Parasha 9
Vayeshev… (Et il s’installa…)
La Torah: Genèse 37:1 à 40:23
La Haftarah: Amos 2:6 à 3:8
La Bessora: Marc 12:18 à 27
Marc 12:28 à 34
Actes 7:9 à 16
La Torah: notre instruction
Cette Parasha commence par la vente de Joseph à des Madianites, l’éloignement de Juda qui se rend à Adullam, l’arrivée de Joseph chez Potiphar, sa mise en prison après avoir été faussement accusé et l’interprétation qu’il fait des rêves de l’échanson et du panetier.
Introduction
Quelques réflexions pour nous faire cheminer et aller plus loin…
Israël dit à Joseph: « Va, je te prie, et vois si tes frères sont en bonne santé et si le troupeau est en bon état; et tu m’en rapporteras des nouvelles. Il l’envoya ainsi de la vallée d’Hébron; et Joseph alla à Sichem. » Gen. 37:14
Israël l’envoie de la vallée d’Hébron (ce qui peut aussi être traduit par la profondeur ou le mystère d’Hébron comme dans le sens d’un profond mystère) à Sichem.
Quand Jacob est appelé Israël, il représente le peuple, son appel et sa destinée.
Quand il est appelé Jacob il est question de l’homme, du troisième patriarche, qui a encore besoin d’être transformé par l’Esprit.
Tony Robinson commente ainsi Gen. 37:15-17:
« Ce passage nous informe ensuite que Joseph est à la recherche de ses frères perdus. J’emploie le mot « perdus » car, aux yeux de Joseph, ils ne sont pas là où ils sont supposés être. Il nous est dit que Joseph les trouva à Dothan qui signifie deux citernes, deux festins. Il les trouva parce que, pour lui, ils étaient perdus. Je cherche mes frères.»
Les Juifs ont plusieurs interprétations des Ecritures. Le niveau le plus profond est le « sod » qui signifie « caché ». En atteignant cette profondeur dans la compréhension des textes, nous découvrons que Joseph est une figure messianique. Par conséquent, il y a un parallèle entre Joseph et Yeshoua qui a été envoyé vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » Matt. 15:24
Juda s’éloigne de son père en allant à Adullam qui veut dire le refuge, le lieu de repos.
En séjournant en Egypte, dont le sens est oppresseur, Joseph est également loin de la maison paternelle. En hébreu comme en arabe, on utilise le terme « mitsrayim » signifiant les limites, les fermetures, faisant ainsi référence à un pays étroit.
Les deux frères qui se sont éloignés, Juda et Joseph, sont aussi ceux qui reviendront de l’exil.
En effet, Caleb et Josué sont les deux seuls hommes de leur génération qui entreront en terre promise: Caleb de la tribu de Juda (Nb 13:6) et Josué de la tribu d’Ephraïm… Nb 13:8 et 13:16
En fait, ils représentent tout Israël.
Ephraïm et Manassé, dont le père était Joseph, ont eu une mère païenne nommée Asnath, fille d’un prêtre égyptien. Gen. 41:45
Ils ont donc un sang mélangé mais, par la grâce de Dieu, font partie du peuple que le Seigneur s’est choisi pour être lumière dans ce monde.
La future nation a besoin d’être purifiée
Lorsque l’Eternel voit les hommes continuer de se corrompre après le déluge, Il sort du monde idolâtre un homme qui refuse de servir les idoles de l’époque. Cet homme s’appelle Abram, le père d’élévation. Au moment où Dieu promet de faire alliance avec lui, Abram devient Abraham, le père d’une multitude. Gen. 17:2,4
Dieu lui fait la promesse d’une descendance qui deviendra une nation ainsi que d’une terre sur laquelle cette nation demeurera.
Cette descendance sera un peuple appelé à montrer le chemin d’un retour au seul vrai Elohim, Créateur du ciel et de la terre.
Ce peuple sera appelé à refléter la droiture et la justice, étant ainsi un modèle afin que les autres nations sachent comment vivre de manière à honorer le Créateur.
Israël n’a pas été choisi pour ses performances, son intelligence, sa grandeur ou sa puissance. Au contraire, il était le moindre… mais aimé de Dieu. Deut. 7:7-8
Etre « le moindre de tous les peuples… » ne le met-il pas en position de ne pas compter sur lui-même mais uniquement sur son Dieu ?
L’enjeu est énorme !
La nation-modèle, qui montre le chemin du retour au Dieu unique, a un impact immense et dérange les projets de l’ennemi qui a toujours voulu détourner l’Homme de son Créateur.
Dès le départ, il y a des querelles, des jalousies, de la haine entre les dix frères aînés et Joseph.
Dieu va traiter ce problème en s’occupant de chacun, à commencer par Joseph qui a reçu une destinée particulière: celle d’être responsable de ses frères, en régnant sur eux avec bienveillance.
Ce règne doit se vivre à la manière de Dieu. Se voir confier une responsabilité s’exerce toujours dans une attitude d’humilité et de service, ayant à cœur la croissance de ceux qui nous sont confiés.
Cela va demander un émondage, une purification de la part de l’Esprit pour que ce service soit exercé de la bonne manière. Les chrétiens ayant reçu des responsabilités sont les premiers à être émondés par le Seigneur…
Revenons à Joseph et voyons comment Adonaï s’y est pris pour le transformer.
Suite à la mort de sa mère, il vivait avec les fils de Bilha et de Zilpa et non avec ceux de Léa. La relation entre les six fils de Léa et Joseph était probablement déjà coupée.
Joseph rapportait à Jacob, leur père, leurs mauvais propos. Gen. 37:2
Jacob préférait Joseph et lui avait confectionné une tunique de toutes les couleurs. Gen. 37:3
D’après le Rav Chanoch Waxman, le manteau (ou la tunique) était un manteau spécial à manches longues. Il était aussi un vêtement porté par les enfants de rois. 2 Sam. 13:18
Joseph fait aussi deux rêves et les raconte à ses frères, ce qui n’arrange pas les relations familiales.
Dans le premier, onze gerbes se prosternent devant lui. Dans le second, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternent.
On peut dire que Joseph a manqué de sagesse en partageant ses rêves et qu’un certain orgueil devait l’animer.
Il était donc nécessaire que Dieu s’occupe de Son enfant. Ce dernier allait vivre une transformation intérieure douloureuse.
Partant d’une position élevée en étant le préféré de son père, il a été vendu à des Madianites puis à Potiphar, officier de Pharaon. Gen. 37:28,36
Dans cette position d’esclave, son attitude a été remarquable: il a bien fait son travail, a été fidèle en toutes choses, a résisté aux avances de la femme de son maître… ce qui lui a valu d’être mis en prison injustement.
Mais Dieu avait Son plan: Il voulait continuer d’émonder Joseph. Jean 15.2 Le voilà au fond du trou, c’est le cas de le dire.
Après avoir interprété le rêve de l’échanson et celui du panetier, il demande une faveur à l’échanson: « Souviens-toi de moi, quand tu seras heureux, et montre, je te prie, de la bonté à mon égard; parle en ma faveur à Pharaon, et fais-moi sortir de cette maison. » Gen. 40:14
Un commentaire dit qu’il a eu une parole humaine, cherchant une solution humaine pour sortir de ce lieu, ce qui est compréhensible.
Apparemment, Dieu avait encore besoin d’émonder Son serviteur. Etait-ce dans le domaine de la patience ? Avait-il aussi besoin d’apprendre à avoir une totale confiance en Dieu ? A vivre une obéissance complète à Ses ordres ? Son attente a duré encore deux ans avant de sortir de prison. Gen. 41:1
Joseph va traverser bien des profondeurs, bien des mystères, vivre une descente douloureuse afin de devenir le bras droit du Pharaon…
Elle commence par le dépouillement de sa tunique, de la « royauté », donc de son appel pour être vendu comme esclave.
Joseph ira jusqu’au fond de la prison devenu son sépulcre… endroit d’une mort à lui-même et à son appel afin que la résurrection puisse avoir lieu.
Joseph: une figure messianique
Tony Robinson donne de nombreux exemples de la vie de Joseph montrant à quel point il était une figure messianique.
En voici quelques-uns:
« – Tout comme Joseph fut haï par ses frères, Yeshoua fut haï par les Siens. Jean 15:24-25
– Tout comme Joseph fut rejeté par ses frères, Yeshoua fut rejeté par les Siens lors de sa première venue. A sa deuxième venue, Il sera accepté par Ses frères (la maison de Juda) tout comme Joseph sera accepté lorsqu’il se révélera plus tard à ses frères.
– Tout comme Joseph fut envoyé pour voir si ses frères se portaient bien, Yeshoua fut envoyé par le Père dans les cieux à Ses frères sur la terre.
– Tout comme Joseph dit à l’étranger qu’il était envoyé pour chercher ses frères, Yeshoua fut envoyé pour chercher et sauver les brebis perdues de la Maison d’Israël. Jean 10:1-2
– Tout comme les frères de Joseph conspirèrent contre lui, les responsables religieux conspirèrent contre le Messie. Ps. 2 – Ps. 41:9 Matt. 26:59 – Matt. 27:1
– Tout comme les frères de Joseph ne voulaient pas le tuer eux-mêmes, les frères du Messie n’allaient pas être ceux qui le tueraient. Il fut mis dans les mains des païens pour qu’ils l’exécutent. Jean 18:28-19:42
– Tout comme Joseph fut jeté dans une fosse, c’est aussi dans un trou de terre que le Messie fut déposé.
– Joseph n’était pas dans la fosse quand Ruben revint. Ce dernier était le seul frère qui voulait sauver Joseph du meurtre. Par conséquent, il représente le reste des disciples de Yeshoua qui ne voulait pas qu’Il meure.
Il en est de même pour le reste des croyants (les disciples de Yeshoua) qui ne trouvèrent pas Yeshoua dans la tombe.
– Les frères de Joseph lui ôtèrent son vêtement pour signifier qu’ils rejetaient son leadership. De la même manière, les Romains déshabillèrent Yeshoua et lui enlevèrent ses vêtements. Il y a une connexion forte entre le vêtement et la royauté.
– Tout comme Joseph fut vendu comme esclave pour 20 pièces d’argent, Yeshoua fut trahi pour 30 pièces d’argent. Matt. 27:3-10
– Le manteau royal de Joseph fut plongé dans le sang. Le Seigneur veut nous montrer la portée messianique d’un tel geste, et nous enseigner à reconnaître le Messie à Son retour. Ses vêtements royaux seront tachés de sang. Apoc. 19:11-16
– Tout comme Joseph a été faussement accusé, Yeshoua lui aussi a été faussement accusé. Matt. 26:59-60
– Tout comme Joseph fut dépouillé de son manteau « royal » et de son prestige en devenant esclave/serviteur, Yeshoua se dépouilla de toutes Ses prérogatives divines et royales. Il se retrouva au même rang qu’un homme modeste. Phil. 2:6-9 »
Tony Robinson ajoute que les signes d’une figure messianique se reconnaissent essentiellement aux éléments suivants:
« Lorsque nous lisons la Torah, chaque fois que nous voyons des images de résurrection, des images de vies renouvelées, délivrées d’une mort imminente et des images de vies réanimées après la mort, nous savons que la Torah est en train de nous éclairer sur le Messie. Ces thèmes concernant la Résurrection et la Vie sont particulièrement renforcés lorsqu’ils sont combinés avec le chiffre trois.
Mis ensemble, le thème de la Résurrection, de la Vie, et le chiffre Trois constituent le Signe du Messie ! »
Réflexion et prière
– Comment réagissons-nous dans nos temps difficiles ?
– Quel genre de questions posons-nous au Seigneur ? Avons-nous tendance à nous justifier ? A chercher des causes ? Ou sommes-nous disponibles dans Sa main, laissant l’Esprit nous transformer, assurés que Dieu a de bons plans à notre égard ?
La Haftarah: un regard complémentaire
Amos, berger appelé à être prophète, apporte un message dans le royaume du Nord, en Samarie, à l’époque de Jéroboam II (785-744 av. J.C.) dont le centre spirituel est Béthel. Il est ensuite envoyé dans le royaume du Sud appelé Juda, sous le règne d’Ozias (780-740 av. J.C.) dont le siège est à Jérusalem. Ce fidèle prophète est appelé à dénoncer la détérioration des mœurs et de la justice sociale. Tout comme à l’époque de Joseph vendu par ses frères, la nation d’Israël a besoin de vivre une réelle repentance et une purification profonde. C’est le chemin pour retrouver une relation vivante et vraie avec l’Eternel, relation qui passe par l’amour envers les plus démunis en particulier.
Le rabbin Benloulou met en opposition la dégradation du peuple à l’époque du prophète et la sainteté de Joseph qui a su résister aux avances de la femme de Potiphar. Dans cette haftarah, Amos attire l’attention d’Israël en l’exhortant à considérer son comportement et à prendre exemple sur Joseph. Benloulou précise, qu’à cette époque, la nation est dirigée par des prophètes conduits par l’Esprit Saint. Il ajoute: « Plus le niveau de sainteté est élevé, plus la tentation de la faute est forte… De la même manière que Joseph a su résister à la tentation, le peuple se laissait aller à la débauche. »
Ce rabbin conclut en disant que, dans la culture juive, Joseph est appelé « Joseph le tsadik » (Joseph le juste) car il a su résister à la tentation de la débauche.
Dans cette haftarah, plusieurs comportements similaires entre la nation naissante et celle sur le point de partir en exil sont également à souligner:
– Joseph est vendu par ses frères… les Israélites vendent « le juste pour de l’argent et le pauvre pour une paire de souliers. » Amos 2:6
– L’impudicité est présente dans les deux époques: la femme de Potiphar fait des avances à Joseph… le fils et le père vont vers la même femme. Amos 2:7
– La femme de Potiphar saisit le vêtement de Joseph, vêtement qui servira à l’accuser de tentative de viol… les habits sont pris en gage par ceux qui boivent dans la maison de leurs dieux. Amos 2:8
– Par Amour, Dieu avertit Son peuple pour qu’il revienne à Lui. C’est pourquoi « Le Seigneur, l’Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes. » Amos 3:7 N’a-t-Il pas agi de la même manière en donnant des rêves à Joseph ? La destinée du fils de Jacob et Rachel se préparait alors qu’il était dans la maison paternelle.
Une dernière similitude importante à relever est le choix souverain de Dieu. En effet, Joseph a été envoyé pour aller préparer le séjour de sa famille en Egypte…et le peuple d’Israël a été choisi pour être la lumière des nations. Amos 3:2
Etre choisi implique toujours une responsabilité nécessitant une autorité déléguée ainsi que l’obéissance pour accomplir la tâche demandée.
C’est la raison pour laquelle le Seigneur doit s’occuper du péché de celui qu’Il choisit, l’homme ou le peuple, afin qu’il soit purifié et prêt à toute œuvre bonne. 2 Tim. 2:21 et 3:16-17
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Dans son Evangile, Marc relève des éléments en lien avec notre Parasha. Tout comme les frères de Joseph ne peuvent pas accueillir ce que dit leur frère, que Jacob n’arrive pas à y croire tout en gardant le souvenir de ces choses (Gen. 37:8-11), les Sadducéens ne croient pas à la résurrection des morts. Ils veulent tendre un piège à Yeshoua.
De plus, ces mêmes frères éprouvent de la haine et de l’envie envers Joseph. Gen. 37:8,11
Cela fait contraste avec les paroles de Yeshoua qui sont bien différentes: « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. (…) Tu aimeras ton prochain comme toi-même… » Marc 12:30-31
Dans le livre des Actes, Etienne parle de l’intervention du Seigneur en faveur de Joseph: Il le délivre de ses tribulations, lui donne de la sagesse ainsi qu’une position d’honneur auprès de Pharaon.
A l’exemple d’Abraham, Joseph a su passer les divers tests mis sur son chemin. Il est resté fidèle à son Dieu et a accompli honnêtement sa tâche, autant dans la maison de Potiphar qu’en prison. C’est pourquoi le Seigneur l’a élevé et lui a redonné une dignité.
A la suite des patriarches et de Yeshoua, notre modèle parfait, nous aussi sommes testés sur le chemin. En apprenant à traverser les vagues de la vie, nous sommes alors épurés, rendus plus matures et persévérants. 1 Pie. 1:3-8 et 2 Pie. 1:3-8
La formation du diamant en est une image parlante. Cette pierre précieuse naît dans les profondeurs de la terre à 150-200 km environ. Sous l’effet de températures extrêmes (pouvant aller jusqu’à 1400°C) et de pressions colossales, le carbone liquide se cristallise et forme les diamants bruts.
Enfin, dans une de ses épîtres, Paul nous exhorte à suivre les traces du Maître.
« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ… lequel s’est dépouillé… C’est pourquoi Dieu l’a élevé… » Phil. 2:5-11
Le mot prophétique
« Les Sadducéens qui disent qu’il n’y a pas de résurrection… » Marc 12:18
A la question qu’ils lui posent Yeshua répondra: « Voici pourquoi vous êtes dans l’erreur: vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu». Marc 12:24 Le parti des Sadducéens, l’un des quatre courants du judaïsme d’alors, disparut en l’an 70 avec la destruction du Temple. Mais la résurrection continuera d’engendrer doute et incrédulité. A l’aube de l’an 2000, 40% des chrétiens de Suisse croyaient en la réincarnation et non en la résurrection ! Et aujourd’hui ?
La résurrection ? pilier central, carrefour névralgique et cœur du christianisme, elle est le lieu même de la manifestation de la puissance de Dieu. Hors d’elle le christianisme perd toute force pour n’être plus qu’une belle morale de l’amour, de préceptes appelant au respect et à un altruisme bienveillant du prochain. Et rien d’autre.
Paul dira aux Corinthiens: « S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ n’est pas ressuscité. Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. » 1 Cor. 15:13
Croire en la résurrection, c’est voir Dieu à l’œuvre au sein de l’Histoire des hommes, Le découvrir présent et actif, Le voir ramener à la vie ce qui semblait perdu à jamais. La foi en la résurrection, c’est croire qu’une nouvelle vie peut surgir de la mort, non au sens d’une réincarnation, mais d’une renaissance… miracle d’une vie qui, éteinte, reçoit un nouveau souffle.
La force du christianisme est de faire de la résurrection un principe élargi qui, au-delà de la mort physique s’applique tout autant à l’échec, à la souffrance, à l’épreuve… Tout ce qui est brisé, échoué, souffrant ou rompu, « la mort et tout ce qui fait mourir » (D.Marguerat) jouit alors d’une espérance. La résurrection ne banalise pas la mort, mais apporte du sens, et permet une reconstruction.
La résurrection… pierre d’achoppement et défi fondamental. Au cœur du message de Paul, omniprésente, elle n’est pas concept religieux auquel on adhérerait comme à une vérité abstraite, adhésion intellectuelle gardant nos vies imperméables à tout attouchement de Dieu. Elle a sa place dans les affaires des hommes, prévue pour s’incarner et transformer la vie de ceux qui acceptent « la folie de la croix ». A commencer par ses messagers: incarner le message étant le seul garant de la foi… devenir la parole faite chair…
Paul a incarné la résurrection qu’il prêchait. Il était la preuve vivante de la parole qu’il apportait. La vie de résurrection était en lui, démonstration éloquente de la puissance de Dieu, seule capable de susciter la foi chez son auditeur. La nature humaine est autant attirée par le surnaturel qu’elle lui est hostile lorsqu’il s’approche de trop près. Les disciples mêmes eurent peine à croire, ils butèrent sur la résurrection de Celui qui les avait pourtant préparés, eux les témoins visuels privilégiés.
« A la fin des temps, il va exister deux ensembles religieux, et le fossé profond qui va les séparer, et faire de l’un l’ennemi et la victime de l’autre, c’est toute la question du surnaturel. La résurrection relève éminemment du surnaturel. (…) Même lorsque nous faisons profession de croire, nous ne croyons pas vraiment. Il ne s’agit pas de croire ou non « techniquement » à la doctrine orthodoxe de la résurrection, mais de croire au point de vivre dans la puissance de la résurrection ! Sommes-nous disposés à nous tenir devant les hommes sur l’Aréopage, non en nous appuyant sur notre savoir-faire, notre préparation ou notre capacité, mais sur la vie de Christ ? Notre vie est-elle cachée avec Christ en D.ieu ? Lorsque Sa vie sera révélée, notre vie sera également révélée avec Lui pour la gloire. (…) La gloire se trouve uniquement dans la résurrection, et dans la vie et dans la puissance qui se manifestent lorsque nous sommes morts et cachés avec Christ en D.ieu jusqu’à ce que Sa vie soit révélée. » Arthur Katz
La résurrection si centrale à l’Evangile, serait-elle au cœur de la préparation de l’Epouse, tel un alignement indispensable en cette année de transition ?
Quelques perles révélées à partir de l’hébreu
JOSEPH: Yehoseph ְְיהוֹוֹ ֵֵסף signifie littéralement:
- Que Dieu ajoute des fils (ou: enlève)
- Réceptacle, gardien de la porte, pierre d’angle
Le mot saph (ַסף) a plusieurs sens: réceptacle, porte ou portier, chapiteau ou pierre d’angle.
Il est intéressant de noter que Yeshoua, fils de Joseph, est la porte de la bergerie et la pierre angulaire. Jean 10:7; Matt. 21:42
« Joseph était ce représentant de Dieu qui décidera qui entrera, qui aura droit à acquérir la nourriture au temps de la famine: il est sur le seuil de la porte, il «représente» la Porte du salut et il est la «pierre d’angle» de tout l’édifice. » Jacques Sobieski
- Celui qui sera ajouté pour périr, celui qui sera enlevé
Sobieski poursuit en disant: « Yoseph signifie dès lors Dieu ajoute son fils dans le réceptacle d’Israël pour le faire périr ! Joseph représente bien le Fils de Dieu qui sera ajouté pour un but: mourir pour nos péchés sur une croix. »
- Dieu rassemble
En effet, Dieu a réuni les douze tribus autant qu’il va réunir les nations en un seul peuple, dans une seule espérance et par le même Esprit, fait encore remarquer Sobieski.
- Les lettres du nom de Yoseph: יו ֵסף
Yod = י : la main, la force, la puissance, le pouvoir; cette lettre est la première du tétragramme YHVH. Elle représente le bras de l’Eternel ainsi que la force du Fils de Dieu agissante.
Vav = ו : le clou, le crochet; cette consonne symbolise la manière dont sera cloué le Messie.
Sameh = ס: soutenir, fortifier, renforcer, appuyer, reposer. , Joseph est l’instrument de Dieu, venu pour soutenir, fortifier son peuple. Afin d’accomplir sa mission, il a tout d’abord dû passer par le feu de l’épreuve.
Pé = ף : bouche, parole, face: la lettre «pé» est un «fé » à la fin du nom de Joseph, indiquant une des faces de Dieu (peh-panim) et apparue de nombreuses fois aux patriarches.
Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Sources: Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org
Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org
Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


