Parasha 6

Toledote… (La postérité… enfantements…)

 

La Torah: Genèse 25:19 à 28:9

La  Haftarah: Malachie 1:1 à 2:7

La Bessora:  Marc 11:15 à 26

Romains 9:6 à 16

Héb. 11:20

 Héb. 12:14 à 17

 

La Torah: notre instruction

 

Enjeu majeur pour la naissance du peuple d’Israël et pour le droit à l’existence d’Israël

 

Dans cette Parasha intitulée « Postérité » ou « Enfantements », plusieurs similitudes sont parlantes.

 

La première génération avec Abraham 

 

– Le premier patriarche attend 25 ans une postérité promise.

Durant ce laps de temps, Sarah est enlevée à deux reprises.

La première fois, le couple séjourne en Egypte. Suite aux éloges des serviteurs de Pharaon, Sarah est emmenée dans la maison de ce dernier. Gen. 12:14-20

La deuxième fois, lors du séjour d’Abraham et de Sarah à Guérar, c’est Abimelec, roi de la ville, qui fait enlever Sarah. Gen. 20:2

Mais, averti dans un songe, il ne s’approchera pas d’elle et la rendra à Abraham. Gen. 20:3:14

 

– Deux nations s’opposent: 

Il s’agit de la descendance d’Ismaël et celle d’Isaac à qui Dieu a renouvelé la promesse faite à Abraham.

Aujourd’hui encore, cette promesse de Dieu faite au premier patriarche est contestée par une partie de sa descendance, ainsi que par le monde occidental.

Très tôt, l’Empire romain a exercé une pression importante afin de séparer les croyants de leurs racines judéo-chrétiennes.

Cette séparation s’est officialisée avec les décisions prises par l’empereur Constantin au IV ème siècle.

Progressivement, le monde occidental s’est détourné de ses racines et a choisi Rome comme nouveau centre religieux.

 

Suite à cet épisode malheureux de l’Histoire, l’Eglise occidentale a glissé dans la théologie dite du remplacement qui consiste à dire:

« Depuis que le peuple juif a tué Jésus sur la croix, nous sommes le nouveau peuple élu, le nouvel Israël. » 

 

La deuxième génération avec Isaac

 

– Le deuxième patriarche attendra 20 ans pour avoir une descendance. Contrairement à son père, il ne prend pas une seconde femme mais prie pour que Rebecca puisse concevoir. Gen. 25:21

L’expression française « Isaac implora l’Eternel pour sa femme » a un sens plus fort en hébreu qui pourrait être exprimé de la façon suivante: « Isaac implora l’Eternel en faveur de sa femme ».

 

– Comme son père, Isaac fuit la famine sévissant dans son pays pour aller séjourner à Guérar, chez les Philistins. Gen. 26:1-11

Comme son père, il dit que son épouse est sa sœur. Gen. 26:7

Au bout d’un certain temps, Abimelec comprend que Rebecca est l’épouse d’Isaac et il ne la prend pas pour femme. Gen. 26:8-11

Ce roi a une certaine crainte de l’Eternel. Précédemment, il a tenu compte d’un rêve dans lequel Dieu lui a parlé et il ne s’est point approché de Sarah. Gen. 20:3-4

 

– Une autre similitude à signaler: deux nations s’opposent à nouveau. Cette fois-ci, le conflit a lieu dans le sein maternel. Il s’agit de jumeaux. 

C’est l’image même d’un royaume divisé contre lui-même.

Le sens hébreu « ils luttaient…» est fort puisqu’il exprime une lutte pouvant aller jusqu’à « se fracasser ». Et c’est ce qui incitera Rebecca à consulter l’Eternel. Gen. 25:22

 

Ces similitudes permettent de mieux comprendre les enjeux concernant la naissance d’Israël.

 

Dès le départ, l’ennemi a tenté, de plusieurs manières, d’empêcher la réalisation de la promesse faite à Abraham.

Un frein majeur à souligner est la stérilité des trois matriarches : Sarah, Rebecca et Rachel.

 

Pouvons-nous en conclure que l’enfantement de la nation se fait avec beaucoup de persévérance, de patience et de labeur ?

 

Ce peuple ne peut naître que de la main souveraine de Dieu.

 

Cet enfantement dans la souffrance ne se retrouve-t-il pas de nos jours dans la préparation d’une Epouse qui doit être sans tache ni ride pour accueillir son Epoux ?

 

Pour que l’Epouse de Christ voie le jour, il faudra aussi beaucoup de persévérance, de fidélité ainsi qu’une mort à soi-même impliquant bien des souffrances. 

C’est pourquoi, comme le disent les prophètes d’aujourd’hui, elle est appelée à partir au désert afin d’y être préparée.

 

Les femmes ont vu l’importance de veiller sur le plan divin

 

Comme déjà évoqué, Dieu a promis une descendance à Abraham par le biais de Sarah. 

Cette matriarche a su protéger le descendant par lequel la promesse devait s’accomplir en faisant renvoyer Ismaël et sa mère.

 

En voyant la détermination d’Isaac à donner la bénédiction à son fils aîné Esaü, Rebecca intervient pour que la promesse destinée à Jacob s’accomplisse.

 

C’est l’occasion de dire quelques mots sur le caractère des principaux personnages de cette Parasha.

 

D’après Rachi, Esaü feignait de s’intéresser aux questions d’ordre spirituel pour se montrer intéressant aux yeux de son père alors qu’il n’en avait que faire. C’était de cette manière qu’Isaac se laissait séduire. Il « mangeait » tout ce que lui donnait Esaü et ne se rendait pas compte de la gravité des actes de son fils aîné.

Lorsqu’il est dit dans Gen. 27:1 que ses yeux étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus, la question suivante peut se poser: « Isaac n’était-il aveugle que physiquement ? » ou bien était-il aussi en partie aveugle spirituellement, ne discernant plus qu’Esaü n’avait pas l’attitude requise pour hériter de la bénédiction ?

 

En effet, dans la pensée juive, le physique s’aligne au spirituel pour ne former qu’un.

 

Rebecca, quant à elle, a grandi dans un milieu idolâtre.

Comme Abraham, elle a été amenée à quitter Ur pour aller habiter dans le pays promis.

Mais cette jeune femme n’a pas été contaminée par le milieu dans lequel elle a grandi et a été préparée de son côté pour entrer pleinement dans le plan divin. 

 

Voici ce que dit Yves Coënne de l’attitude de Rebecca:

« Rebecca n’approuve pas ce que veut faire Isaac. Toute sa vie, elle a appris à se tenir droite dans un contexte corrompu. Elle considère que Jacob a le cœur et la foi pour recevoir la bénédiction de l’Eternel à travers Isaac (…). Rebecca imagine alors un stratagème (…).

Rebecca et son fils Jacob étaient attachés à une certaine droiture en regard de l’Eternel. Rebecca croyait que l’héritage spirituel devait être porté par celui ou celle qui, non seulement, pouvait en être digne mais aussi par celui ou celle qui avait à cœur de vouloir l’accomplir. (…) 

 

Ici on peut dire avec certitude que Rebecca et Jacob n’ont pas agi en fonction d’intérêts personnels mais s’alignaient en réalité sur le plan divin, établi de toute éternité.

 

Réalisant qu’il a béni le cadet avant l’aîné, Isaac est très effrayé. En entendant Esaü se plaindre que Jacob lui a enlevé son droit d’aînesse puis sa bénédiction, Rachi dit la chose suivante: « Isaac comprend et réalise que ce qui s’est passé est juste devant Dieu. Isaac est rassuré et répond alors avec assurance à Esaü: Voici, j’ai fait de lui ton maître et je lui ai donné comme serviteurs tous ses frères, je l’ai gratifié de la moisson et de la vendange. » Gen. 27:37 version Rachi

 

Précisons que Jacob n’a pas volé le droit d’aînesse à son frère. C’est Esaü qui a vendu ce droit pour un plat de lentilles.

 

« En conséquence, Jacob était devenu le premier-né devant l’Eternel en regard de la bénédiction. » Yves Coënne

Esaü – Jacob : conflit opposant Edom à Israël

A plusieurs reprises, Dieu a fait une promesse à Abraham: avoir une terre, être une grande nation et une source de bénédiction pour toutes les nations de la terre. 

Gen. 12:2-3 ; Gen. 15:5,18 ; Gen. 17:8 ; Gen. 18:18-19 ; Gen. 22:17-18

Le Seigneur a renouvelé cette promesse à Isaac. Gen. 26:3-4 

Il fera la même promesse à Jacob dans la Parasha 7. Gen. 28:13-15

 

Encore quelques mots sur Esaü rapportés par Yves Coënne:

« – Il était un habile chasseur (Gen. 25:27) = quelqu’un de très habile pour prendre au piège non seulement les animaux mais aussi les hommes.

– Un homme des champs (Gen. 25:27) = un homme qui traînait dans les champs plutôt que de travailler, autrement dit un fainéant.

– Il ne se gênait pas pour chasser dans les troupeaux des habitants du pays au lieu de réellement aller à la chasse. C’était trop fatiguant. En clair, il volait les habitants de la région. »

 

En méprisant son droit d’aînesse, Esaü montre qu’il ne veut pas jouer le rôle de sacrificateur pour sa famille. Il préfère vivre selon ses penchants. Il ne voit pas l’utilité de ce droit d’aînesse.

 

Selon la tradition juive, il était beau-parleur, séducteur, habile à tromper pour arriver à ses fins. 

 

Jacob, au contraire, attache beaucoup d’importance à ce droit d’aînesse. 

Dans Gen. 25:27, il est décrit comme un homme tranquille.

En hébreu ces mots ont plutôt le sens d’homme intègre, juste, simple ou droit. Jamais Jacob ne s’est comporté comme Esaü en trompant son entourage. 

En plus dans Gen. 25:27, il apparaît comme restant « sous les tentes ». Cette expression signifie que Jacob était dans l’enseignement moral et spirituel de ses pères (et pas seulement dans l’enseignement d’Isaac, le mot « tentes » étant au pluriel).

La tradition juive porte sur Jacob un regard très différent de celui du christianisme.

 

Un conflit qui demeure

 

Dans cette Parasha, nous voyons les origines du peuple d’Israël et celles d’Edom. Dans les lignes qui suivent, nous allons découvrir que le conflit entre Esaü et Jacob demeure.

 

Qu’est devenu Esaü ?

 

A cause de ses choix, Esaü s’est privé de la grâce de Dieu. Il a méprisé son droit d’aînesse, refusant d’être un sacrificateur pour les siens.

De plus, le fils aîné d’Isaac n’a pas suivi les voies de son père et l’a manifesté de plusieurs manières. Gen. 26:34-35  Gen. 28:9

 

Sa descendance, appelée Edom, n’a pas non plus écouté l’Eternel, refusant de suivre Ses voies.

Dans le chapitre 36 de la Genèse, il est écrit à trois reprises : « Esaü, c’est Edom ».  v. 1, 8, 19

 

Le prophète Abdias prophétisera ce qui va arriver à Edom.

 

Qui est Edom ?

 

« Esaü est devenu l’ancêtre des Edomites et Jacob l’ancêtre des Israélites, deux nations qui ont continué à se battre dans la suite de l’Histoire. 

Le nom d’Edom vient d’un terme sémitique qui signifie « rouge ». Les territoires au Sud de la Mer Morte ont reçu ce nom à cause du grès rouge qui y est si courant. Esaü s’est également fait connaître sous le nom d’Edom, à cause de l’assiette de soupe contre laquelle il a troqué son droit d’aînesse.

 

Les Edomites attaquaient régulièrement Israël et cela a provoqué beaucoup de guerres. Le roi Saül a combattu les Edomites et le roi David les a soumis, établissant ensuite des garnisons militaires sur leur territoire.

 

Pendant la révolte des Maccabées, les Edomites ont été assujettis par les Juifs et forcés à se convertir au judaïsme. Malgré cela, ils ont conservé leur haine ancestrale envers les Juifs. Quand le grec est devenu la langue courante, les Edomites ont été appelés Iduméens. 

A l’avènement de l’Empire romain, un Iduméen dont le père s’était converti au judaïsme a été nommé roi de Judée. 

Ce roi est connu sous le nom d’Hérode le Grand, qui a ordonné le massacre des enfants de Bethléhem afin de tuer le Christ nouveau-né.

 

Dans la tradition juive, Esaü est le père des civilisations occidentales, notamment de l’Empire romain, dont la « descendance » est le christianisme. 

Actif et chasseur, il symbolise la force physique face à son frère Jacob, qui étudie « sous les tentes ».

Probablement parce que Rome a fait roi Hérode le Grand (lequel était un Iduméen par sa mère), un raccourci a vu le jour :

Edom est associé à l’Iduméen Hérode qui lui-même est en lien avec les Romains oppresseurs. 

Par extension, le christianisme est devenu l’héritier de l’Empire, Constantin en ayant fait une religion d’Etat. »  Sources internet

 

 

Qui est le véritable Israël ?

Cela pose une question majeure sur qui est la descendance d’Israël.

Les Ecritures nous enseignent que la descendance d’Israël est éveillée à la foi au Dieu unique. Elle écoute l’Eternel et suit Ses voies. 

Elle est alors au bénéficie des promesses faites à Abraham et reçoit l’héritage des enfants de Dieu.

Cette descendance se sépare radicalement des faux dieux, refuse tout mélange et résiste à l’idolâtrie. Elle invoque le nom de l’Eternel, le rendant ainsi présent au monde. 

Sa destinée est d’être lumière des nations. 

Elle est appelée à devenir un sacerdoce royal. 1 Pie. 2:9

 

Aujourd’hui, nous sommes appelés à faire partie de ces sacrificateurs royaux, intercédant pour un monde qui se perd.

« Dieu ne tarde pas dans l’accomplissement de Sa promesse, mais Il veut que tous soient sauvés et parviennent à la repentance. » 2 Pie. 3:9

Leur défi est de discerner ce que Yeshoua, Sacrificateur dans les cieux, prie afin de s’aligner à Sa prière, celle-ci pouvant prendre la forme d’une intercession, d’un combat spirituel, d’une proclamation sans oublier les prières suscitées par l’Esprit que Paul recommande dans Eph. 6:18.

 

Rom. 2:29, précise qui est le véritable Juif: « Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. »

 

Avec Rom. 11:17-18, nous comprenons que les païens (olivier sauvage) ont été greffés parmi les Juifs (l’olivier franc); ces païens ont été rendus participants de la racine qui les porte.

Rom. 11:23 contient une promesse claire: les Juifs qui ne persistent pas dans l’incrédulité seront à nouveau greffés sur leur propre olivier.

Par conséquent, l’Israël de Dieu est formé des païens revenus à leurs racines (sans remplacer Israël) ainsi que des Juifs restés dans l’olivier franc ou à nouveau greffés.

 

La réalité de former un seul peuple est devenue possible car Yeshoua est mort pour briser le mur d’inimitié. Des deux, Il n’en a fait qu’un: l’homme nouveau. Eph. 2:14-15

C’est une des nombreuses victoires remportées à la croix !

 

Prière

– Quelle révélation ai-je de l’Israël de Dieu ? Rom. 11

A la suite du combat vécu par Rebecca, que comprendre du conflit entre Edom et Israël aujourd’hui ?

 

La Haftarah: un regard complémentaire

Dans la Torah, nous avons noté qu’Esaü méprise son droit d’aînesse et ne veut pas endosser la responsabilité d’être sacrificateur pour sa famille. Dans la Haftarah, l’Eternel s’étonne de voir le manque d’honneur que Son peuple a pour Lui. Mal. 1:6

Si la Torah décrit le caractère difficile d’Esaü, la Haftarah en montre l’aggravation chez ses descendants en parlant d’Edom comme du « pays de la méchanceté ». Mal. 1:1-4

Elle dépeint aussi la place de Jacob face à Esaü: « J’ai aimé Jacob, et j’ai eu de la haine pour Esaü… » Mal. 1:2-3

Malgré l’infidélité d’Israël, Dieu l’a aimé. Dans cette expression, il faut aussi entendre « Dieu l’a choisi ». Les reproches de l’Eternel sont tout d’abord adressés aux sacrificateurs devenus tièdes. En effet, ils offrent des aliments impurs, des bêtes aveugles, sacrifices reflétant l’état de leur propre cœur.

 

C’est pourquoi, dans Son Amour, Dieu appelle Son peuple Israël à revenir à Lui. Mal. 1:9

Les malédictions décrites en Mal. 2:1-3 ont pour but d’amener Israël à la repentance. Dieu donne aussi une ligne de conduite dans ce retour à Lui: L’honorer.

 

Cet honneur dû au Créateur est avant tout une attitude intérieure manifestant l’offrande de sa vie à Celui qui a tout donné. Elle peut s’exprimer par divers comportements:

– Donner le meilleur et non les restes au Seigneur, comme ces « aliments impurs, animaux infirmes et boîteux ». Mal. 1:7-8

– Honorer la personne de l’Eternel, comme l’ont fait les patriarches et bien d’autres croyants. Isaac, par exemple, a honoré l’Eternel en invoquant Son Nom. Gen. 26:25  

Cette attitude a d’ailleurs eu un impact sur son entourage: les Philistins ont vu que l’Eternel était avec les Israélites et ont demandé à faire alliance avec eux. Gen. 26:28,31

 

Du temps de Malachie, cette attitude a été perdue. Les sacrificateurs n’exerçaient plus leur rôle dans la crainte de l’Eternel ni dans la sainteté. Ils n’enseignaient plus le peuple et n’étaient plus des veilleurs sachant fermer les portes aux prêtres insuffisamment sanctifiés pour le service. 

Mal. 1:10 

 

Créés à l’image de Dieu, appelés à ressembler de plus en plus à Yeshoua, le meilleur comportement n’est-il pas de L’imiter ?

« Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l’Eternel; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi. » Lév. 20:26

 

La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement

L’Evangile de Marc parle du Temple de Jérusalem, lieu où l’Eternel avait promis de faire résider Son Nom. Au Ier siècle, il est souillé par les marchands, ce qui provoque la colère de Yeshoua, ce Temple ayant pour vocation d’être une maison de prière pour toutes les nations. Marc 11:15-17

Dans 1 Cor. 3:16, Paul rappelle que les croyants sont devenus le Temple du Saint-Esprit, d’où l’importance d’un style de vie qui le maintienne pur et saint.

Les hommes unis au Seigneur forment aussi, de manière collective, un Temple dont Yeshoua est la pierre angulaire. Eph. 2:20

En faisant le choix d’accueillir la vie de Dieu et d’être en relation avec Lui, ils deviennent alors Ses fils et Ses filles. Dans son épître aux Romains, Paul explique que les enfants de la promesse sont en réalité les enfants de la postérité d’Abraham:

« Car Dieu a dit à Abraham: Les enfants d’Isaac seront ta véritable descendance, eux seuls porteront ton nom, ce qui revient à dire: pour faire partie des enfants de Dieu, il ne suffit pas d’avoir Abraham pour ancêtre; ce qui importe, c’est la promesse de Dieu: seuls les enfants nés selon l’esprit de cette promesse sont la véritable descendance d’Abraham. Car Dieu a donné sa promesse en ces termes: l’an prochain, à la même époque, je reviendrai, et Sarah aura un fils ».

Rom. 9:7b-9 Traduction Parole Vivante (P.V.)

 

Cet Israël-là, véritable descendance d’Abraham, et traduit par le « véritable Israël de Dieu » dans Rom. 9:6 (P.V.) a les mêmes qualités que le patriarche, père des croyants. 

 

Dans une relation profonde avec le Créateur et reflétant Son image sur la terre, la postérité d’Abraham sera alors capable de résister dans la tempête à venir car sa maison sera bâtie sur le Roc. La lumière, qui s’en dégagera, tel un phare dans la nuit, brillera pour montrer le chemin d’un retour vers le Père. Déjà Ses bras sont tendus vers tous ceux qui le désirent, car Il est prêt à en faire des fils et des filles d’Abraham.

 

Le mot prophétique

« J’ai mangé de tout avant que tu viennes, et je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni » explique Isaac à Esaü effondré. « Moi aussi bénis-moi, mon père (…) Ton frère est venu et a pris ta bénédiction (…) N’as-tu pas de bénédiction en réserve pour moi (…) Que puis-je donc faire pour toi, mon fils (…) Tu n’as donc que cette seule bénédiction, mon père ? Moi aussi, bénis-moi !  Et Esaü se mit à sangloter. »  Gen.27.33-38

La bénédiction… du latin bene dicere: dire du bien…

Présente dès la Création du monde (Gen.1.22/28.2.3) la bénédiction traverse les Ecritures pour parvenir jusqu’à nous en plein XXIème siècle. Sortie de la bouche de Dieu, des patriarches, des prophètes ou des prêtres, elle coule au travers des âges, prenant formes et couleurs au détour des cultures. Elle se fait tout à tous. Toutes les religions d’ailleurs la connaissent. Au fil du temps elle se démocratise, accessible à chacun, disponible à toute heure, elle irait même jusqu’à nous prendre par surprise: « Sois bénie ma sœur…. Que le Seigneur te bénisse mon frère…  Dieu soit béni… ».

Dire du bien… ce n’est autre chose que la manière dont Dieu voit le monde depuis sa Création. Dès l’origine de toutes choses Dieu nous bénit… et nous Le bénissons en retour. Au travers de toute l’Ecriture elle est le signe de Dieu qui dit, veut et réalise notre bien. Il nous veut heureux… et pour longtemps. Montrer le chemin du bonheur, c’est la raison-même de la Torah: « Vous suivrez entièrement la voie que l’Eternel, votre Dieu, vous a prescrite, afin de vivre et d’être heureux, de vivre longtemps dans le pays dont vous aurez la possession. » Deut.5.3 Tout à la fois parole et geste, elle est don, faveur, promesse, mission et protection. C’est dire si elle est centrale… et fondamentale aussi, son contraire étant la malédiction. Esaü va réaliser combien elle est précieuse et indispensable, mais aussi irrévocable et unique. 

 

Il est des paroles légères et celles qui ont un poids. Nos gestes aussi peuvent être légers ou lourds de sens. La bénédiction quant à elle est toujours solennelle. Comme invocation d’une faveur de Dieu sur quelque chose ou sur quelqu’un elle est toujours de caractère sacré. Il ne peut en être autrement. Arthur Katz fait remarquer qu’aucun mot n’a été plus dévalué que celui-ci, utilisé pour « faire du remplissage » :

« Bénir est un mot pour lequel nous devons lutter, et que nous devons ramener d’entre les morts. Il est devenu un cliché pitoyable entre les mains de gens pour qui ce mot n’entraîne absolument rien lorsqu’on le prononce. La véritable bénédiction sacerdotale est une bénédiction qui accomplit quelque chose. Quelque chose d’une espèce palpable et substantielle est transmis. C’est quelque chose qui est en provenance manifeste du ciel, et qui atteint les hommes en profondeur; l’état de bénédiction, cela se vit, et son absence est connue sous le nom de malédiction. »

 

Pour qu’une bénédiction soit plus que des mots, une substance, il faut un prêtre, quelqu’un qui se soit tenu dans la présence de Dieu, devant l’Arche, y ait reçu ses instructions, ait partagé l’intimité de Dieu dans la Shekina du lieu saint. Le prêtre… celui qui vit au contact du sacrifice, le partage et l’expérimente tout à la fois, sa propre vie posée sur l’autel. Ces prêtres, c’est nous. Nous que l’Eternel a désignés pour manifester le ciel sur la terre, pour être des points de contact capables de dire comme Isaac: « Je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni » ! Seul l’Esprit peut nous y conduire et donner à la bénédiction sa force et son accomplissement.

 

Quelques perles révélées à partir de l’hébreu

Toledote vient du verbe dont la racine yalad signifie enfanter, engendrer.

Toledah / Toledote est aussi utilisé pour indiquer les origines des cieux et de la terre.

 

« Voici les origines, les engendrements (toledote) des cieux et de la terre, quand ils furent créés. » Genèse 2:4

 

Jacques Sobiesky commente ainsi ce verset : « Voici la postérité, voici les enfants des Cieux et de la terre. La généalogie concernera donc avant tout les enfants du Royaume des Cieux et non les enfants de la terre. »

C’est une manière de dire que les enfants de Dieu, postérité d’Abraham, sont ceux qui ont laissé l’Esprit circoncire leur cœur, qui sont nés d’En-Haut.

 

Introduction à l’alphabet hébraïque

BETH: deuxième consonne de l’alphabet

Avec un point à l’intérieur, elle se prononce /b/. Sans point, elle se prononce /v/.

Sens premier: maison

Sens dérivé: ouverture à l’avenir

Valeur numérique: 2, la rencontre « je-tu »

 

 

Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer

Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty

Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer

Sources:  Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org

Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org

Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org

Chris

Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.