Parasha 7

Vayetse… (Il sortit…)

La Torah: Genèse 28:10 à 32:2

La Haftarah: Osée 11:7 à 14:10

La Bessora: Marc 11:27 à 33 

          Marc 12:1 à 7

          Jean 1:43 à 51

 

La Torah: notre instruction

Cette Parasha commence par raconter le départ de Jacob quittant Beer-Scheba pour se rendre chez son oncle.

Elle se termine par une alliance contractée entre Laban et Jacob alors que ce dernier se dirige vers la maison paternelle. 

Il est intéressant de noter une présence angélique au début du voyage (le songe de l’échelle) et une rencontre entre Jacob et des anges sur la route du retour. Gen. 32:1-2

Chez Laban, Jacob épouse Léa et Rachel. Il aura onze fils et une fille.

Le douzième fils naîtra plus tard, sur le chemin de Bethel. Gen. 35

 

L’échelle de Jacob

Peu de temps après avoir quitté Beer-Scheba, Jacob s’arrête dans un certain lieu pour passer la nuit. II a un songe : celui de l’échelle.

« L’Eternel se tenait au-dessus d’elle » Gen. 28:13, au-dessus de l’échelle. Des anges montent alors que d’autres descendent, ce qui, dans la pensée juive, indique un transfert de responsabilités et de tâches se faisant sous l’autorité de Dieu.

Rachi explique que les anges ayant accompagné Jacob jusqu’à ce moment-là remontent au ciel car ils ont terminé leur travail auprès de lui, sur le territoire qui leur était confié.

Maintenant que Jacob s’en va à l’étranger pour une mission relativement longue, d’autres anges descendent pour l’accompagner dans son voyage jusque chez Laban.

On voit que des anges sont présents sur des lieux, des territoires, des pays particuliers selon ce que Dieu leur donne comme mission. Ils reçoivent également des tâches précises à accomplir.

Cela rappelle un autre épisode décrivant une activité angélique dans laquelle il y a des combats de territoires. 

Yves Coënne le résume ainsi: « Schématiquement, le chef spirituel de la Perse était l’autorité spirituelle qui dominait dans les lieux célestes sur le ou les pays dont il avait reçu la charge. C’est pourquoi sur la terre, les Mèdes et les Perses ont dominé pendant plusieurs siècles. Ce fut la 2ème puissance qui domina sur le monde après Babylone. Elle est représentée par l’ours dans Daniel 7:5 et Apocalypse 13:2. Géographiquement, cette puissance se situait sur le territoire actuel de l’Iran. Cette puissance mondiale est en train de se réveiller et va dominer à nouveau puisqu’on la retrouve dans l’Apocalypse avec l’Antichrist. 

Dans Daniel 10:20, nous voyons l’Eternel qui décide de donner l’autorité au chef de Javan dans les lieux célestes et non plus au chef de la Perse. Le chef de Javan, c’est celui qui domine dans les lieux célestes sur la Grèce. Ainsi quand l’Eternel décida le transfert de pouvoir dans les lieux célestes, que se passa-t-il ? Le royaume des Mèdes et des Perses perdit son pouvoir et Alexandre le Grand reçut la puissance de renverser sa domination. En l’espace d’une dizaine d’années seulement, Alexandre le Grand imposa au monde entier le royaume des Grecs. C’était la 3ème puissance. Elle est représentée par le léopard dans Daniel 7:6 et Apocalypse 13:2. 

Mais lorsqu’il y a des renversements de pouvoir dans les lieux célestes, cela ne se fait pas sans combat. Dans Daniel 10:13, l’Ange Gabriel dévoile au prophète Daniel qu’il lui a fallu 21 jours

pour ré-instituer l’ordre de Dieu dans les dominations célestes afin que s’accomplisse sur la terre le dessein de Dieu. »

Ce récit nous apprend également une leçon importante sur le plan personnel.

Il est primordial d’être envoyé par le Seigneur pour accomplir une mission. Lorsque nous sommes mandatés par Lui, nous recevons la protection et l’autorité nécessaires pour faire ce qui nous est demandé. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne dans Eph. 2:10 lorsqu’il nous parle des œuvres préparées d’avance.

Mais revenons à Jacob. Son rêve se termine par une parole claire du Seigneur qui lui renouvelle la promesse faite à Abraham et à Isaac. Gen. 28:13-15 

Jacob a rencontré Dieu à cet endroit, appelé Louz auparavant. Il lui donne un nom nouveau: Bethel, ce qui signifie « maison de Dieu ». Il fait ensuite un vœu à l’Eternel.

« Si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu. » Gen. 28:21

Même si Jacob fait partie de la descendance d’Abraham, une rencontre personnelle est nécessaire pour que le Dieu de son père et de son grand-père devienne également son Dieu.

 

HaMaqom = le lieu

Lorsque la Torah parle de « HaMaqom », il s’agit de Bethel, lieu de la ligature d’Isaac. 

Tony Robinson apporte un éclairage important en se basant sur l’analyse thématique des Ecritures. Voici ce qu’il dit: « Au travers des connexions thématiques et du mot « lieu » qui est répété à plusieurs reprises entre Gen. 22:1-14 et Gen. 28:10-22, nous pouvons en déduire que c’est le même lieu, le Mont Morija.

Cet endroit est décrit comme un lieu où:

– L’Eternel est présent

– Un lieu terrible

– Un lieu où l’Eternel demeure

– La porte des cieux

– La maison de Dieu (Bethel) 

 Les caractéristiques de ce lieu sont en fait les ombres prophétiques du futur Temple. »

Le livre du Deutéronome utilise à plusieurs reprises l’expression:

« le lieu où Dieu fera résider Son Nom ». Bien que Jérusalem ne soit jamais mentionnée de cette manière dans la Torah, au niveau prophétique nous savons que HaMaqom s’y réfère.

Nous pouvons tirer une précieuse leçon de ces observations pour nous-mêmes.

Le lieu où Dieu réside est le lieu où nous sommes prêts à sacrifier: sacrifier nos vies, sacrifier nos « Isaac ». Si nous sommes prêts à offrir nos vies de cette manière, comme Abraham, elles deviennent alors le lieu de Sa Présence, une porte ouverte sur les cieux, un point de contact entre le ciel et la terre, ce qui permet à Sa Gloire de se manifester.

 

L’interprétation des Ecritures à partir de la pensée hébraïque

 La semaine dernière, nous avons vu que Jacob n’avait aucunement l’intention de tromper. Il avait compris l’importance de la bénédiction et de l’héritage de Dieu. « Il restait dans les tentes » c’est-à-dire qu’il restait dans l’enseignement moral et spirituel de ses pères.

Dieu avait dit à Rebecca alors qu’elle était enceinte de jumeaux:

« Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles; un de ces peuples sera plus fort que l’autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit. 

Gen. 25:23

Jacob a été appelé à recevoir la bénédiction par Dieu Lui-même.

Face à Laban, il a eu une attitude exemplaire. Il a travaillé dans des conditions difficiles, son oncle a changé plusieurs fois son salaire.

Sans discuter, il fera sept années de service supplémentaire pour obtenir Rachel, celle qui lui était promise au départ.

Jacob a été présenté comme un fraudeur, un supplanteur dans le monde occidental.

Le judaïsme n’en a pas la même perception.

Une telle différence d’interprétation des Ecritures serait-elle en lien avec le fait que nous avons été déconnectés de nos racines juives ?

Quelques mots sur Constantin afin d’approfondir cette question…

L’empereur Constantin convoque le Concile de Nicée en 325 de notre ère. Il ordonne l’abandon des pratiques et enseignements juifs ainsi que la rupture entre Chrétiens et Juifs, son ordonnance allant jusqu’à la peine de mort en cas de transgression. Cette déclaration revient à dire que le « Nouvel Israël » c’est l’Eglise.

Concrètement, cet empereur impose à tout son empire le « jour du soleil » comme jour férié. Le décret impérial du 7 mars 321 dit: « au jour vénérable du soleil, les magistrats et les habitants doivent se reposer. » Ce jour sera appelé plus tard « dimanche » en français, mais garde sa connotation de célébration du soleil chez les Anglais (Sunday) et chez les Allemands (Sonntag). Constantin fait aussi changer toutes les fêtes juives par d’autres fêtes, institue la fête de Noël (Mithra, divinité d’origine iranienne et vénérée par les Romains aux premiers siècles de notre ère était fêtée le 25 décembre), déplace la fête de la Pâque, qui sera fixée le dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe du printemps, époque associée à la fête de la fertilité du printemps. La Pâque sera renommée Pâques. Sources: Yves Coënne

Eusèbe, historien connu, rapporte les propos de l’empereur Constantin dans un de ses livres: « On a jugé que, pour toutes les Eglises, il n’était pas du tout convenable de célébrer la très sainte solennité de Pâques en suivant la coutume des Juifs dont les mains sont souillées par un crime abominable… Que peuvent savoir des hommes qui, après le meurtre du Seigneur et ce parricide, ne se conduisent plus selon la raison mais sont emportés par des pulsions irrésistibles… Il importe que nous n’ayons rien de commun avec les parricides qui ont tué le Seigneur… »

Dans le même état d’esprit, Constantin et ses successeurs introduisent d’autres formes de culte (aux saints, à Marie…).

Ils créent de fausses doctrines qui n’ont plus leurs fondements dans les racines juives. Ils contribuent ainsi à l’installation d’un système religieux différent de celui des Juifs.

Constantin, en coupant tous liens, détourne ainsi l’Eglise naissante tant de Jérusalem que du peuple juif. Il impose aux évêques de l’époque son propre système religieux. 

Sources: Yves Coënne

L’empire romain n’est-il pas représenté par les pieds de la statue que Nebucadnetsar a vue en songe, et dont Daniel a reçu l’interprétation ? Dan. 2:31 à 45

Cet empire est appelé à resurgir dans les temps de la fin, l’argile qui se mêle au fer évoquant des alliances humaines (v.43). Mais ce royaume fait de main d’homme ne tiendra pas (v.44).

 

Exil et rédemption

Les thèmes principaux de cette Parasha sont l’exil et le retour. On peut y voir la notion de rédemption.

Jacob a dû partir en exil. Son retour au pays de Canaan peut se voir comme une rédemption: il revient sur le lieu de la promesse, y développe une vie avec sa famille, l’Eternel devient son Dieu.

 

Si la Torah est l’ombre des choses à venir, l’Histoire amène des éclairages saisissants. 

Tony Robinson nous en donne un exemple pertinent.

« Chaque fois que le peuple d’Israël est exilé de la Terre Promise, il faut s’attendre à voir certaines choses arriver. Durant l’exil, le peuple reste fécond et prospère. Un « pharaon » finira par surgir et poussera au retour en Terre Promise.

Repensons un instant à l’Holocauste. En Europe, le peuple juif était fécond et prospère. Les Juifs ont souffert sous un Pharaon moderne nommé Hitler. Le résultat ? En 1948, le peuple d’Israël voit sa rédemption, y compris un retour de Juda vers la terre d’Israël. Les paroles de la Torah sont véritablement prophétiques pour l’ensemble de l’histoire passée et à venir. Les modèles de la Torah se sont répétés et continueront de se répéter à maintes reprises dans l’avenir. C’est lorsque nous commençons à penser de manière thématique que nous pouvons voir ces thèmes et comprendre toute leur portée. »

Ces exemples de l’Histoire suscitent réflexions et révélations que seul l’Esprit peut donner.

Ne sommes-nous pas, nous aussi, appelés à sortir de nos exils ? Que ce soit l’amour du monde, un esclavage particulier, une forme d’idolâtrie quelconque… les visages de l’exil sont multiples.

Dans Son Amour, le Seigneur veut nous accorder Sa lumière afin que la vérité se fasse dans nos cœurs, une vérité puissante nous permettant de sortir de nos enfermements…

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » Jean 8:32

Prière

– Aller plus profond dans une consécration… dans quel état d’esprit ?

– Quelle mission de Sa part ? Quelle protection spirituelle ?

 

La Haftarah: un regard complémentaire

Au bout de vingt années chez Laban, Jacob entend l’appel de Dieu à quitter ce pays idolâtre et à revenir sur la terre promise, afin d’y accomplir sa destinée: être à l’origine d’un peuple qui sera la lumière des nations, montrant ainsi le chemin qui mène au seul vrai Dieu.

Le prophète Osée parle aussi d’un retour à l’Eternel: « Israël, reviens à l’Eternel, ton Dieu, car tu es tombé par ton iniquité. » Osée 14:1 

Retour sur sa terre pour Jacob… retour à Dieu pour le peuple…

Seul un retour authentique à l’Eternel permettra une sortie du monde idolâtre qu’est l’Assyrie. 

Mais l’enjeu est de taille: comment se séparer des valeurs contraires à celles du Créateur, comment résister à la tentation de retomber dans les compromis et le mélange ? Au final, comment devenir « kadosh » c’est-à-dire mis à part et consacré afin d’accomplir sa mission ?

Dans son commentaire de la Haftarah, le rabbin Arrouas donne plusieurs pistes pertinentes. Il commence par relever les points communs entre Jacob et le peuple d’Israël en exil, développant comment cette famille s’est construite pour devenir solide et communiquer les valeurs divines, résistant au milieu païen dans laquelle elle a vu le jour.

En effet, la famille de Jacob a été fondée dans un contexte idolâtre, avec un grand-père (Laban) hostile et rusé. Néanmoins, cette famille a reçu deux qualités importantes au travers de deux matriarches: Léa et Rachel.

L’aînée a su exprimer la reconnaissance. Ce don va beaucoup plus loin que le simple remerciement. Pour être reconnaissant, relève Arrouas, il faut admettre un fait: lorsque nous recevons quelque chose, nous sommes redevables, ce qui fait naître une forme de contrainte. Autrement dit, ne pas savoir remercier, c’est refuser d’admettre une réalité contraignante. Léa savait être reconnaissante, elle a d’ailleurs appelé son quatrème fils Juda, ce qui signifie louange. Elle était une battante, savait affronter les difficultés et apporter des solutions. Devant la réalité contraignante, cette femme persévérait sans renoncer et sans fuir. Il fallait avoir conscience que la maison à construire était de grande importance pour garder une attitude fidèle et persévérante.

Quant à Rachel, elle a reçu le don de rester dans le silence quand c’était nécessaire…. Cela lui a permis de développer une vie intérieure et de transmettre des valeurs aux gens de sa maison. Ainsi, Léa a apporté des solutions aux défis qu’exige une maison et Rachel a su vivre à l’abri des regards, communiquant des valeurs chères au cœur de Dieu.

Le message d’Osée révèle un combat entre Jacob-Israël dont la vocation est d’être… et Esaü-Edom dont le but est de paraître. 

Comment résister aux tentations que les païens proposent ? s’interroge Arrouas. Et d’enchaîner en répondant: 

« Protégeons notre maison en apportant des solutions aux défis de la vie, développons une vie intérieure permettant d’inculquer de vraies valeurs à ceux qui nous sont confiés (…) Nous ne sommes pas impuissants face aux valeurs de la société. Nous sommes capables de créer des lieux forts… »  

La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement

 

Les textes proposés parlent aussi de repentance, d’un retour à Dieu, retour rendu possible par le Messie ayant ouvert la voie d’une relation restaurée avec le Père. Le voile a été déchiré.

A l’exemple du fils prodigue, il suffit de se lever pour retourner vers le Père prêt à nous accueillir. Il nous voit beaux car Il nous a créés à Sa ressemblance et nous voit en devenir.

« Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. » Ac. 3:19

Repentance, « metanoia » en grec, pour parler d’un changement de mentalité, d’un retournement, d’où l’idée de conversion apparaissant dans le Nouveau Testament. En hébreu, le terme a même le sens de consolation. 

 

Ecoutons la voix de l’Esprit au travers d’un théologien qui paraphrase ainsi ce texte: 

« Repentez-vous, laissez-vous consoler. Détournez-vous du péché, souffrance tellement profonde, et accueillez la consolation que Dieu a en réserve pour vous. Revenez là où est votre chagrin, laissez-le remonter et accueillez la consolation du Père. 

Tout ce que vous avez à faire est de revenir à l’effacement de vos fautes afin de retrouver l’innocence première ». Eliahou Abel

Yeshoua a ouvert le chemin. Nous sommes en Lui et Lui en nous. Plusieurs prophètes disent que nous entrons dans une saison où le Seigneur ouvre à nouveau le ciel et délègue Son autorité à ceux qui Lui sont soumis. En tant que peuple de sacrificateurs, nous sommes appelés à manifester sur la terre ce qui est préparé au ciel. En reconnaissant Yeshoua comme le Messie promis, les premiers disciples ont entendu le Maître leur dire: « … vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. » Jean 1:51

Commentant les deux versets suivants (Ac. 3:20-21), ce théologien ajoute: 

« Il ne tient qu’à vous que Son Règne vienne maintenant. Tout ce que vous avez à faire est de revenir à Lui en renonçant à votre culpabilité, ainsi qu’à tout reniement, le véritable reniement n’étant autre que ne pas accueillir la créature que Dieu a fait de nous dans toute sa beauté à l’origine. »

 

Le mot prophétique

Israël… Ephraïm… deux noms évocateurs d’un même royaume, celui du Nord. Tous deux porteurs d’une même réalité, celle de l’égarement, de la tromperie, d’une prostitution récurrente à des dieux étrangers. De bois, de pierre ou d’argile, toujours ils défient l’Eternel et usurpent l’adoration due à Celui qui s’est mis à part ce peuple à l’évolution tortueuse. Les rois se succèdent, l’Histoire se répète, la colère d’Adonaï atteint son comble, et c’est tout un royaume dont le règne s’éteint en exil. 

Osée est étrangement qualifié pour s’adresser à tout un peuple infidèle. La prostitution, c’est le cadre dans lequel Dieu a mis Son prophète. Toute sa vie s’y trouve inscrite, donnant à son message une autorité inégalable. De sa femme adultère aux enfants dont la paternité est discutable, Osée se doit d’incarner le message dont il a été fait porteur.   

C’est qu’il s’agit du royaume du Nord, celui de Jéroboam. Justement. Et c’est bien là que se trouvent les racines au mal qui gangrène ce royaume qui ne survivra que deux siècles à sa coupure d’avec Jérusalem. Jéroboam, pourtant désigné roi par Dieu lui-même, avait craint pour sa royauté, au point d’instituer de nouvelles fêtes, d’établir de nouveaux prêtres, de mettre en place des idoles, afin d’éviter que les dix tribus de son royaume ne retournent vers Jérusalem. Dans sa désobéissance, il pose les bases d’un nouveau système religieux totalement déconnecté de la sacrificature tirée de la Loi de Moïse. Aucun roi ne retournera à l’Eternel dans la royauté du Nord. Quant aux sacrificateurs, c’est à qui souhaite prendre la place, le choix est à la liberté de chacun. Le royaume part à la dérive. 

Résonne alors l’appel de Dieu à Osée : « Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution ! En effet, le pays se vautre dans la prostitution, en abandonnant l’Eternel. » 

Osée 1.2

L’Eternel cherche à retrouver Son peuple. Il sera patient, tellement persévérant dans les prophètes qu’Il lui enverra au cours des siècles.

Pour Gomer ou pour Ephraïm, le principe est le même : l’amour est manifesté… un amour persévérant, tenace et fidèle… un amour qui s‘offre, pardonne et espère… un amour qui se donne, allant jusqu’ au sacrifice, au don de sa vie, là où l’on ne retient plus, où il n’y a plus de retour possible, où les masques et les déguisements tombent, pour finir sur l’autel. 

Une pensée a été récemment transmise par des voix prophétiques disant : « Je ne vous reconnais pas, ôtez vos vêtements et revêtez Christ. Cessez de vous présenter déguisés devant Moi. Revêtez les vêtements qui, seuls, vous autoriseront à vous présenter devant Moi pour me servir, les robes de fin lin, celles des prêtres. » 

Non, n’est pas sacrificateur qui veut. 

Mais l’héritage est un principe véritable. Et ce que Jéroboam a mis en œuvre s’est poursuivi durant toute la royauté d’Israël, les rois se succédant, le péché demeurant. Vint l’Empire romain… et Constantin dont le système religieux ne sera que l’héritier de celui de Jéroboam, quelques siècles auparavant. 

Et nous, aujourd’hui ? Héritiers des siècles précédents, Royaume de sacrificateurs au service de l’Eternel, quels vêtements porterons-nous ? Quel héritage pour quelle destinée finalement … ?!

 

Quelques perles révélées à partir de l’hébreu

 

En parlant de la famille de Jacob, le rabbin Arrouas la décrit comme la famille la plus prestigieuse de l’histoire. En effet, les douze fils de Jacob étant à l’origine d’un peuple, ils deviendront ensemble témoins du seul vrai Elohim pour toutes les nations, chaque prénom étant aussi choisi avec soin.

En effet, dans la culture hébraïque, donner un nom à une personne est porteur d’un sens plus profond que dans la culture occidentale. Ce nom peut souligner un trait de caractère de l’enfant nouveau-né ou décrire un aspect de sa destinée. 

Ainsi, Israël peut vouloir dire: Dieu s’est montré fort, Prince de Dieu, Dieu prévaut ou lutter avec Dieu. Siméon signifie: qui écoute, qui a été entendu. Lévi veut dire: accompagnateur, attachement. Quant à Dan, il a le sens de: juge… pour ne citer que quelques exemples de destinées en lien avec les fils de Jacob.

Introduction à l’alphabet hébraïque

GUIMEL: troisième consonne de l’alphabet

Sens premier: chameau –  homme debout

Sens dérivé: aide indispensable pour traverser le désert d’oasis en oasis

Valeur numérique: 3. 

Il introduit le concept: esprit, âme, corps

 

Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer

Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty

Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer

Sources:  Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org

Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org

Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org

Chris

Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.