recevoir une nouvelle onction du Saint-Esprit et une nouvelle révélation des Ecritures ?

– Prendre des temps d’écoute et noter ce que Dieu montre au sujet de ces portes de sainteté par lesquelles Il aimerait nous voir passer.

– Prier pour ce qui est montré afin de se préparer à recevoir une nouvelle onction de l’Esprit et une nouvelle révélation de la Torah.

 

La Haftarah: un regard complémentaire

Dans ce passage, le prophète Ezéchiel décrit l’attitude et les responsabilités des sacrificateurs dont le rôle était de représenter Dieu sur terre. Dans son enseignement intitulé « Le salut par le haut ou par le bas », Raphaël Sadin aborde plusieurs points pour expliquer comment s’approcher de Dieu et refléter Sa gloire.

Tout d’abord, le cohen (le sacrificateur) était appelé à suivre les directives données par l’Eternel: ne pas toucher un mort, ne pas épouser une femme répudiée, ne pas posséder de terre.

En effet, comme il était appelé à servir dans le Temple, lieu de vie par excellence, il ne pouvait pas être en contact avec la mort, sauf lorsqu’il s’agissait d’un membre très proche de la famille. Son mariage devait aussi refléter une attitude de sainteté: il ne pouvait pas épouser une femme répudiée. Etant destiné à avoir un rapport exclusif avec Dieu, il était également appelé à avoir un rapport exclusif avec son épouse.

Quant à la troisième exigence, celle concernant la terre, le prêtre devait être détaché du registre économique, afin d’être dans un rapport purement spirituel avec l’aspect matériel… C’est pourquoi il se nourrissait des offrandes divines apportées par les membres du peuple.

 

Sadin pose ensuite une question pertinente en lien avec un épisode de la Torah: « Quel est le rapport entre un cohen et le blasphémateur, fils d’une femme de la tribu de Dan nommée Schelomith et d’un homme égyptien ? » 

Ce rabbin explique que cet homme n’avait pas pu trouver sa place parmi le peuple d’Israël. En tant que fils d’Egyptien, il devait vivre comme un lépreux hors du camp. Il n’était pas non plus accepté dans la tribu de sa mère, l’identité étant définie par la lignée paternelle. Il ne lui restait donc plus rien, mais il avait le choix, dans cette situation, de renverser la malédiction en bénédiction, de chercher en Dieu la filiation avec l’Absolu, avec l’éternité… comme le cohen !

Chose qu’il n’a pas faite, préférant blasphémer contre son Créateur…

Néanmoins, il aurait pu suivre les traces d’un cohen qui, comme lui, n’avait pas de terre et dont le Père était Dieu lui-même. En effet, le territoire du sacrificateur était le lieu du Temple et son identité profondément ancrée dans sa relation avec Dieu. Par conséquent, comme le cohen, le blasphémateur aurait pu faire un choix de vie:

« Je n’ai rien donc j’ai tout… car en n’ayant rien, je ne suis pas limité, la seule chose qui m’intéresse c’est la vérité et c’est Dieu », affirme ce rabbin.

 

Sadin termine son message par une interpellation à ses auditeurs :

« Chacun de nous a une part où il est attiré par le haut… chacun a une part sombre… Cette partie-là, il faut la renverser en bénédiction… Pour être, je suis obligé de m’abandonner à Dieu. Ce sont ces deux parties qui amènent à la sainteté… Toute la grandeur de l’homme c’est cette capacité d’être en même temps de très haut et de renverser le très bas en très haut. Les deux en même temps ! C’est cela qui fait la grandeur de l’homme… »

 

La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement

Dans le sermon sur la montagne, Yeshoua donne plusieurs indications montrant qu’Il est venu accomplir la Torah et non l’abolir. Le sommet de l’accomplissement se situe dans cette parole prononcée sur la croix: « Tout est accompli. » Mais, par Sa vie, Il a montré comment vivre la Torah inscrite dans nos cœurs. Devant la loi du talion « œil  pour œil », Il a demandé de tendre l’autre joue. Une gifle n’avait pas pour but de causer un tort physique. C’était une insulte infligée à quelqu’un, visant à susciter une réaction ou un affrontement. Celui qui la recevait ne devait pas rendre la pareille en provoquant un affrontement supplémentaire. Il devait plutôt tout faire pour que l’engrenage consistant à rendre le mal pour le mal ne s’enclenche pas. Rom. 12:17 

Ainsi, le disciple de Jésus serait appelé à tendre l’autre joue en ce sens qu’il ne se laisserait pas entraîner dans ce qu’on pourrait appeler une épreuve de force. Gal. 5:26 – D’après wol.jw.org                                                      

En agissant de la sorte, nous ressemblons à notre Père qui est dans les cieux: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » 

 

Le mot hébreu « tam » signifie exhaustivité, intégrité, sincérité, mais dans un sens relatif. 

L’homme parfait selon Dieu est celui qui a atteint le degré de développement que le Seigneur attend de lui à un moment donné. Tam équivaut au mot grec « teleios », qui peut être traduit par adulte ou mature. 1 Cor. 14:20D’après BibleAsk

Un autre élément essentiel dans la consécration du croyant est celui de son identité. Paul s’adresse aux Galates en leur disant qu’ils sont maintenant fils de Dieu, tous UN en Jésus-Christ et faisant partie de la postérité d’Abraham. 

Dans Jean 17:21, Yeshoua prie que ses disciples soient en Lui et dans le Père afin que le monde croie qu’Il a été envoyé. 

Enfin, Paul rappelle dans Rom. 9:7 que cette postérité passera par Isaac, Abraham ayant reçu la promesse d’être père d’une multitude de nations qui seront bénies en sa postérité. 

Gen. 22:18

 

Introduction à l’alphabet hébraïque

HIN: vingtième et unième consonne 

de l’alphabet

Sens premier: dent

Sens dérivé: broyer pour assimiler, réduire pour reconstruire.

Transformer par le feu pour chanter la Vie.

Valeur numérique: 300, puissance d’un feu venu d’ailleurs.

Chris

Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.