La Torah: Genèse 18:1 à 22:24
La Haftarah: 2 Rois 4:1 à 37
La Bessora: Marc 10:41 à 53
Luc 17:26 à 37
Rom. 9:6 à 9
Gal. 4:21 à 31
Héb. 6:13 à 20
Héb. 11:13 à 19
Jc. 2:14 à 24
1 Pie. 2:4 à 10
La Torah: notre instruction
Sortir afin de pouvoir entrer
La Parasha commence par la visite de trois hommes à Abraham qui lui annoncent la naissance d’un fils par Sarah, ainsi que la destruction de Sodome et Gomorrhe. Gen. 18 et 1
L’un des points forts ici est l’importance de quitter un contexte malsain et impur.
Abraham a intercédé pour cette ville, pensant à Loth qu’il avait sauvé de la main des rois qui l’avaient enlevé. Gen. 14:16
Mais Loth avait de la peine à quitter la ville. Gen. 19:15-16, et les anges ont dû le saisir par la main, lui, sa femme et ses deux filles. C’est in extremis qu’il sortira de Sodome !
Nous aussi, nous sommes appelés à sortir, à l’exemple d’Abraham, pour aller vers le pays que Dieu nous montrera. Gen. 12:1
Avant d’entrer dans un héritage (la terre promise), il faut sortir du pays de l’esclavage (l’Egypte) et de la ville de l’idolâtrie (Babylone).
Pour entrer dans un nouveau lieu, il faut d’abord sortir, quitter, s’extraire de l’endroit où l’on se trouve alors.
Concrètement, cela veut dire qu’il s’agit de quitter une certaine mentalité:
– Le péché qui nous enveloppe si facilement. Héb. 12:1
– Le sens du confort, de la facilité, du compromis.
Pour se débarrasser de ces choses, il n’y a qu’un chemin, la mort à soi-même. Plus rien ne doit venir de l’homme, tout doit être initié par l’Esprit.
« Pas ma volonté, mais la Tienne » a dit Yeshoua à Gethsémané, au moment où Il allait affronter la croix. C’est un changement radical de mentalité.
Lorsque le grain de blé meurt complètement, il pourrit et perd son apparence de grain.
C’est à ce moment-là qu’il peut germer et produire d’autres grains.
Avant de porter les fruits du Royaume, nous vivons des temps de dépouillement afin que rien ne vienne freiner notre marche vers le pays promis.
Nous vivrons certainement des tests dans le désert. Ces moments, toujours douloureux, sont précieux afin d’être purifiés.
Nous serons alors prêts à passer le Jourdain pour entrer dans ce nouveau lieu, dans notre héritage. Dans cet endroit, Dieu règne. Les signes du Royaume pourront alors se manifester.
Yves Coënne fait le commentaire suivant :
« Il a fallu une étape pour sortir physiquement de l’Egypte. Il en a fallu 39 autres pour que l’Egypte sorte du cœur des Israélites. »
C’est un temps d’émondage avant le retour du Seigneur.
Dieu continue de préparer Ses enfants afin que l’Egypte et Babylone sortent de leur cœur.
Il choisit des moyens personnalisés pour chacun.
Nous sommes tellement précieux pour notre Père qu’Il utilise ces moyens pour nous amener à la maturité. 1 Pie. 1:6-7 Son but est de consumer par le feu tout ce qui doit disparaître. Les épreuves font partie du chemin.
Un prophète rappelait ces dernières années au peuple de Dieu:
« L’Epouse est préparée au désert avant de pouvoir entrer dans la Terre Promise. »
Un message central de cette Parasha est le suivant:
« Sortez… Je serai avec vous jusqu’à la fin » promet l’Eternel qui attend une réponse positive à Son appel.
Quant à sortir physiquement de Babylone, comprenons bien les indications que le Saint-Esprit donnera au fur et à mesure des événements.
Aujourd’hui, il y a beaucoup de scénarios catastrophes dans les messages donnés.
En temps voulu, Dieu dira aux siens où aller, que faire…
Le message résonnera dans nos cœurs qui auront été préparés durant toutes ces années.
Loth a reçu le conseil de fuir dans la montagne car Sodome allait être jugée.
Yeshoua dit: « Lorsque vous verrez l’abomination… fuyez dans les montagnes. » Matt. 24:15-16
C’est ce qui s’est passé en l’an 70. La ville de Jérusalem a été saisie par les Romains, la population a été massacrée violemment. Récits de Flavius Joseph
Aujourd’hui, Yeshoua nous instruit encore: à la fin des temps, il y aura une époque similaire.
A ceux qui seront restés dans la ville, il leur sera aussi dit de fuir dans la montagne. Dieu veille sur les siens et les avertit par Ses prophètes.
Dans cette sortie, il sera important de ne pas rester attaché à la ville, ni de regarder en arrière.
« Là où sera ton regard, là aussi sera ton trésor, ton cœur. » Matt. 6:21
La ligature d’Isaac: s’offrir afin porter du fruit
Ces notions de « quitter un lieu comme l’Egypte ou Babylone », « entrer dans le désert pour se laisser purifier avant d’entrer dans un nouveau lieu », conduisent à dire quelques mots sur la ligature d’Isaac. Gen. 22
Dès qu’Abraham reçoit l’ordre de Dieu de sacrifier Isaac sur le Mont Morija, il se lève de bon matin et obéit à ce que Dieu lui demande.
Le contexte de cet événement est très important.
Au début de la dernière Parasha en Gen. 12, il nous est rapporté qu’Abraham a reçu l’ordre de quitter Ur, un pays d’idolâtrie où Nimrod régnait.
Le premier patriarche a vécu un temps à Haran avant d’être appelé à également quitter ce lieu pour aller dans le pays que Dieu lui montrerait. Gen. 12 :1
Cet ordre est accompagné de deux promesses : une descendance et une terre. Gen. 12 :2-3
Suite à cet appel adressé par Dieu à Abraham, la tradition juive parle de dix tests que le patriarche a dû traverser, la ligature de son fils Isaac étant le dernier. Voici ces tests :
- Ordre de quitter son pays natal.
- Subir la famine à son arrivée en terre de Canaan.
- Subir la dépravation morale des Egyptiens par rapport à Saraï.
- La guerre contre les quatre rois qui enlèvent Loth et sa famille.
- Son union avec Hagar en raison de la stérilité de Saraï.
- Se circoncire dans son vieil âge.
- Subir la dépravation morale du roi de Guerar par rapport à Saraï.
- Répudier Hagar après qu’elle lui ait donné un fils.
- Se séparer de son fils Ismaël.
- La ligature d’Isaac.
Pour compléter ce contexte de la ligature d’Isaac, ajoutons qu’Abraham avait 100 ans à la naissance de ce fils. Gen. 17 :1,17
Il séjourna longtemps dans le pays des Philistins, 26 ans d’après la tradition juive. Gen. 21 :34
Isaac avait été sevré, Agar et Ismaël chassés. Gen. 21 :8,14
Gen. 22 :1 : « Après ces choses…. »
Abraham avait donc environ 130 ans lorsque Dieu lui demanda d’offrir Isaac en sacrifice. Par conséquent, Isaac avait plus de 30 ans.
C’était un jeune homme dans la force de l’âge, ayant un père âgé qui n’aurait pas pu le mettre de force sur l’autel. Isaac était donc consentant et il est monté volontairement sur l’autel, prêt à offrir sa vie. Préfiguration parfaite de la croix. Par ce geste, il annonçait le sacrifice de Yeshoua.
Avant que le Fils s’offre, c’est le Père qui s’est offert. Jn 3:16
Nous en voyons l’image quand Abraham prend le bélier retenu dans un buisson par les cornes et qu’il l’offre à la place de son fils. Gen. 22:13
Le bélier est le père de l’agneau. Le Père s’est offert avant le Fils.
Le bélier était pris par les cornes dans le buisson.
Faut-il y voir l’image de la couronne d’épines de Yeshoua ?
La vie et l’exemple d’Abraham
Son attitude
Abraham était rempli de foi, d’amour et de miséricorde en voyant les habitants de Sodome se perdre. Il était un intercesseur, avait le don de l’hospitalité et cherchait Dieu avec persévérance.
« Hineni » veut dire « me voici ». Le patriarche a employé trois fois cette expression (Gen. 22:1,7,11) montrant ainsi sa disponibilité totale face à Dieu, à son fils et à l’ange de l’Eternel.
Abraham a été testé, éprouvé par diverses épreuves (le feu de l’épreuve ayant pour but de consumer toute impureté). Cela l’a conduit à la circoncision, signe de l’Alliance entre Dieu et lui.
La circoncision venait sceller les promesses de Dieu faites à Abraham et l’assurer de leur réalisation:
– lui donner une terre, à lui et à sa descendance, ce qui est aussi la promesse d’un peuple.
Gen. 12:7 Gen. 15:5,18 Gen. 17:2,8,21
– être source de bénédiction. Gen. 12:2-3 Gen. 18:18 Gen. 22:17
– posséder la porte de ses ennemis. Gen. 22:17
Sa vie, un modèle
– Faire des disciples:
Les serviteurs d’Abraham étaient plus que de simples serviteurs. Littéralement, il serait plus juste de traduire « les âmes qu’Abraham avait faites. » Gen. 12:5
Ces gens avaient été sortis de l’idolâtrie, ils avaient suivi Abraham qui avait fait d’eux des disciples: ils croyaient au Dieu unique et avaient été circoncis. Par conséquent, ces hommes étaient au bénéfice de l’Alliance conclue entre Dieu et leur maître. Ils faisaient ainsi partie de sa maison. Gen. 12:5
Le texte précise qu’ils étaient nombreux: Abraham en a choisi 318 pour partir à la guerre contre les rois qui avaient enlevés son neveu Loth. Gen.14.14
– Intercéder:
Abraham donne un magnifique exemple d’intercession.
Alors que c’est encore une saison de grâce, nous sommes encouragés à suivre l’exemple du père des croyants en priant ardemment, avec miséricorde et audace pour ceux qui se perdent.
Abraham est une image de Yeshoua, le Souverain Sacrificateur, qui intercède jour et nuit pour les hommes.
Dans les temps actuels, Dieu cherche des sacrificateurs qui prieront pour les « Sodome » de notre temps, pour ceux qui partent à la dérive afin qu’ils soient arrachés à ce monde en train de sombrer.
L’attitude persévérante, la miséricorde exprimée et démontrée toucheront le cœur du Père qui répondra à Ses enfants consacrés.
Abraham est un modèle de sacrificateur. Il est la préfiguration de ce que l’apôtre Pierre déclare dans sa première épître. 1 Pie. 2:9
Abraham est appelé le père des croyants, à cause de son modèle de foi en Dieu. Paul l’exprime avec force aux Romains. Rom. 4:18-22
Réflexion et prière
Que me dit le Seigneur concernant:
- ma préparation à Son retour ?
- la purification qu’Il veut encore accomplir dans ma vie ?
- ma croissance dans l’intercession ?
La Haftarah: un regard complémentaire
La Haftarah de cette semaine a de nombreuses similitudes avec le passage de la Torah.
L’hospitalité en est une. Abraham offre un bon repas aux « hommes » de passage, la femme de Sunem encourage son mari à faire une petite chambre pour l’homme de Dieu.
Dans Hébreux 13:2 il est rappelé : « N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. »
Sarah et la femme de Sunem n’ont pas d’enfant, Dieu leur promet un fils pour l’année suivante à la même époque. Toutes deux écoutent ce que le messager de l’Eternel annonce (Sarah à l’entrée de la tente, la Sunamite se présentant devant Elisée) et semblent avoir du mal à croire à ce qui leur est dit.
Lorsque Dieu demande à Abraham de Lui sacrifier son fils, il part avec deux serviteurs et un âne. Quand la femme perd son fils, elle prend un âne et un serviteur pour aller vers Elisée. La foi des deux personnages « perdant » leur fils se rejoint. Abraham dit à ses serviteurs qu’ils reviendront. La femme dit à son mari « Tout va bien. »
Les sages d’Israël voient dans cette dernière expression une allusion à la résurrection, raison pour laquelle ils ont choisi cette partie de la Haftarah.
Lorsque nous avons vécu un « Lekh lekha » manifestant la volonté d’aller au bout de nous-mêmes et de notre mission, un nouvel enfantement peut avoir lieu.
Elisée en a manifesté la réalité. Après avoir été séparé du prophète Elie monté au ciel (2 Rois 2), il entre alors dans une nouvelle saison de sa mission, non sans avoir reçu une double portion de l’esprit d’Elie.
Dans cette Haftarah, Elisée fait face à la souffrance d’une Sunamite n’ayant pas d’enfant.
Le rabbin Rony Akrich fait remarquer qu’elle était « une femme de distinction », une grande dame au grand cœur. En effet, elle lui ouvrait sa porte chaque fois qu’il était dans la région, et avait même encouragé son mari à construire une chambre haute pour l’accueillir.
De son côté, Elisée était un homme rempli d’Amour et de compassion. Akrich poursuit en précisant que le prophète a su reconnaître la souffrance de cette femme, l’encourageant à exprimer son besoin afin qu’il puisse intervenir auprès de Dieu…
Lorsque quelques années plus tard l’enfant meurt, Rony Akrich relève qu’Adonaï a opéré un miracle au travers du bouche à bouche du prophète.
Dieu est Esprit et Vie. Lorsqu’Il souffle Son souffle de Vie, l’homme devient un être vivant.
C’est l’aspiration de tout homme de vivre une vie d’abondance, recevant constamment le souffle de Vie. « Qu’il me baise des baisers de sa bouche… », s’est écriée la bien-aimée du Cantique des cantiques. C. des C. 1:2
Ce rabbin conclut en disant : « Dieu expire dans le corps le souffle de vie, (…) quand tu embrasses, tu expires, (…) le baiser offert, c’est le souffle de la vie inspirée. »
La Bessora: une Alliance allant vers son accomplissement
Dans Marc 10, une belle attitude de service est décrite: offrir sa vie pour son prochain, accomplir une tâche par amour, dans un esprit d’humilité et en donnant gloire à Dieu. N’est-ce pas une facette de l’hospitalité ?
Un peu plus loin, nous lisons que Yeshoua répond à un aveugle en lui rendant la vue.
Notre service nous conduira aussi à répondre à toutes sortes de besoins qui parsèment et parsèmeront notre chemin.
Les épîtres soulignent un autre aspect essentiel, à savoir qui sont les enfants de la promesse.
« … ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. » Rom. 9:8
A l’image d’Ismaël, les enfants de la chair mettent en place leurs propres stratégies afin de « se faire un nom », manifestant ainsi une mentalité d’esclave.
Quant aux enfants de Dieu, postérité d’Abraham, ils sont enfantés miraculeusement par l’intervention du Seigneur, tel Isaac. Unis au Créateur, ils sont alors libres de vivre pleinement leur destinée en portant du fruit qui demeure.
Ces enfants-là, nés de l’Esprit, ont reçu une nouvelle mentalité et aspirent à une patrie céleste.
La vraie postérité est donc engendrée surnaturellement d’En-Haut. C’est pourquoi, à l’image d’Isaac, elle peut volontairement et par amour s’offrir sur l’autel.
Cette offrande, totalement disponible, permettra à Adonaï de se manifester miraculeusement au travers de cette vie qui, purifiée, ne voudra que se donner pour Sa gloire.
Le mot prophétique
Agar & Sarah… deux femmes aux origines si proches, aux destinées si différentes.
L’une égyptienne, esclave sur une terre étrangère… l’autre « babylonienne », en marche sur une terre promise… Deux femmes… deux Alliances nous dit Paul. Gal. 4.22-26
Deux mères et deux peuples… frères ennemis à la blessure toujours ouverte.
Ismaël, Isaac… l’enfant de la chair face au fils de la promesse. Le texte est clair. Mais au-delà de leurs origines de naissance, l’instant où Isaac est monté sur l’autel, le ciel a suspendu son souffle. Instant crucial qui scella les destinées, celle d’Isaac, et par lui celle d’un peuple, en gestation.
C’est là l’endroit précis où se joue la différence, où la bénédiction va chercher sa substance, sa force vitale. C’est sur l’autel que la promesse prend vie, et seulement là. Seule l’offrande amène l’accomplissement. La bénédiction a un prix, c’est sa valeur ! Ainsi la bénédiction a un poids, et c’est celui de la Gloire !
Il a fallu qu’Abraham le premier, puis le Père, offrent ce qu’ils avaient de plus précieux, s’offrent en réalité eux-mêmes, pour que les fils puissent se donner à leur tour, sans partage, sans retour.
Alors la bénédiction se fait totale.
Et si Ismaël est béni pour lui-même, Abraham et Isaac deviennent les dépositaires d’une bénédiction débordante… jusqu’à couvrir toutes les nations : « L’Ange de l’Eternel appela Abraham une seconde fois du ciel et dit : Je le jure par moi-même, oracle de l’Eternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions (…). Toutes les nations de la terre se diront bénies par ta descendance, parce que tu as écouté ma voix. »
Gen. 22.15-18
Théologie de la prospérité véritable qui ne tire pas sa source dans les « Bénis-moi Seigneur », mais qui a le courage de mener jusqu’à l’autel ceux qui suivent l’Esprit de Vérité. L’autel du sacrifice, qui est toujours celui de l’Alliance. La véritable prospérité discerne dans la ligature d’Isaac (Akkeda) le principe fondamental et éternel dont le Père lui-même s’est fait le modèle… à grand prix !
Le sang a coulé, et la Croix a suffi. La dette n’est plus ! Et pourtant. La puissance du témoignage de l’Eglise naissante a mis l’empire romain sous pression. La persécution en fut cinglante. Et l’Eglise aujourd’hui ? aurait-elle les mots de la « Nouvelle Alliance » en ayant gardé la mentalité et les comportements de l’« Ancienne» ? Serait-ce là le diagnostic de l’Eglise contemporaine qui vit confortable, se meurt ou cherche à plaire ?
Les voix prophétiques parlent toutes d’un temps de transition, d’une année suspendue. Servirait-elle à vérifier le diagnostic, pour passer du sein d’Agar à celui de Sarah seul, de l’esclavage à une liberté réelle, d’une naissance dans la chair à un engendrement par le Père, dont seule l’intimité permettrait le passage ? Cette année pourrait être celle d’une naissance complète, donnée d’En-Haut pour une Epouse prête à monter sur l’autel. Une Epouse rayonnante, préfiguration de la Gloire à venir, à l’image de la Jérusalem céleste, libre, glorieuse et éternelle. Son Epouse à Lui, l’Agneau, qui le premier s’offrit sans partage. Apoc. 21.9-11.
Quelques perles révélées à partir de l’hébreu
La langue hébraïque s’écrit de droite à gauche et se compose de vingt-deux consonnes, chacune d’entre elles ayant une signification première, un sens figuré et une valeur numérique.
Ainsi, par exemple, la première lettre nommée Alef s’écrit א.
Son sens premier est énergie, son sens dérivé exprime un mouvement créateur et sa valeur numérique est le 1.
Cette Parasha, dont le titre est Vayera, peut se traduire par « Et il se fit voir » ou « Il s’est rendu visible ». Le titre d’une Parasha est donné à partir des premiers mots qui la composent.
En hébreu, le nom pour désigner l’Eternel dans Gen. 18:1 est le tétragramme divin que le Juif s’abstient de prononcer, par respect envers Celui seul qui est.
Ce tétragramme est composé de quatre consonnes : YHVH ְְיהָָוה
Le Youd (première consonne à droite), désigne la main de l’Eternel montrant le chemin.
Le Vav (troisième consonne depuis la droite) parle d’un clou, sixième lettre de l’alphabet représentant aussi le chiffre de l’homme créé à la fin du sixième jour.
La deuxième consonne, identique à la quatrième, est le Hé (à prononcer comme le H aspiré en allemand). Elle signifie le souffle : deux lettres Hé de la Vie, une céleste et une terrestre.
Ainsi, derrière ce tétragramme, la présence du Père tenant tout dans Ses mains est dévoilée, la présence du Fils dont la main sera percée par le clou est annoncée…
Et Jacques Sobieski de conclure : « Si l’Eternel dit qu’Il s’est rendu visible aux yeux d’Abraham, et qu’aucun homme ne peut voir Dieu et vivre, c’est donc qu’il s’agit de la face cachée de Dieu, Yeshoua, Dieu incarné en chair. »
Introduction à l’alphabet hébraïque
ALEF: première consonne de l’alphabet
Sens premier: énergie
Sens dérivé: ouverture à tous les mondes,
mouvement créateur
Valeur numérique: 1, dynamisme de rassemblement

Elabortion et rédaction: Catherine Lambert
Vision et mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Mot prophétique: Cathy Raeber Grobéty
Relecture et intercession: Hansjörg et Lucienne Wolfer
Sources: Tony Robinson: www.restora5ono6orah.org
Lucas Micciche: www.bethyeshoua.org
Jacques Sobieski: www.bethyeshoua.org
Chris
Le Filet du Maître est une association chrétienne interconfessionnelle qui a pour objectif de tisser un vaste filet d'hommes et de femmes de bonne volonté, unis ensemble, par des relations de cœur à cœur, et désirant servir pour le Royaume de Dieu... Elle a pour but de détecter les dons et les compétences de chacun, Leur apporter une formation théorique et pratique, Leur offrir le moyen de servir en équipe dans les églises, les cellules, et les groupes en connexion avec l'association à laquelle ils font appel pour son savoir-faire.


